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Dimanche 23 Avril 2017
(L'Express 19/07/13)
Lors d'une intervention télévisé, le président égyptien par intérim Adly Mansour a une nouvelle fois tendu la main aux Frères musulmans. Il a fait part de sa volonté "de justice et de réconciliation". A 21h tapantes jeudi, Adly Mansour a fait une apparition télévisée. A la veille d'une nouvelle journée de manifestations des pro-Morsi ce vendredi en Egypte, le président par intérim a fait quelques promesses. Il a d'abord assuré qu'il mènerait "la bataille pour la sécurité jusqu'au bout", alors qu'une insécurité latente a miné l'Egypte cette dernière année. "Nous sommes à un moment décisif de l'histoire de l'Egypte, que certains veulent entraîner vers l'inconnu, (...) Nous préserverons la révolution" a-t-il ajouté. Juge de profession, il a aussi promis une...
(Le Monde 19/07/13)
Un policier égyptien a été tué par des hommes armés, jeudi 18 juillet dans le nord de la péninsule du Sinaï, où les attaques se sont multipliées ces deux dernières semaines. Un second policier a été blessé dans cet incident. Ce regain de tension, avec des meurtres quasi-quotidiens de soldats et policiers, intervient à la suite du renversement du président islamiste Mohamed Morsi, le 3 juillet. "LA BATAILLE POUR LA SÉCURITÉ" A la veille de nouvelles manifestations des partisans de Mohamed Morsi, le président par intérim, Adly Mansour, a assuré jeudi qu'il mènerait "la bataille pour la sécurité jusqu'au bout". "Nous sommes à un moment décisif de l'histoire de l'Egypte, que certains veulent entraîner vers l'inconnu", a-t-il déclaré. M. Mansour,...
(Voice of America 19/07/13)
Egypt’s interim president has sworn in a new Cabinet, but not one of its 34 members is associated with the Muslim Brotherhood - the movement that came to power with last year’s election of Mohamed Morsi as president. On July 3, the Egyptian military ousted the democratically elected leader after millions of Egyptians took to the streets for four days, protesting the way he ran the country. Mirette Mabrouk, with the Atlantic Council’s Rafik Hariri Center for the Middle East, said Morsi and his government were simply incompetent. “The Brotherhood made just about every mistake in the book, really. They proved enormously inept at running the country, and they proved enormously inept at running the country at a very difficult...
(RTBF 19/07/13)
Ce vendredi sera une nouvelle journée de tension en Egypte. Les Frères musulmans ont appelé leurs partisans à manifester. Daniel Fontaine, ils demandent toujours le rétablissement du président Mohammed Morsi, destitué par l'armée. "Que tous les Egyptiens libres manifestent contre le coup d'Etat militaire sanglant !" Voilà l'appel lancé par les Frères musulmans. Les islamistes espèrent que des millions de personnes descendront dans les rues. Des groupes anti-Morsi prévoient également, de leur côté, des rassemblements. Les précédentes manifestations pour le retour du président élu ont débouché sur des affrontements avec les forces de l'ordre. Plus d'une centaine de personnes sont mortes depuis le putsch du 3 juillet. Le nouveau président par interim et l'armée ont mis en garde ceux qui...
(Le Monde 18/07/13)
En visite en Egypte, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a appelé à la libération du président déchu, Mohamed Morsi, détenu par l'armée, qu'elle regrette de ne pas avoir pu rencontrer. "Je pense qu'il devrait être libéré, mais on m'a assuré qu'il allait bien", a-t-elle déclaré au terme de sa journée au Caire. De son côté, le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a affirmé qu'il était "trop tôt" pour dire quelle direction l'Egypte allait prendre, après l'éviction par l'armée du président islamiste et la formation d'un gouvernement de transition. "L'ordre doit être restauré, la stabilité doit être restaurée, les droits doivent être protégés (...) et le pays doit être capable de reprendre le cours normal des choses", a-t-il...
