Mardi 25 Juillet 2017
(Africa News Agency 04/07/16)
L’Union Africaine semble acculée dans le dossier des violations des droits humains en Érythrée. Tout en dénonçant les abus et crimes contre l’humanité commis par l‘Érythrée contre ses propres habitants,le Conseil des droits de l’homme de l’ONU dans une récente résolution invite l’Union africaine , de concert avec la communauté internationale à ouvrir une enquête sur les crimes allégués et à poursuivre les responsables érythréens en justice. Cette résolution préparée par la Somalie et l’Ethiopie s’appuie sur les résultats d’une commission d’enquête de l’ONU qui a rendu public ses résultats le 8 juin dernier. Asmara est en substance accusé de crimes systématiques contre l’humanité, ces 25 dernières années.
(RFI 04/07/16)
A la clôture de sa 32e session, le Conseil des droits de l'homme a adopté vendredi 1er juillet une résolution ferme contre l’Erythrée, accusée de crimes contre l'humanité contre sa propre population par une commission d'enquête de l'ONU. Comme à leur habitude, la Russie, la Chine, Cuba, la Bolivie et l'Equateur ont émis des réserves, hostiles par principe à ce qu'ils appellent la « politisation des droits de l'homme ». Mais ils n'ont pas bloqué l'adoption du texte. La résolution suit les recommandations des enquêteurs, qui exprimaient le vœu de voir jugés les responsables érythréens. Deux semaines d'âpres négociations et, à la fin, un coup de tonnerre pour l'Erythrée. Jusqu'à la dernière minute, le pays de la Corne de l’Afrique...
(AFP 01/07/16)
Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a dénoncé vendredi les abus et crimes contre l'humanité commis par le gouvernement érythréen et demandé à l'Union africaine "de poursuivre les responsables en justice". Dans une résolution proposée par la Somalie et Djibouti et adoptée à Genève par consensus par les 47 Etats membres du Conseil, ce dernier a condamné "avec la plus grande fermeté les violations systématiques, généralisées et flagrantes des droits de l'homme qui ont été dénoncées et qui ont été et sont commises par le gouvernement érythréen dans un climat d'impunité généralisée". Le texte souligne que la Commission d'enquête...
(L'Equipe 01/07/16)
L'an dernier, l'Érythréen Daniel Teklehaimanot, maillot à pois pendant quatre jours, avait été un des héros du Tour. Juste avant le départ de la Grande Boucle, nous l'avons accompagné dans son pays, réputé l'un des plus fermés au monde. La nuit s’est emparée d’Asmara. Froide et ventée. Ici, à près de 2 400 mètres d’altitude, les écarts de température avec la journée sont très marqués. Devant l’aéroport, quelques groupes de personnes emmitouflées attendent la sortie du dernier vol de la soirée, en provenance de Doha (Qatar). La capitale de l’Érythrée, aussi reliée au Caire et à Istanbul, vit au rythme des départs et des retours de ses expatriés et des rares étrangers qui ont réussi à obtenir un visa. Un...
(AFP 30/06/16)
Les autorités érythréennes dénoncent la main basse des Nations Unies dans un éventuel conflit qui pourrait éclater entre l‘Érythrée et l‘Éthiopie. C’est le cri d’alarme de l’ambassadrice de ce pays en France. Hanon Simon se dit frustrée du rapport publié le 8 juin dernier contre son gouvernement. En effet, le rapport de la commission d’enquête de l’ONU recommande la saisie de la CPI entre autre pour des motifs comme l’esclavage, l’emprisonnement, la disparition depuis 1991. Un rapport à charge et vide selon l’ambassadrice qui n’a pour seul objectif que d’entretenir une nouvelle guerre entre les frères ennemis. Pour elle, ce rapport accablant pourrait servir les intérêts éthiopiens. Hanna Simon dénonce un rapport qui veut mettre en cause l’indépendance durement acquise...
(Libération 30/06/16)
L’ambassadrice d’Erythrée à Paris n’est pas contente. Son premier grief concerne le rapport de l’ONU rendu public le 8 juin à Genève, qui accuse son pays de crimes contre l’humanité. Mais plusieurs reportages tournés sur place ces derniers mois par des télévisions françaises suscitent aussi sa colère. Mardi après-midi, Hanna Simon a donc convoqué une conférence de presse - dont Libération a eu vent, paradoxalement, par le tweet d’un journaliste opposant au régime. Pour Hanna Simon, son «petit pays de 6 millions d’habitants» doit se défendre d’une double attaque. D’abord celle de l’Ethiopie, son puissant voisin, dont l’Erythrée s’est séparé en 1991 à l’issue d’une guerre civile sanglante. Addis-Abeba est régulièrement accusé par Asmara, capitale de l’Erythrée, de vouloir renverser...
