| Africatime
Mardi 30 Août 2016
(Reuters 30/08/16)
PARIS - France Terre d'asile s'alarme de la situation des mineurs isolés dans le camp de migrants de Calais, où elle en a recencé 861 fin août, contre 321 en février, une hausse correspondant à celle globale de la population de la "jungle". Majoritairement originaires du Soudan, d'Afghanistan, d'Érythrée et d'Éthiopie, ces mineurs, dont le plus jeune a dix ans, représentent 10% de la population migrante à Calais, précise l'association dans un communiqué. Six-cent vingt-sept vivent dans les camps de la "jungle", 202 sont présents au centre d’accueil provisoire de Calais et 32 sont hébergés au centre pour femmes.
(Le Matin 29/08/16)
Le Kenya, le Ghana, la Tanzanie et l’Éthiopie constituent les dernières étapes de la tournée africaine du pôle «Société civile» du comité de pilotage de la COP 22 entamée le 12 août et qui devra le mener dans d'autres pays du continent. Après l’Ouganda, le Cameroun et l’Afrique du Sud, le pôle «Société civile» du Comité de pilotage de la COP 22, Marrakech du 7 au 18 novembre, s'est rendu au Kenya, au Ghana, en Éthiopie et en Tanzanie pour poursuivre ses contacts avec les ONG de la société civile et les sensibiliser à l'importance de leur implication dans le Sommet mondial sur le climat. «La participation de la société civile africaine à la COP 22 est essentielle pour plusieurs...
(Jeune Afrique 26/08/16)
L’auteur d’"Éthiopie, la révolution hérétique" analyse pour Jeune Afrique la vague de violences qui secoue le pays. Jeune Afrique : La contestation actuelle présente-t-elle une menace d’une ampleur nouvelle pour le régime éthiopien ? René Lefort : Après les élections de 2005, il y avait déjà eu une forte contestation, mais elle était concentrée à Addis-Abeba. La configuration actuelle est inquiétante pour le régime, elle change vraiment la donne. Ensemble, Oromos et Amharas représentent près des deux tiers de la population éthiopienne.
(RFI 25/08/16)
Dans la nuit de mardi à mercredi, l'équipe d'Ethiopie est rentrée à Addis Abeba. Manquait sans surprise l'athlète Feyisa Lilesa. Le marathonien, arrivé deuxième à Rio, avait manifesté son soutien aux manifestants oromos qui protestent contre le régime depuis novembre dernier. L'athlète de 26 ans avait déclaré ne pas vouloir rentrer dans son pays, de peur d'être tué. En Ethiopie, il est vu comme un héros plus par son geste que par sa performance olympique. A Addis Abeba, on évite...
(Le Monde 24/08/16)
« Ah oui, je l’ai vu faire ça. » Tsigue* n’est pas sûre. L’Ethiopian Broadcast Corporation (EBC), l’unique chaîne de télévision nationale, n’a pas montré d’image du marathonien Feyisa Lilesa. Dimanche 21 août, en clôture des Jeux de Rio, le coureur de 26 ans avait franchi la ligne d’arrivée, les bras croisés au-dessus de la tête, comme le font les manifestants Oromos qui défient le pouvoir central d’Addis Abeba depuis un an. « Ça veut dire quoi déjà ? Mais oui, je l’ai vu une fois sur Facebook, poursuit Tsigue. Les fauteurs de troubles, là. Aaaah…
(AFP 22/08/16)
Le gouvernement éthiopien a assuré lundi que Feyisa Lilesa, le marathonien ayant protesté aux Jeux olympiques contre la politique d'Addis Abeba, ne sera pas inquiété s'il rentre dans son pays, a rapporté la radio d'Etat Fana. Dimanche matin, le marathonien avait franchi la ligne d'arrivée en deuxième position avec les bras croisés au-dessus de sa tête, comme s'ils étaient ligotés, un geste utilisé lors de récentes et importantes manifestations anti-gouvernementales violemment réprimées en Ethiopie. Il avait ensuite récidivé lors de la cérémonie de remise des médailles et déclaré en conférence de presse craindre...