(Le Temps (tn) 18/07/13)
Qui aurait pu s’aventurer au lendemain des révoltes du printemps arabe, en Tunisie, en Egypte et en Libye, en janvier, février 2011, de voir que la centralité du problème de reconstruction des systèmes politiques nouveaux allait être le phénomène religieux. Les caméras du monde entier ont filmé les manifs et les archives écrites et audio-visuelles sont là, et il faudrait une grande dose de passion et de rigueur pour les documentalistes très titillants pour trouver des slogans appelant à l’application de la « Chariaâ » ou à l’édification d’un Etat « islamique » pur et dur ou du « Califat ». Toutes les révolutions y compris celle qui s’éternise sous nos yeux en Syrie et où des villes entières ont...
(The Associated Press 18/07/13)
CAIRO (AP) — The European Union’s top foreign policy official urged Egypt’s interim leaders and supporters of the ousted Islamist president Wednesday to cooperate in a political process that moves the country toward democracy. But Mohammed Morsi’s backers expanded their protests in Cairo, denouncing the new government and casting doubt on the prospects for reconciliation. The Muslim Brotherhood, from which Morsi hails, has rejected the new political order and demanded the reinstatement of Egypt’s first democratically elected president two weeks after he was toppled by the military. There was no sign that protests were dying down, a day after the interim president swore in a 34-member Cabinet that included several prominent figures from liberal and secular factions as well as...
(Xinhua 18/07/13)
LE CAIRE– Le ministère public de l'Egypte a décidé mercredi de prolonger la détention de huit responsables des Frères musulmans (FM) pour 15 jours supplémentaires en attendant les enquêtes sur des accusations d'incitation à la violence et aux meurtres, selon l'agence de presse officielle MENA. Les détenus comprennent le chef adjoint des Frères musulmans Khairat al-Chater, l'ancien haut dirigeant Mahdi Akef et le chef du parti de la liberté et de la justice (FJP), Mohamed Saad al- Katatni. De nombreuses accusations ont été lancées contre des membres supérieurs des Frères musulmans depuis l'éviction du président Mohamed Morsi le 3 juillet. Samedi, le ministère public a ordonné de geler les avoirs de 14 hautes personnalités des Frères musulmans, du parti salafiste...
(Xinhua 18/07/13)
LE CAIRE -- La Constitution égyptienne doit être amendée dans les quatre prochains mois, après quoi des élections législative puis un scrutin présidentiel seront organisés, a annoncé mercredi un conseiller politique présidentiel. « Le nouveau Parlement sera élu dans les deux mois suivant l'amendement de la Constitution. Une semaine après la réunion du nouveau Parlement, une élection présidentielle sera organisée », a déclaré aux journalistes Mostafa Hegazi, conseiller du président par intérim Adli Mansour, lors d'une conférence de presse. M. Hegazi a noté qu'une nouvelle institution serait mise en place pour faciliter les procédures de la justice de transition et de la réconciliation. « C'est pour cette raison que nous avons un nouveau ministre de la Justice de transition et...
(Bloomberg 18/07/13)
The last stint in government for Egyptian Prime Minister Hazem El Beblawi ended in November 2011 when the entire cabinet resigned after security services used deadly force to break up a protest without its knowledge. The former finance minister now takes office days after clashes between Islamists and the army left more than 50 supporters of deposed President Mohamed Mursi dead. El Beblawi’s ability to stem violence, control the military and police, and bring money into the economy will determine whether Egypt escapes the turmoil that has plagued the nation since the revolution that toppled Hosni Mubarak two years ago. “The more this instability endures the more unlikely that tourists will come to Egypt and the more unlikely that investments...
