Lundi 11 Décembre 2017

« Cela n'a simplement pas de sens, que des processus de gouvernance en Afrique soient financés par des bailleurs de fonds étrangers » (CEA)

« Cela n'a simplement pas de sens, que des processus de gouvernance en Afrique soient financés par des bailleurs de fonds étrangers » (CEA)
(Agence Ecofin 04/12/17)

Les pays africains devraient financer par eux même la mise en place d'une bonne gouvernance au service de leurs transformations structurelles, a confié à l'Agence Ecofin, Abdalla Hamdok (photo), en marge de la 27ème conférence économique africaine, qui s'est ouvert à Addis Abeba (Ethiopie) ce 4 décembre 2017.

« C'est vrai, c'est très cher de financer la gouvernance, si on prend seulement le coût des élections à un milliard $ dans un pays comme la République Démocratique du Congo. Mais cela n'a simplement pas de sens, que des processus de gouvernance en Afrique soient financés par des bailleurs de fonds étrangers », a fait savoir celui qui est actuellement le Secrétaire Exécutif Adjoint de la Commission Economique pour l'Afrique.

Toujours selon M. Hamdok, la bonne perception des investissements dans le cadre de la gouvernance ne devrait pas seulement se faire sous le prisme des actions entreprises, mais aussi sur la perception des impacts qu'on peut relever. Ce point de vue a été repris par Lamin Momoudou Manneh qui a relevé que l'investissement dans la gouvernance doit être permanent et qu'il n'existe pas de standard final en la matière.

Le poids de la gouvernance dans la transformation structurelle de l'Afrique n'est pas perçu de la même manière par tous les experts. Celestin Monga, un des vice-présidents de la Banque Africaine de Développement, a fait savoir, pour sa part, que la bonne gouvernance et la transformation structurelle sont les deux faces d'une même monnaie, et que l'une ne peut aller sans l'autre.

Idriss Linge, depuis Addis Abeba

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