Samedi 16 Décembre 2017

« la péninsule du Sinaï est soumise aux différentes logiques d’affrontement que concentre ce secteur »

« la péninsule du Sinaï est soumise aux différentes logiques d’affrontement que concentre ce secteur »
(Le Monde 05/12/17)
L’attaque terroriste d’une mosquée soufie dans le nord du Sinaï, qui a fait plus de 300 morts vendredi 24 novembre, a placé ce territoire sur le devant de la scène médiatique. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/12/05/la-peninsule-

L’attaque terroriste du 24 novembre dans le Sinaï qui a fait plus de 300 morts doit être l’occasion de repenser l’intégration de cette péninsule dans la société et la politique égyptienne, explique Ivan Sand, chercheur à l’Institut français de géopolitique, dans une tribune au « Monde ».

L’attaque terroriste d’une mosquée soufie dans le nord du Sinaï, qui a fait plus de 300 morts vendredi 24 novembre, a placé ce territoire sur le devant de la scène médiatique.

Deux ans plus tôt, c’est l’explosion d’un avion de ligne russe peu de temps après son décollage de Charm el-Cheikh qui venait rappeler la dangerosité de la région, unanimement décrite comme une « zone de non droit ». Cet attentat avait été revendiqué par le groupe insurrectionnel le plus actif du Sinaï, créé en 2011 sous le nom d’Ansar Beit Al-Maqdis, qui signifie « les partisans de Jérusalem », et renommé en 2014 Wilayat Sinaï (« Province du Sinaï ») après son allégeance à l’organisation Etat Islamique.
Attaques et répression

Ces événements récents s’inscrivent dans la continuité des violences constatées dans la région au cours des dix dernières années : migrants clandestins torturés et rançonnés, attentats contre des touristes du Sud Sinaï, et bien sûr les nombreuses attaques contre les forces de sécurité égyptiennes suivies d’une terrible répression et d’arrestations de masse. Mais ils font aussi écho à l’histoire de cette péninsule, théâtre de plusieurs guerres entre puissances régionales et internationales tout au long du XXe siècle.

Séparé du reste de l’Egypte à l’ouest par le canal de Suez, ce que l’on appelle aujourd’hui le désert du Sinaï est délimité à l’est par une frontière internationale qui traverse un espace géographiquement homogène – le désert du Néguev étant le nom employé du côté israélien. Lorsqu’en 1906, la couronne britannique récupère cette région au détriment de l’Empire ottoman en évitant de justesse le conflit armé, les deux belligérants font fi de l’absurdité d’un tracé en ligne droite entre les villes de Taba et Rafah, qui coupe de facto les territoires de certaines tribus.

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