(La Presse 18/07/13)
Les récentes déclarations de différents protagonistes de la scène politique en disent long sur la fragilité et la frilosité de la classe politique. Et pour cause, les vicissitudes d’Egypte pèsent comme une profonde angoisse sur les pensées obsessionnelles de la majorité gouvernementale. Le mouvement Ennahdha, le CPR et Ettakatol semblent craindre comme la peste l’évolution à l’égyptienne sous nos cieux. On pourrait même parler de syndrome d’Egypte. Certes, les conditions sont fort différentes, voire disparates, en Tunisie et au pays du Nil. Mais les gens n’hésitent pas à faire le rapprochement, sinon parachuter et intérioriser des schémas hâtivement empruntés ailleurs parfois. Et puis aux moments forts de la crise égyptienne, le mouvement Tamarrod — Rébellion — a donné également de...
(RFI 18/07/13)
Après sa prestation de serment mardi, le Premier ministre égyptien s'est attelé à la tâche avec son gouvernement. Il a rencontré ce mercredi 17 juillet Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne, mais au Caire la tension restait vive. Plusieurs milliers de partisans de Mohamed Morsi ont manifesté près du siège du gouvernement. Les Frères musulmans veulent démontrer que la majorité des Egyptiens n'acceptent pas cette nouvelle équipe dirigeante. Pour eux, elle n'est pas légitime, car elle ne vient pas des urnes. Les manifestants n’ont pas pu approcher du siège du gouvernement, protégé par des murs et les forces de l’ordre. Mais à quelques dizaines de mètres, ils affirment haut et fort ne pas reconnaître les ministres qui ont...
(Terra Femina 18/07/13)
En déplacement à Amman, dans la capitale de la Jordanie, depuis mardi pour y rencontrer les dirigeants de la Ligue Arabe, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a abordé de nombreuses questions liées à la situation l'Israel et la Palestinienne au Proche-Orient. Le diplomate américain en a également profité pour évoquer le très complexe dossier de Egypte, un pays plongé en pleine crise politique L’Egypte s’invite à Amman. Le secrétaire d’Etat américain est en déplacement à Amman, dans la capitale jordanienne, pour relancer les pourparlers de paix entre l’Etat d’Israël et la Palestine. Pour sa sixième visite dans cette partie du monde, John Kerry a rencontré les représentants de la Ligue Arabe ainsi que neuf de ses membres qui ont...
(Le Figaro 18/07/13)
« Nous avons beaucoup souffert des coups d'État militaires », a rappelé le premier ministre turc, l'islamiste Recep Erdogan. «Occupez-vous de ce qui vous regarde.» C'est en substance le message que les Égyptiens, de plus en plus irrités par les critiques sur la destitution de Mohammed Morsi, adressent aux Turcs. Le porte-parole de la présidence, Ahmed Elmoslamny, a déclaré mardi que les prises de position d'Ankara constituaient «une ingérence dans les affaires internes égyptiennes», soulignant que son pays ne s'était pas prononcé «sur ce qu'il s'est passé place Taksim», là où des dizaines de milliers de Turcs se sont mobilisés contre le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan. Un peu plus tôt, le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Badr...
(Le Soleil 18/07/13)
La Commission économique pour l’Afrique (Cea) en collaboration avec Oxford University Press, a publié la 3ème édition du Rapport sur la gouvernance en Afrique (Agr III). «Alors que l'Afrique a enregistré des progrès remarquables dans la régularité des élections, le contenu et la qualité de ces élections demeurent suspects dans de nombreux pays. Les élections sont devenues source de conflits avec la violence, les tensions et les acrimonies et les divisions d'élite pointue qui retardent les résultats des élections. Ceci constitue une tendance préoccupante à l'avenir démocratique de l'Afrique », lit-on dans le communiqué. Ce rapport retrace la généalogie des élections en Afrique; les infrastructures politiques et constitutionnelles sur lesquelles les élections sont faites, les formes de transition politique par...
