Samedi 16 Décembre 2017

Djibouti : quarante ans, l’âge de tous les possibles

Djibouti : quarante ans, l’âge de tous les possibles
(Jeune Afrique 20/09/17)
Une affiche du Président Guelleh Omar.

Il y a quarante ans, le petit territoire de la Corne de l’Afrique déclarait son indépendance. Depuis, il a traversé bien des épreuves, mais qui ont renforcé son unité et lui ont permis d'avancer.

Djibouti a 40 ans, et c’est presque un tour de force. « Des lendemains incertains », titrait notre confrère Marc Yared, en mai 1977, dans les colonnes de Jeune Afrique. Difficile en effet, un mois avant l’indépendance officielle de la République de Djibouti, proclamée le 27 juin, d’anticiper le devenir de ce territoire aux contours mal définis, dépourvu de toutes ressources naturelles autres que sa position stratégique le long de l’une des principales routes maritimes de la planète, tiraillé de l’intérieur par des antagonismes ethniques attisés par l’ancienne puissance coloniale française, et convoité de l’extérieur par ses puissants voisins somalien et éthiopien. À l’heure de souffler sa quarantième bougie, l’ex-Territoire des Afars et des Issas donne pourtant l’image d’une nation unie, réconciliée avec elle-même et confirmée dans ses frontières, capable de se forger un destin en même temps qu’une place à part sur la scène internationale.

Dès les premiers mois de son existence, la jeune république aurait pu disparaître, victime des rivalités entre les deux hommes forts du pays : l’Issa Hassan Gouled Aptidon, président de 1977 à 1999, et son éphémère Premier ministre (1977-1978), l’Afar Ahmed Dini Ahmed. Elle aurait pu aussi être engloutie par la guerre de l’Ogaden, déclarée entre l’Éthiopie et la Somalie moins d’un mois après son accession à l’indépendance. Le pays aurait encore pu pâtir de l’infertilité de ses terres et d’un sous-sol indigent, et plonger dans un marasme économique qui lujiboutii aurait été fatal. Ou même voir son identité bafouée, voire noyée, par l’afflux de contingents militaires étrangers, les vagues successives d’investisseurs du monde entier ou les flots de réfugiés venus des autres pays en crise de la Corne de l’Afrique.

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