Lundi 25 Septembre 2017

Libye: les autorités peinent à lutter contre le trafic d'armes vers l'Egypte

Libye: les autorités peinent à lutter contre le trafic d'armes vers l'Egypte
(RFI 10/05/17)
Des soldats egyptiens.

Le trafic d'armes à partir de la Libye vers les pays voisins allant jusqu'à l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique australe continue. Devenue source d'enrichissement illégal pour les chefs de guerre en Libye, cette économie souterraine vise l'Egypte en premier lieu.

Suite à des informations sécuritaires, l'aviation militaire égyptienne est intervenue et a frappé un convoi de transports d'armes à la frontière égyptienne. L'annonce a été faite ce mardi 9 mai par un porte-parole de l'armée égyptienne qui a précisé que l'aviation du Caire a bombardé et détruit quinze véhicules bourrés d'armes et de munitions en plus de produits de contrebandes. Ce convoi aurait traversé illégalement la frontière en provenance de la Libye ce lundi avant d'être visé.

La frontière entre la Libye et l'Egypte est sujette à toutes sortes de trafics. Longue de 1 115 km et ouvert sur le désert, elle est impossible à contrôler à 100 %. Selon des informations sécuritaires égyptiennes, des dizaines d'Egyptiens ont suivi des entrainements dans des camps de l'organisation Etat islamique en Libye.

Frontière poreuse

Depuis la chute du régime Kadhafi, cette frontière est source d'inquiétude pour Le Caire. Le président Abdel Fattah al-Sissi mène une politique sécuritaire visant à faire échouer toute tentative d'intrusion. C'est d'ailleurs là une des grandes raisons de l'appui de l'Egypte aux forces de l'armée libyenne sous la direction du maréchal Khalifa Haftar. Ces forces combattent les extrémistes dans l'est de la Libye.

L'Egypte souffre depuis quelques années d'attentats périodiques revendiqués par des groupuscules jihadistes qui dépendent principalement de l'organisation Etat islamique. En 2013, la destitution du président islamiste Mohamed Morsi a aggravé la situation.

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