Littérature : l’Érythrée s’immisce dans le dernier polar de Carlo Lucarelli | Africatime
Lundi 27 Mars 2017

Littérature : l’Érythrée s’immisce dans le dernier polar de Carlo Lucarelli

Littérature : l’Érythrée s’immisce dans le dernier polar de Carlo Lucarelli
(Jeune Afrique 21/02/17)
Carlo Lucarelli

Après son roman très réussi "La huitième Vibration", Carlo Lucarelli revient avec une intrigue policière qui se déroule en Érythrée.

En s’emparant il y a neuf ans, dans La Huitième Vibration, du passé colonial italien en Érythrée, Carlo Lucarelli avait, de son propre aveu, entamé « une deuxième vie d’écrivain ». Et signé, au passage, un chef-d’œuvre de fresque historique dans laquelle se mêlaient les petites histoires et la grande Histoire. Le voilà de retour à Massaoua et à Asmara, non plus en chroniqueur de la décadence coloniale, mais en auteur de pur polar – ce pour quoi ce touche-à-tout né à Parme en 1960 a acquis une certaine renommée dans son pays.

Albergo Italia est le titre de son nouveau roman policier. C’est aussi le nom de l’hôtel le plus luxueux de la toute nouvelle capitale de la colonie, Asmara, qui est inauguré au début de l’intrigue. La fête tombe à l’eau quand le cadavre d’un certain Farandola est trouvé dans sa chambre. Pendu. Le capitaine Colaprico et son adjoint, Ogbà, sont déjà sur place. Alors que les suspects, parmi lesquels une rousse fatale et un curieux géologue, se multiplient, les deux hommes se lancent dans une enquête aussi étouffante que le climat d’Asmara.

Incursion dans le passé africain

Disons-le franchement : la lecture d’Albergo Italia est bien plus laborieuse que celle de La Huitième Vibration. L’intrigue est faible et les personnages, guère passionnants. Si cette sortie est à saluer, c’est avant tout parce que l’éditeur français, Métailié, a eu l’excellente idée de la coupler avec une nouvelle publication de La Huitième Vibration. Cette première incursion de Lucarelli dans le passé africain de son pays dit tout de l’aventure coloniale.

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