Lundi 19 Février 2018

Des artistes maghrébins confrontés à « une forteresse Europe fermée à la circulation des idées »

Des artistes maghrébins confrontés à « une forteresse Europe fermée à la circulation des idées »
(Le Monde 13/02/18)

Tout a commencé par un coup de gueule. Celui de Maria Daïf, directrice de L’Uzine, un important centre de création artistique à Casablanca, créé et financé par la Fondation Tazi en 2014 pour promouvoir la création pluridisciplinaire, la transmission et l’échange avec les publics. Dans une lettre ouverte publiée sur Facebook dimanche 4 février, la responsable marocaine annonçait avoir décidé de ne pas se rendre à Bruxelles où elle était invitée à participer à une conférence sur la danse contemporaine par le centre d’art belge Moussem. En cause : les difficultés croissantes d’obtention des visas pour les artistes marocains.

« Toute la semaine, il a été question de visas refusés à des artistes ou à des journalistes, de séjours express accordés au compte-gouttes et d’interventions multiples (on en est là) pour que les artistes puissent traverser la frontière, travailler, partager », écrivait Maria Daïf, résumant sa propre expérience de demande de visa comme « un parcours totalement kafkaïen ». « Il fut un temps où l’espace Schengen était moins la forteresse qu’il est aujourd’hui. Cette forteresse, je ne m’y sens plus la bienvenue », lâchait-elle.

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