(Jeune Afrique 22/08/16)
Son geste restera comme l'un des moments forts des Jeux olympiques de Rio. Médaillé d'argent au marathon lors de la dernière journée des olympiades dimanche 21 août, l’Éthiopien Feyisa Lilesa a franchi la ligne d'arrivée les bras levés et croisés, en signe de soutien avec les victimes de la répression en Éthiopie.Quelques instants après avoir franchi la ligne d’arrivée un peu plus d’une minute après le Kényan Eliud Kipchoge (vainqueur en 2 h 08 min 44 sec), le coureur Éthiopien...
(AFP 20/08/16)
Les manifestations ont pour le moment cessé mais la colère gronde toujours à Bahir Dar, la capitale de la région Amhara dans le nord de l'Ethiopie, qui panse ses plaies après un bain de sang début août. Le mouvement de contestation anti-gouvernementale a donné lieu à une manifestation de grande ampleur dimanche 7 août, au cours de laquelle au moins 30 manifestants ont été tués par les forces de sécurité éthiopiennes, selon un bilan d'Amnesty International. "Je dirais au moins...
(Le Monde 17/08/16)
Minchele avait prévu de s’habiller en noir dimanche 14 août. Il avait entendu dire qu’il y aurait une marche à Baher Dar, sa ville au Nord de l’Ethiopie. Pour rendre hommage aux victimes tombées sous les balles des forces de l’ordre la semaine précédente. Les femmes, les enfants et les vieux devant. Les hommes derrière. Tous vêtus de noir. Mais rien. Pas de marche. Une manifestation ? Encore moins. « Rien. Les gens ont peur », lâche, fataliste, le trentenaire...
(RFI 17/08/16)
Selon un rapport publié cette semaine par l'autorité intergouvernementale pour le développement (Igad) associant huit pays d'Afrique de l'Est, le groupe terroriste islamiste des shebabs représente une menace grandissante pour la corne de l'Afrique. D'après l'étude, le mouvement né en somalie s'est radicalement transformé ces cinq dernières années, suivant une stratégie de développement régional, et profitant des faiblesses de la coopération entre les différents pays qu'il vise. Le développement régional du mouvement des shebabs n'est pas nouveau, mais selon le...
(AFP 16/08/16)
La justice éthiopienne a inculpé 23 réfugiés sud-soudanais accusés d’avoir tué dix Ethiopiens à Gambella (sud) en avril au cours d’affrontements intercommunautaires, a rapporté mardi la station de radio Fana. Des incidents avaient éclaté dans le camp de réfugiés de Jewi, le 21 avril, après un accident de voiture qui avait coûté la vie à deux enfants sud-soudanais de l’ethnie nuer, renversés par le chauffeur éthiopien d’une ONG internationale. En représailles, des réfugiés nuer s’en étaient pris à des Ethiopiens qui travaillaient dans et autour du camp, tuant deux femmes et huit hommes.
(AFP 16/08/16)
Un "déploiement policier massif" a empêché la tenue de nouvelles manifestations de grande ampleur au cours du week-end dans les régions éthiopiennes Oromo et Amhara, en proie à un mouvement de contestation antigouvernementale sans précédent depuis une décennie, a affirmé lundi l'opposition éthiopienne. "La situation est très tendue. L'armée, les forces de police et des policiers en civils sont massivement déployés", a affirmé à l'AFP Beyene Petros, le président de la coalition de partis d'opposition, Medrek. "Ils vont même de...
(RFI 13/08/16)
L’Ethiopienne Tirunesh Dibaba rêvait d’une troisième médaille d’or consécutive sur 10 000m ce vendredi 12 août, un exploit encore jamais réalisé par une femme aux JO. Ce rêve aura finalement été brisé, avec la manière, par une autre Ethiopienne, Almaz Ayana. Cela aurait été du jamais vu. En athlétisme, jamais une femme n’a remporté l’or olympique à trois reprises dans la même discipline. Tirunesh Dibaba a touché cet exploit du doigt. Si l’Ethiopienne de 31 ans s’est alignée sur le 10 000m olympique ce vendredi 12 août, c’était pour entrer dans l’histoire.