(Kapitalis 17/07/13)
Les bouleversements venus d'Egypte nous renvoient une image de notre propre situation en Tunisie. Alors, simple effet d'un miroir déformant? Ou scénario envisageable pour la Tunisie? Décidément, les révolutions arabes n'en finissent pas de nous révéler qu'elles recèlent des ressorts nouveaux et parfois inattendus. Les récents évènements en Egypte en sont une nouvelle démonstration. Ils viennent nous rappeler que les révolutions sont des processus dont on ne maitrise ni les étapes ni les chemins qu'elles empruntent. Cette nouvelle étape que vient de franchir l'Egypte concerne certes les Egyptiens mais également tous les Arabes et singulièrement les Tunisiens. Et pour cause, le regard que portent ces derniers est davantage un reflet de miroir car ces bouleversements venus d'Egypte nous renvoient une...
(Tunisie Numérique 17/07/13)
Le président du parti Al Moubadara (l’Initiative) Kamel Morjène a déclaré sur les ondes de Mosaïque FM, qu’il n’est pas contre les appels, lancés par le mouvement Tamarod, à la dissolution de l’Assemblée Nationale Constituante. Kamel Morjène a indiqué, en revanche, qu’il craint un éventuel vide politique ou un scénario à l’égyptienne, en cas de dissolution de l’ANC en estimant que la Tunisie n’a pas les moyens pour surmonter une telle crise. Par ailleurs Kamel Morjène a déclaré qu’il n y’a aucune rivalité entre son parti et le mouvement Ennahdha et que son parti ne représente aucun danger pour le parti au pouvoir. Il a salué la nouvelle initiative de Hamed Karoui qui vise à fusionner les partis à tendance...
(Les Echos 17/07/13)
LE CERCLE. La possibilité de mettre un terme à une polarisation égyptienne de plus en plus accentuée, ainsi qu’à la montée des violences, exige le franchissement d’une première étape urgente : le rétablissement de Mohamed Morsi au poste de président dûment élu par le peuple égyptien. Son renversement, causé par un coup d’État militaire, constitue en effet une injustice. NEW YORK – Bien que des millions de protestataires se soient opposés à la présidence de Morsi, les manifestations de rue, aussi massives soient-elles, ne sauraient valablement justifier un coup d’État militaire censé représenter la voix du « peuple, » lorsque les résultats des élections indiquent précisément à plusieurs reprises une volonté toute autre. Nul ne saurait nier la profonde division...
(Le Temps (tn) 17/07/13)
Les événements en Egypte divisent la classe politique et tiennent l’opinion publique tunisienne en haleine. Un scénario à l’égyptienne est-il possible en Tunisie ? Les défenseurs de la légitimité électorale, ceux là mêmes qui brandissent la thèse du complot et du coup d’Etat militaire, comme leurs opposants, ceux qui considèrent l’éviction de Mohamed Morsi comme une rectification de la trajectoire de la Révolution et voient dans le coup de force des militaires un acte de patriotisme dicté par l’appel du devoir n’ont pas de réponse affirmative. Même si au fin fond des uns et des autres le pressentiment qui prédomine est que tout ce qui se passe en Egypte aura inéluctablement des incidences sur la Tunisie. C’est dans la logique...
(Alterinfo 17/07/13)
« La révolution est morte. Vive la révolution », écrit Eric Walberg, un expert politique du Moyen-Orient et écrivain, peu de temps après que l’armée égyptienne ait renversé le 3 juillet Mohammed Morsi, le Président égyptien démocratiquement élu. Mais plus pour être plus précis, la révolution a été tuée dans une mort atrocement lente, et les meurtriers étaient trop nombreux pour pouvoir être décomptés. Mohamed ElBaradei, un libéral issu de l’oligarchie, avec une triste bilan dans une carrière au service des puissances occidentales en tant que chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique, est un exemple des plus révélateurs de la crise morale et politique qui s’est abattue sur l’Égypte depuis la chute de l’ancien dictateur Hosni Moubarak. ElBaradei -...

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