2 ans de mandat: le pouvoir Fatah al-Sissi dans la persécution et la répression | Africatime
Mercredi 26 Avril 2017

2 ans de mandat: le pouvoir Fatah al-Sissi dans la persécution et la répression

2 ans de mandat: le pouvoir Fatah al-Sissi dans la persécution et la répression

En Egypte, ce 3 juillet marque les deux ans de la destitution Mohamed Morsi, le premier président démocratiquement élu de l'ère post-Moubarak, et de l'arrivée au pouvoir de celui qui était alors le chef des armées égyptiennes : Abdel Fatah al-Sissi. Deux ans marqués par la lutte contre les combattants jihadistes dans le Sinaï, mais aussi par une répression féroce à l'égard des Frères musulmans et de toute forme d'opposition.
Ce sont des chiffres qui en disent long sur la répression qui s'est abattue sur les adversaires du nouveau régime. Plus de 1 400 manifestants pro-Morsi ont été tués à l'été 2013 et plus de 15 000 autres emprisonnés. Des centaines d'entre eux ont été condamnés à mort dans des procès de masse, des procès expéditifs dénoncés comme des parodies de justice par la plupart des organisations de défense des droits de l'homme.

Deux ans après son arrivée au pouvoir, Abdel Fatah al-Sissi ne s'est pas contenté d'éradiquer les Frères musulmans, il s'en est pris également aux figures du printemps arabe, à la jeunesse militante qui s'était soulevée en janvier 2011 contre Hosni Moubarak.

Pourtant, malgré ce bilan très critiqué en matière de respect des droits de l'homme, le président égyptien a su s'imposer comme un interlocuteur respecté et même courtisé par certains pays occidentaux. Ceux-ci estiment en effet que le nouveau régime égyptien est un gage de stabilité. « Que ce soit l'Europe ou les Etats-Unis, personne ne veut voir une nation de 90 millions d'habitants devenir un Etat chaotique et instable, concède Michelle Dunne, ancienne diplomate américaine spécialiste du Moyen-Orient auprès de la fondation Carnegie pour la paix internationale. Le problème, c'est que l'actuel gouvernement égyptien ne conduit pas le pays vers la stabilité, mais au contraire vers une instabilité permanente et qu'aujourd'hui nous avons à la fois des violations massives des droits de l'homme et de l'instabilité. »

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