Lundi 21 Août 2017

Près de 5.000 Ethiopiens devant le juge suite aux manifestations de l’année dernière

Près de 5.000 Ethiopiens devant le juge suite aux manifestations de l’année dernière
(APA 30/03/17)

Quelque 5 000 personnes suspectées d’être impliquées dans les troubles qui ont secoué les principales villes éthiopiennes l'année dernière, seront jugées, a annoncé la commission d'enquête mise en place pour élucider cette affaire.

La Commission a annoncé mardi que 26.130 personnes avaient été détenues dans les États d'Oromia, d'Amhara et de SNNP, ainsi que la capitale, Addis-Abeba, dans le cadre de l'Etat d'urgence décrété il y a six mois et qui doit expirer le 5 avril prochain.

20.659 des détenus ont été relâchés après avoir subi « une formation civique » tandis que 475 d’entre eux ont été libérés en raison de leur âge ou de leur état de santé.

« Les 4.996 personnes restantes devront par contre faire face à la justice » a indiqué le rapport qui a été présenté aux 547 membres du Parlement éthiopien.

L'Éthiopie a décrété un Etat d'urgence devant durer six mois, le 8 octobre dernier après que des dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans les rues des grandes villes pour exiger la démission du gouvernement en place.

Les manifestants déploraient le fait que les Tigréens, une ethnie pourtant minoritaire ont, pendant longtemps, contrôlé le pouvoir politique et l’économie du pays, au détriment des groupes ethniques comme les Oromos et Amharas, qui représentent 60% de la population éthiopienne estimée à plus de 90 millions d’habitants.

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