Lundi 20 Novembre 2017

Barrage éthiopien sur le Nil : polémique subsiste toujours entre les trois pays riverains

Barrage éthiopien sur le Nil : polémique subsiste toujours entre les trois pays riverains
(APA 14/11/17)
De gauche à droite, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le président soudanais Omar el-Béchir et le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn. Khartoum, lundi 23 mars 2015.

APA - Addis-Abeba (Ethiopie) - La réalisation du Grand barrage de la renaissance éthiopienne (GERD), un projet que le Caire craint de voir réduire sa part des eaux vitales du Nil, continue de susciter une vive polémique entre les trois pays riverains que sont L’Ethiopie, l’Egypte et le Soudan, a -t-on constaté.

Le désaccord a refait jour au sortir de la septième réunion conjointe des ministres de l’Hydraulique des trois pays riverains, tenue les 11 et 12 novembre 2017 au Caire, en Egypte.

La réunion était une continuation des travaux organisés le 18 octobre 2017 à Addis-Abeba, pour discuter et parvenir à un accord sur l’ordre du jour qui n’avait pas été épuisé, a indiqué un communiqué de presse publié par le ministère éthiopien de l’hydraulique, de l’irrigation et de l’électricité.

Le refus répété de l’Egypte d’accepter la recommandation de ratifier le projet de rapport de démarrage et les commentaires faits par les trois pays pour les cabinets de consultants ont été les principales raisons du retard de l’étude sur le barrage, selon le même rapport.

Le Panel international d’experts chargé de faire un rapport sur l’impact du barrage de la renaissance éthiopienne (GERD) a déjà remis ses conclusions aux gouvernements éthiopien, soudanais et égyptien.

Le panel a produit un long rapport, détaillé et technique après avoir vu toute la documentation pour la conception, la construction et les études connexes, rganisé six réunions et effectué quatre visites sur le site du barrage.

Il a soumis un rapport final fondé sur un consensus et signé par les dix membres du groupe.

Il convient de rappeler que les trois pays ont mis en place un Comité national tripartite chargé de suivre les deux études recommandées par le Panel international d’experts (IPoE), a indiqué le ministère.

Malgré l’absence de consensus lors de la réunion du Caire, les ministres de l’Hydraulique des trois pays ont fait part de leur engagement à aller de l’avant et à poursuivre leurs réunions.

Ensemble, ils ont visité le site du projet du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) le 17 octobre 2017.

Dans l’espoir de renforcer le niveau de transparence existant et, à en retour, renforcer la confiance entre les trois pays en ce qui concerne le barrage, l’Ethiopie leur a facilité la visite.

Une fois achevé, le GERD sera le plus grand barrage d’Afrique, avec une capacité de production de 6.450 mégawatts. Il est en cours de construction pour un coût estimé à 4,7 milliards de dollars.

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