| Africatime
Lundi 27 Mars 2017
(Le Monde 15/06/16)
Faut-il craindre une reprise des combats entre l’Ethiopie et l’Erythrée ? La question se pose sérieusement depuis que les autorités d’Asmara ont accusé, dimanche 12 juin, Addis-Abeba d’avoir perpétré une attaque à la frontière sud de l’Erythrée. L’Ethiopie a affirmé de son côté que les forces positionnées à la frontière n’avaient fait que se défendre et lancer une contre-offensive. Qui est l’agresseur ? Qui est l’agressé ? La situation reste floue pour le moment. Cette attaque pourrait être la plus violente depuis la fin des hostilités entre les deux nations en 2000. De quoi raviver le souvenir de guerres dévastatrices qui ont opposé Asmara et Addis-Abeba. Relations hostiles et paranoïaques L’Ethiopie et l’Erythrée sont des « frères ennemis ». Frères,...
(Organisation de la Presse Africaine 15/06/16)
Q - Quelle est votre réaction devant les combats qui se déroulent entre l'Éthiopie et l'Érythrée ? R - La France est préoccupée par la dégradation de la situation à la frontière entre l'Éthiopie et l'Érythrée. Nous appelons l'Éthiopie et l'Érythrée à faire preuve de retenue et à régler leurs différends par le dialogue. Cela contribuerait à consolider la situation globale dans la corne de l'Afrique.
(Radio Vatican 15/06/16)
Lundi 13 juin 2016, l'Érythrée et l'Éthiopie se sont reprochés une attaque à Tsorona, petite zone frontalière très disputée par les deux pays. Cet incident traduit des tensions qui durent depuis plusieurs mois, Asmara et Addis Abeba ne cessant de s’accuser mutuellement d’attaquer la frontière. Selon les autorités éthiopiennes, ces combats frontaliers ont fait un nombre «important» de victimes et seraient les plus graves constatés ces dernières années entre ces deux pays. Le lendemain, l'Éthiopie a mis en garde l'Érythrée contre le risque d’une «guerre totale». Le porte-parole de la diplomatie américaine a appelé les deux parties «à la retenue et à amorcer un dialogue politique». Cette animosité ne date pas d’hier. Depuis 1991 et l’indépendance de l'Érythrée, les conflits...
(AFP 14/06/16)
L’Ethiopie a prévenu mardi son voisin érythréen, auquel de violents combats l'ont opposée dimanche à leur frontière, que de son "attitude" dépendrait le déclenchement ou non d'une "guerre totale". "Nous avons la capacité de mener une guerre totale contre l’Erythrée, mais nous ne voulons pas le faire", a affirmé mardi le porte-parole du gouvernement éthiopien, Getachew Reda, lors d’une conférence de presse à Addis-Abeba. "Une guerre dépendra de l’attitude d'Asmara", a-t-il ajouté. "J’espère qu’ils ne répèteront pas l’erreur de nous entraîner dans une guerre ouverte". Selon le porte-parole, l’armée éthiopienne a voulu mettre fin à une série de...
(RFI 14/06/16)
Des affrontements ont éclaté, ce week-end, entre les armées éthiopienne et érythréenne, le long de la frontière entre les deux pays. Cette frontière est régulièrement le théâtre d'accrochages entre les deux pays qui se sont livrés une guerre dévastatrice dans la région, entre 1998 et 2000. Mais cette fois, les combats ont été les plus durs enregistrés depuis la fin du conflit, même si le déroulement exact des événements n'est pas encore très clair. Difficile encore de décrire avec certitude ce qui s'est vraiment déroulé, ces derniers jours, dans le Tigré, cette région frontalière sous haute tension où deux armées rivales se font face depuis maintenant plus de quinze ans. Après une journée de rumeurs alarmistes sur la reprise de...
(AFP 13/06/16)
Les combats frontaliers qui opposent depuis dimanche l'Ethiopie à l'Erythrée ont fait un nombre "important" de victimes dans les deux camps, a annoncé lundi à l'AFP le porte-parole du gouvernement éthiopien. "Il y a eu un nombre important de victimes des deux côtés, mais plus dans le camp érythréen", a affirmé le porte-parole, Getachew Reda, reprochant à l'Erythrée d'avoir ouvert les hostilités. L'Erythrée avait elle-même accusé l'Ethiopie de l'avoir attaquée dimanche "sur le front de Tsorona", à la frontière entre les deux pays.
(AFP 13/06/16)
L'Erythrée a accusé lundi l'Ethiopie, à laquelle l'a opposé un conflit meurtrier entre 1998 et 2000, d'une attaque à sa frontière, mais Addis Abeba a affirmé ne pas avoir eu connaissance de ces combats. L'Ethiopie "a déclenché une attaque contre l'Érythrée sur le front de Tsorona", dimanche, a précisé le ministère érythréen de l'Information dans un communiqué. "A notre connaissance, il n'y a pas d'affrontements", a de son côté annoncé le porte-parole du gouvernement...
