Lundi 23 Octobre 2017

Visite du président djiboutien en France: priorité à la défense

Visite du président djiboutien en France: priorité à la défense
(RFI 02/03/17)

La visite officielle du président djiboutien en France s’est achevée mercredi soir 1er mars, une visite tournée vers les questions économiques et de défense. Mercredi, Ismail Omar Guelleh a rencontré (avec une délégation de ministres et chefs d’entreprises) le patronat français au siège du Medef avant de s’entretenir avec le président du Sénat français puis avec le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, l’occasion de s’assurer du maintien du partenariat franco-djiboutien. Présente à Djibouti depuis plus d’un siècle et demi, l’armée française s’y maintient depuis l’indépendance par un accord de coopération militaire. Un accord revu à plusieurs reprises, avec récemment une réduction des effectifs, mais qui comprend toujours une clause d’assistance automatique en cas de déstabilisation du régime.

Depuis une décennie la France réduit ses dépenses militaires. En 2004 il y a 3 000 soldats français à Djibouti. Paris souhaite descendre en dessous du millier d’hommes, mais un rapport parlementaire s’y oppose et le chiffre est fixé à 1 350 pour 2017. La 13e demi-brigade de la Légion étrangère rejoint Abou Dhabi, l’hôpital militaire Bouffard est rétrocédé à Djibouti mais les bases aériennes et navales sont maintenues ainsi que le 5e régiment interarmées (héritier du bataillon des somalis), quatre hélicoptères Puma, une Gazelle et quatre Mirage 2000-5.

Pour les députés, il s’agit d’honorer l’accord de défense entre les deux pays. La France assure le contrôle de l’espace aérien et doit intervenir en cas de déstabilisation du régime comme en 2008 lors du conflit avec l’Erythrée.

Par ailleurs, à Djibouti les conditions sont extrêmes, semblables à celles que l’on rencontre au Sahel où est déployée l’opération Barkhane. La France y forme donc ses propres soldats, l’armée djiboutienne et parfois ses alliés comme les Etats-Unis ou encore le contingent ougandais de l’AMISOM.

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