(Le Monde 28/06/16)
Dimanche 3 avril dans une rue fréquentée d’Asmara, capitale de l’Erythrée, des militaires ouvrent le feu sur des conscrits qui tentent de s’échapper d’un camion de l’armée. Caché dans la foule, un homme enregistre la scène avec son téléphone portable. Dans ce pays, dont le régime est considéré comme l’un des plus répressifs au monde et dont un rapport de l’ONU, publié mercredi 8 juin, affirme que des crimes contre l’humanité y sont perpétrés depuis vingt-cinq ans, le document n’aurait absolument aucune chance d’être diffusé. Pourtant, il l’a été. Si l’enregistrement sonore de ce drame, qui a fait deux morts et onze blessés, selon le ministre de l’information (resté silencieux plusieurs jours après sa diffusion sur les ondes), a permis...
(Africa News Agency 28/06/16)
Le rapport de la commission d’enquête de l’ONU sur l’Erythrée était présenté à l’assemblée plénière du Conseil des droits de l’homme, à Genève, mardi. Les conclusions de ce rapport, rendu public le 8 juin stipulait que des crimes contre l’humanité étaient commis dans le pays depuis 25 ans et recommandaient la saisine du Conseil de sécurité de l’ONU, qui est la seule instance habilitée à saisir la Cour pénale internationale. Le rapport indique que des crimes d’esclavage, de disparitions forcées, de torture, de persécution, de viol, d’assassinat et d’autres actes inhumains avaient été commis dans le cadre d’une campagne visant à instaurer la peur et finalement contrôler la population civile érythréenne depuis que les autorités ont pris le contrôle du...
(Le Monde 28/06/16)
Mohammed-Ali n’a pas pleuré le jour du départ pour Sawa. Il a vu pourtant les mères secouées de sanglots et entendu les gémissements des pères quand a sonné l’heure. Mais le jeune Erythréen est monté sans une larme dans le bus en compagnie de ses camarades, filles et garçons silencieux qui, comme lui, prenaient le chemin du nord-ouest du pays. Par la vitre, il a regardé s’éloigner la blancheur des maisons du port de Massawa, sa ville natale, et le scintillement de la mer Rouge. Du haut de ses 22 ans, il se disait en ce mois de juillet 2007 qu’il lui fallait « en passer par là » pour « servir sa patrie et épargner sa famille ». Comme...
(Le Monde 22/06/16)
Menacé d’une reprise de la guerre avec le voisin et ennemi éthiopien après les récents affrontements meurtriers à la frontière, accusé de « crimes contre l’humanité » par une commission d’enquête des Nations unies : le régime érythréen n’a pas beaucoup d’amis sur la scène internationale, mais sait encore mobiliser ses soutiens. A Genève, mardi 21 juin, des milliers de membres de la diaspora érythréenne ont déferlé devant le siège local des Nations unies avant que le Conseil des droits de l’homme de l’ONU n’aborde dans l’après-midi la situation dans ce pays de la Corne de l’Afrique.
(Le Monde 22/06/16)
L’Erythrée va-t-elle faire l’objet de nouvelles sanctions des Nations unies ? Ses dirigeants seront-ils soumis à une procédure devant la Cour pénale internationale ? Ces questions ont été débattues mardi 21 juin, à Genève, devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Des discussions qui doivent se poursuivre et ont été suscitées par la remise du second rapport de la commission d’enquête des Nations unies sur ce pays qui accuse directement Asmara de commettre depuis vingt-cinq ans des « crimes contre l’humanité » envers son propre peuple. Entretien avec Mike Smith, le président de cette commission d’enquête. Comment analysez-vous les critiques de plusieurs pays comme la Chine, le Venezuela ou la Biélorussie sur les conclusions de votre rapport ?...
(Africa News Agency 22/06/16)
L‘Éthiopie envisage une guerre d’envergure contre l‘Érythrée. C’est du moins, l’avis d’un fonctionnaire érythréen qui défendait son pays, mardi, au Conseil de sécurité de l’ONU, face aux allégations de crimes contre l’humanité. “En ce moment même, l‘Éthiopie se prépare pour une offensive militaire plus grande et à grande échelle”, a déclaré Yemane Ghebreab, conseiller à la présidence érythréenne, à la tribune des Nations-Unies. Il répondait aux accusations, contre son pays, de crimes contre l’humanité, torture, viol et assassinats durant ces 25 dernières années. L‘Éthiopie, en réponse, a déclaré n’avoir pas à discuter sur les détails des affrontements entre les troupes sur le terrain. Le pays a tout de même averti d’une riposte en cas d’une éventuelle attaque. “Nous sommes capables...
(Amnesty International 22/06/16)
La confirmation par le ministre érythréen des Affaires étrangères du fait que tous les représentants politiques et journalistes arrêtés de façon arbitraire en 2001 sont vivants est une excellente nouvelle, mais ces personnes doivent à présent être libérées immédiatement et sans condition, a déclaré Amnesty International. Le 20 juin, dans une interview diffusée sur les ondes de Radio France Internationale (RFI), le ministre des Affaires étrangères, Osman Saleh, a qualifié ces détenus de prisonniers politiques et déclaré qu'« ils sont tous vivants » et qu'ils seront jugés « quand le gouvernement le décidera ». Amnesty International considère ces 21 personnes comme des prisonniers d'opinion et mène campagne pour obtenir leur libération depuis leur arrestation, il y a 15 ans. C’est...