(RFI 13/06/16)
Que se passe-t-il à la frontière entre l'Erythrée et l'Ethiopie ? Le gouvernement d'Asmara accuse Addis-Abeba d'avoir déclenché une attaque sur le front de Tsorona. Cette frontière est régulièrement le théâtre d'accrochages entre les deux voisins. Deux ennemis qui se sont livré une guerre dévastatrice dans la région entre 1998 et 2000. Il est encore difficile de voir clair dans ce qui s'est vraiment déroulé ces derniers jours dans le Tigré, cette région frontalière sous haute tension où les deux armées rivales se font face depuis plus de quinze ans. Dimanche soir, le gouvernement érythréen a affirmé avoir été victime d'une attaque-surprise de l'Ethiopie, tôt le matin. Une version contestée par le ministre éthiopien de l'Information, qui après 24 heures...
(Le Monde 13/06/16)
« Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde », écrivait Albert Camus. La Commission d’enquête des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en Erythrée a donc établi, mercredi 8 juin, que « des crimes contre l’humanité » sont commis à l’encontre de la population érythréenne par son propre gouvernement. Cette conclusion confirme les nombreux rapports des ONG, les témoignages des réfugiés en fuite de ce pays par centaines de milliers depuis l’indépendance de 1991 et, surtout, la dérive politique qui porte un nom bien connu des plus vieux Européens : le totalitarisme. Une population exsangue Le totalitarisme érythréen est plus dégradé que les archétypes nazi et stalinien, mais il présente ce même visage...
(Dw-World 13/06/16)
Cette semaine, les éditorialites reviennent entre autres sur le travail d'une commission d'enquête de l'ONU, qui accuse l'Erythrée de crimes contre l'humanité à grande échelle. Voilà un régime qui terrorise sa propre population: titre le journal Tageszeitung. Selon le quotidien, le régime d'Asmara est responsable de crimes graves contre l'humanité. La torture et les exécutions extra-judiciaires revélées dans le rapport de la commission de l'Onu sont suffisantes selon die Taz pour traduire leurs auteurs devant la justice internationale, la CPI notamment. Toujours selon die Taz, la commission d'enquête de l'onu - qui n'a jamais été autorisée par le régime à se rendre en Erythrée a pu, en revanche, interroger 833 érythréens vivant en exil. Les enquêteurs onusiens ont par ailleurs...
(Autre média 13/06/16)
WASHINGTON | Sur ces bateaux surchargés de migrants, de réfugiés que l’on voit tentant de rejoindre les côtes d’Italie ou de Grèce, il y a des Syriens, on s’en doute, et des Afghans, on comprend pourquoi. On ignore toutefois qu’un très grand nombre vient d’un petit morceau de la corne de l’Afrique, l’Érythrée. En fait, l’année dernière, plus de citoyens de ce petit État secret ont fui vers l’Europe que de tout autre pays africain. La crise des migrants érythréens ne date pas des dernières années. J’ai eu mon premier contact avec eux il y a trente-cinq ans. Pas les mêmes désespérés, bien sûr, mais tout de même des hommes sur le chemin de l’exil. En pause scolaire, entre le...
(RFI 13/06/16)
Des combats ont éclaté ce dimanche 12 juin à la frontière entre l'Erythrée et l'Ethiopie. C'est du moins ce qu'a affirmé le gouvernement érythréen dans la soirée, disant avoir été attaqué par l'Ethiopie, mais sans apporter beaucoup de précision sur l'ampleur ou les raisons des violences. Après une journée de silence, c'est l'Erythrée qui a confirmé l'information en premier. Dans un très bref communiqué publié tard dans la soirée de dimanche par le ministère de l'Information, le gouvernement d'Asmara affirme que l'Ethiopie a « lancé une attaque contre l'Erythrée sur le front de Tsorona ». Tsorona est l'un des villages disputés de la frontière entre les deux pays où les accrochages sont fréquents depuis des années. Le gouvernement érythréen ajoute...
(AFP 10/06/16)
Un Erythréen arrêté au Soudan et extradé vers l'Italie a nié vendredi devant la justice italienne être l'homme soupçonné de diriger un des principaux réseaux de trafic de migrants en Méditerranée, a rapporté son avocat. "Mon client a répondu à toutes les questions des magistrats. Il a nié être l'homme recherché et il a également nié être lié d'une quelconque manière à un réseau de passeurs", a déclaré à l'AFP Me Michele Calantropo. Mercredi, les autorités italiennes, soudanaises et britanniques avaient annoncé que Mered Medhanie, un Erythréen de 35 ans présenté comme le "général" d'un réseau de passeurs agissant "avec un mépris absolu de la vie humaine" avait été arrêté fin mai à Khartoum et extradé lundi vers l'Italie. Mais...