(RFI 12/08/16)
La contre-performance de Robel Habte aux Jeux de Rio, qui a terminé bon dernier des séries du 100 mètres nage libre, fait polémique en Ethiopie. Car le nageur amateur, surnommé « Robel the Whale » - Robel la Baleine - en raison de son physique replet, est le fils du président de sa fédération. Avec son ventre bien rebondi à côté de nageurs tout en muscles, Robel Habte est devenu le chouchou du public de Rio. Qu'importe d'avoir terminé un demi-bassin derrière les autres, avec un temps...
(Le Monde 11/08/16)
L’Ethiopie est à la fois une puissance en devenir et l’une des pires cocottes-minute du continent africain. La pression, dans l’immédiat, ne cesse d’y monter. Va-t-on vers l’explosion ? Le danger est là, et il a été soigneusement sous-estimé jusqu’ici par les observateurs, fascinés par les plans de développement économique élaborés par l’ex-premier ministre, Meles Zenawi, mort en 2012, dont le but était de bâtir dans le second pays le plus peuplé d’Afrique un nouvel « atelier du monde », une nation prospère industrialisée.
(RFI 11/08/16)
D’ici dix ans, l’Ethiopie entend passer un cran en matière d’industrialisation. Déjà bénéficiaire des accords douaniers de l’Agoa qui détaxent les marchandises exportées vers les Etats-Unis depuis certains pays africains, l’Ethiopie offre aux entreprises étrangères une seconde salve d’avantages, en créant des parcs industriels qui seront aussi des zones franches. Addis Abeba commence à attirer déjà des géants majoritairement asiatiques du secteur de l’habillement. Si les retombées sur la population restent minimes, l’Ethiopie mise sur l’exportation, avec pour objectif de...
(AFP 11/08/16)
La contre-performance de Robel Habte, bon dernier des séries du 100 mètres nage libre, alimente la polémique sur les réseaux sociaux jeudi en Ethiopie, où le nageur amateur, fils du président de sa fédération, est soupçonné d'avoir bénéficié de favoritisme pour participer aux Jeux de Rio. Surnommé "Robel la baleine" en raison de son physique replet, le nageur éthiopien de 1,79m pour 81 kg était pourtant immédiatement devenu la coqueluche du public de Rio après avoir terminé mardi sa course...
(RFI 10/08/16)
Le gouvernement éthiopien est dans la tourmente. Les manifestations des 6 et 7 août derniers, durement réprimées, témoignent, en effet, d'un vent de contestation sans précédent contre le Front démocratique révolutionnaire (EPRDF), le parti au pouvoir, déjà affaibli par la disparition de son leader historique Meles Zenawi en 2012. Pour les connaisseurs de la société éthiopienne, c'est la crise la plus grave que traverse le régime actuel. Celle-ci débute dans la région Oromia en novembre 2015 lorsque les autorités annoncent un nouveau plan de développement...
(AFP 09/08/16)
Alors que l'Éthiopie est en proie à une vague de manifestations antigouvernementales sans précédent depuis une décennie, analystes et diplomates craignent que cet allié crucial contre le terrorisme dans la Corne de l'Afrique ne s'enfonce dans "une zone d'extrêmes turbulences". Le mouvement de protestation qui a commencé en région oromo (centre et ouest) au mois de novembre, et qui s'est étendu depuis quelques semaines à la région amhara (nord), a vu pour la première fois des manifestations se dérouler samedi et dimanche simultanément dans les deux régions, ainsi que dans la capitale Addis Abeba.
(RFI 09/08/16)
Les forces de sécurité éthiopiennes ont brutalement réprimé les manifestations antigouvernementales du week-end, tuant par balle plusieurs dizaines de personnes dans les régions Oromo et Amhara, les deux principales ethnies du pays. L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International fait état lundi 8 août de près de 100 morts et plusieurs centaines de blessés. L'ampleur des manifestations du week-end du 6 et 7 août et le bilan humain très lourd commencent seulement à émerger en Ethiopie. Des rassemblements...

Pages