(AFP 21/06/16)
Plusieurs centaines de demandeurs d'asile érythréens en Israël ont manifesté mardi près de Tel-Aviv leur soutien à la commission d'enquête de l'ONU sur les violations des droits de l'Homme commises par le régime érythréen, l'un des plus répressifs au monde. "Dictateur dehors", "Vive Genève", ont crié les manifestants, poing levé et casquettes bleues à l'effigie de l'ONU sur la tête, lors d'un rassemblement dans le calme à Ramat Gan près de Tel-Aviv au pied de la tour abritant la représentation de l'Union Européenne, une institution sur laquelle ils comptent pour soutenir leurs demandes d'asile, a constaté une journaliste de l'AFP. La Commission d'enquête sur les violations des droits de l'homme en Erythrée, mise en place en 2014 par l'ONU, a...
(RFI 21/06/16)
Le rapport de la Commission d'enquête sur l'Erythrée doit être officiellement présenté ce mardi devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève. Ce rapport, rendu public le 8 juin, accuse les dirigeants érythréens de crimes contre l'humanité, crimes qui auraient lieu dans le pays depuis son indépendance, en 1991. Retour sur ce rapport avec l'ancien ambassadeur australien et président de la Commission d'enquête, Mike Smith qui répond aux questions de Léonard Vincent. RFI : Pourquoi une résolution forte du Conseil des droits de l'homme pourrait aider à améliorer la situation des droits de l'homme dans le pays ? Mike Smith : Nous souhaitons certainement l'adoption d'un résolution forte, et d'abord parce qu'une résolution forte devra inclure une...
(RFI 20/06/16)
C'est un exode massif et continu depuis plusieurs années. Une partie de la population d'Erythrée a déjà fui son pays qui est avec le Nigeria le premier pourvoyeur de réfugiés en Europe. Beaucoup sont ceux qui meurent sur le chemin. Le gouvernement érythréen parle rarement aux médias étrangers. En visite à Paris, le ministre érythréen des Affaires étrangères a répondu aux questions de RFI. Il s'exprime aussi sur les accusations de crimes contre l'humanité formulées par l'ONU, sur les prisonniers politiques du pays et sur les récents accrochages à la frontière avec l'Ethiopie.
(RFI 20/06/16)
A l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés, ce lundi 20 juin 2016, focus sur le rôle de Médecins sans frontières auprès des réfugiés érythréens. L'ONG vient en aide à plusieurs dizaines de milliers d'entre eux, dans plusieurs camps du nord de l'Ethiopie. Certains sont là depuis des années, et des milliers d'autres arrivent encore chaque mois, fuyant le régime répressif d'Asmara, l'un des plus fermés du monde. Ils ont traversé la frontière de nuit et sans bagages, pour la plupart. Parmi eux, certains n'ont pas réussi à gagner l'Europe, alors qu'ils ont arpenté une route périlleuse à travers le Soudan, l'Egypte ou la Libye, pour tenter d'y arriver. Certains ont échappé aux trafics humains, organisés par des passeurs violents...
(RFI 18/06/16)
Plus de 15 ans après la fin de la guerre, les armées de l'Éthiopie et de l'Érythrée se retrouvent à nouveau face à face. Le week-end dernier, leurs soldats ont échangé des tirs d'artillerie lourde le long de leur frontière. L'origine de l'accrochage est incertaine, mais il semble que la fuite d'un groupe de conscrits de l'armée érythréenne vers l'Éthiopie soit la cause de ce regain de tension. Comment analyser la situation ? C'est ce que François Mazet demande à Marc Lavergne, directeur de recherche au CNRS, spécialiste du Moyen-Orient et de la Corne de l'Afrique.
(RFI 17/06/16)
En Italie, le jeune Erythréen accusé d'être le chef de l'un des principaux réseaux de trafiquants de migrants en Méditerranée est maintenu en détention à la demande du parquet du Palerme. Au moment de son arrestation au Soudan, début juin, les autorités l'avaient présenté comme étant Medhanie Merid, responsable de plusieurs naufrages meurtriers. Problème : le jeune homme, qui porte le même prénom que l'homme recherché, clame son innocence, une innocence clamée aussi par de nombreux amis et des membres de sa famille.
(AFP 16/06/16)
L'Erythrée a affirmé jeudi avoir tué "plus de 200" soldats éthiopiens dans des combats à leur frontière dimanche, sans faire état du nombre de victimes dans ses rangs. "Plus de 200 soldats du TPLF (le Front de libération du peuple du Tigré, au pouvoir à Addis Abeba, ndlr) ont été tués et plus de 300 blessés", a assuré dans un communiqué le ministère érythréen de l'Information, en parlant d'"estimations basses". Ce communiqué ne fait pas mention du nombre de victimes érythréennes, ni n'évoque d'éventuels prisonniers de guerre. L'Ethiopie n'a pas immédiatement réagi à cette annonce et n'a encore fourni aucun bilan.

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