(RFI 09/06/16)
La commission d'enquête de l'ONU sur les droits de l'homme en Erythrée a publié ce mercredi 8 juin son deuxième rapport annuel. Son contenu est explosif : la commission estime que le pays s'est rendu coupable de crimes contre l'humanité « dans le cadre d'une campagne systématique et à grande échelle contre la population civile depuis 1991 ». Des prisons secrètes où se pratiquent des formes sophistiquées de torture, le travail forcé pour une grande partie de la jeunesse, des milliers de disparus, une terreur générale... La description de l'Erythrée faite par le président de la commission d'enquête, Mike Smith, est glaçante. Elle montre un pays gouverné par la peur, sans loi et sans recours pour des citoyens qui, souligne-t-il,...
(Le Monde 09/06/16)
Il y a un an, la Commission d’enquête des Nations unies sur les droits humains en Erythrée faisait montre d’une certaine prudence dans les conclusions de son premier rapport, considérant que les violations dénoncées « pourraient constituer des crimes contre l’humanité ». Dans leur second rapport, publié mercredi 8 juin, les trois enquêteurs, mandatés par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, sont plus accusateurs et évacuent l’emploi du conditionnel. Selon eux, « la Commission a de bonnes raisons de croire que des crimes contre l’humanité, tels que l’esclavage, l’emprisonnement, la disparition forcée, la torture, la persécution, le viol, le meurtre et d’autres actes inhumains ont été commis en Erythrée depuis 1991 », date à laquelle ce pays de...
(Agence Ecofin 09/06/16)
La compagnie minière Nevsun Resources qui opère sur la mine de cuivre et de zinc Bisha, en Erythrée, a démarré l’exploitation de minerai à ses usines de traitement et prévoit d’atteindre l’étape de production commerciale avant la fin du mois de septembre. La société a, en effet, terminé la construction de sa nouvelle usine de flottation de zinc, dans le cadre de son projet d’expansion, dans le délai prévu et en deçà du budget initial estimé. Elle a déclaré que la nouvelle usine combinée à l’ancienne usine de flottation de cuivre lui permettra de produire, en moyenne, plus de 100 000 tonnes de zinc et 20 000 tonnes de cuivre par an, pour la durée de vie restante de la...
(24 Heures.ch 09/06/16)
Drapée dans son isolement, l’ancienne colonie italienne voit ses jeunes fuir par milliers. Pourquoi Asmara, la capitale de l’Erythrée, est-elle à la fois familière et déconcertante? Familière, avec ses avenues bien alignées, ses maisons ocre aux vastes jardins, ses cafés avec terrasse, où l’on sert des cappuccinos, des latte macchiato, des pâtisseries et des glaces multicolores. Familière aussi avec ces jeunes qui déambulent, se retrouvent dans des cafés Internet, partagent à la tombée du jour une bière «Asmara» bien fraîche… Mosquées, cathédrale, églises chrétiennes ou orthodoxes, les édifices religieux parsèment la ville, aussi fréquentés les uns que les autres. Peau dorée, traits réguliers, allure altière et sourires généreux, les habitants de la capitale ont le charme des Italiens du Sud...
(AFP 08/06/16)
Viol, castration, noyades... La quinzaine de témoignages publiés par la Commission d'enquête de l'ONU sur l’Érythrée livrent une vision terrifiante de la situation des droits de l'Homme dans ce petit pays de la Corne de l'Afrique. En voici quelques exemples : - Un témoin qui a réussi à s'enfuir d'une prison en 2015 a raconté à la Commission d'enquête qu'il avait été placé en détention après avoir demandé à être relevé de ses obligations militaires. "Il n'y a pas de guerre et en...
(AFP 08/06/16)
Quelque "300.000 à 400.000" personnes en Erythrée sont "des esclaves" du fait du service militaire illimité, a affirmé mercredi à Genève Mike Smith, président de la Commission d'enquête sur l’Erythrée du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. La Commission, dont le deuxième rapport a été publié mercredi, dénonce notamment la durée illimitée du service militaire ou du service national. "Les responsables érythréens exercent ainsi un droit de propriété sur les citoyens érythréens", indique ce rapport, qui ajoute qu'il "y a de bonnes raisons de croire que les responsables érythréens ont commis le crime d'esclavage, un crime contre l'humanité, de manière systématique et persistante depuis 2002". "Très peu d’Érythréens sont libérés de leurs obligations de service militaire", a fait valoir...
(AFP 08/06/16)
Des crimes contre l'humanité ont été commis en Erythrée depuis 1991, année où le pays a gagné sa guerre d'indépendance, selon le deuxième rapport de la Commission d'enquête sur les violations des droits de l'homme en Erythrée, publié mercredi à Genève. Cette Commission, mise en place en 2014 par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, écrit notamment qu'elle "a de bonnes raisons de croire que des crimes contre l'humanité, tels que l'esclavage, l'emprisonnement, la disparition forcée, la torture et d'autres actes inhumains...

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