Jeudi 29 Juin 2017

Dans le monde

(AFP)

Les pourparlers sur Chypre qui se poursuivaient jeudi dans la station alpine suisse de Crans-Montana ont enregistré de "réels progrès", estime le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires politiques, Jeffrey Feltman, dans un entretien avec l'AFP.

Ces négociations visent à mettre un terme à l'un des plus vieux conflits au monde et réunifier l'île divisée depuis plus de 40 ans. La sécurité du futur Etat est le sujet qui exacerbe le plus les tensions entre les délégations chypriotes rivales.

(AFP)

A l'été 2014, Anastasia Choub s'apprêtait à annoncer une heureuse nouvelle à son mari, parti dans l'est de l'Ukraine: elle était enceinte de leur second enfant. Mais sa joie s'est vite transformée en désespoir lorsqu'elle n'a plus réussi à joindre son mari.

Parti rejoindre l'armée ukrainienne pour combattre l'insurrection séparatiste prorusse née quelques mois auparavant dans l'Est du pays, Sergueï n'a pas donné signe de vie pendant plusieurs jours.

(AFP)

Les forces irakiennes ont annoncé jeudi avoir repris à Mossoul la mosquée Al-Nouri, où Abou Bakr al-Baghdadi avait donné en juillet 2014 son premier prêche en tant que chef du groupe Etat islamique (EI), sa dernière apparition publique connue à ce jour.

Cette annonce a été faite alors que les forces irakiennes poursuivent leur offensive pour chasser les jihadistes de leur dernier carré de la deuxième ville d'Irak.

Dans un communiqué, l'armée irakienne a affirmé que les Forces spéciales avaient pris la mosquée emblématique aux jihadistes.

(AFP)

Le dissident chinois Nobel de la paix Liu Xiaobo, gravement malade et en liberté conditionnelle, veut quitter la Chine pour être soigné à l'étranger, selon plusieurs de ses proches, tandis que les autorités dévoilaient une extension de son cancer.

Son épouse Liu Xia a envoyé une demande formelle au ministère chinois de la Sécurité de l'Etat pour que le couple ainsi que le frère de Mme Liu soient autorisés à partir à l'étranger, a confié à l'AFP l'écrivain dissident Liao Yiwu, ami de la famille.

(AFP)

Malgré la guerre contre la drogue aux Philippines, Reyjin, toxicomane accro à la méthamphétamine, trouve toujours ce qu'il lui faut, preuve vivante qu'une année de terreur n'a pas suffi à éradiquer ce trafic illégal.

Le président Rodrigo Duterte a remporté la présidentielle en 2016 en promettant de terrasser ce fléau en trois à six mois, et faire tuer à cette fin des milliers de délinquants présumés.

(AFP)

La cyberattaque massive qui a frappé depuis mardi des entreprises du monde entier a montré qu'il fallait intensifier la lutte contre les menaces de ce type, a déclaré jeudi le commissaire européen chargé des questions de sécurité, Julian King.

"Notre dépendance vis-à-vis d'internet, des appareils et technologies connectés, dépasse pour l'instant notre capacité à nous protéger et nous devons nous protéger", a-t-il exhorté, lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

(AFP)

Quand son fils lui a appris qu'il préférait les garçons, Piao Chunmei a réagi comme beaucoup de mamans chinoises: des larmes et des nuits sans dormir.

Et puis Mme Piao a fini par se faire une raison. Aujourd'hui, elle s'occupe d'une association qui aide d'autres parents à accepter l'orientation sexuelle de leur enfant, dans un pays qui classait encore officiellement l'homosexualité comme une maladie mentale jusqu'en 2001 et où l'absence d'héritier reste mal vécue par beaucoup.

(AFP)

La vallée de Bisri au Liban est parsemée de citronniers, de grenadiers et de pins mais ce paysage bucolique va être bientôt bouleversé par un projet de barrage dont la construction sur une faille sismique suscite un tollé.

Pour le gouvernement libanais et la Banque mondiale (BM), qui finance en grande partie le projet, ce barrage est nécessaire pour combler le manque chronique d'eau dont souffrent 1,6 million d'habitants du Grand Beyrouth.

(AFP)

Le "pic" de la crise humanitaire des réfugiés "est derrière nous" et la priorité doit désormais aller à l'intégration, "défi" pour les politiques nationales et internationales, estime jeudi l'OCDE dans son rapport annuel sur les migrations.

(AFP)

Les employés municipaux à travers la Grèce ont de nouveau observé jeudi une grève de 24 heures en solidarité avec les éboueurs contractuels, qui depuis dix jours refusent de ramasser les poubelles, réclamant la reconduction de leurs contrats.

Il s'agit de la deuxième mobilisation du secteur en une semaine sur fond de bras-de-fer entre éboueurs contractuels et gouvernement, qui a provoqué l'entassement de tonnes de poubelles dans les rues d'Athènes et dans d'autres villes, alors que le mercure atteint 39 degrés Celsius.

(AFP)

Le Premier ministre indien Narendra Modi a condamné jeudi la série de lynchages de musulmans commis ces derniers temps dans son pays au nom de la protection de la vache, considérée comme sacrée dans l'hindouisme.

"Tuer des gens au nom du culte de la vache n'est pas acceptable", a déclaré le dirigeant nationaliste hindou lors d'un discours à Ahmedabad, au Gujarat, État de l'ouest de l'Inde dont il est originaire et qu'il a longtemps dirigé.

(AFP)

Dans Mossoul dévastée, des secouristes tentent de sauver les familles ensevelies sous les décombres de la sanglante bataille entre l'armée irakienne et les jihadistes. Une course contre la montre au péril de leur vie, entre bombes et snipers.

Face à la pelleteuse qui martyrise la montagne de gravats dans un nuage de poussière, Abdel Rahmane Mohammed et son frère Ammar enchaînent les cigarettes, assommés par un soleil de plomb, près de 50°, et un insondable chagrin.

(AFP)

La force française Barkhane accompagnera la future force conjointe des pays du G5 Sahel jusqu'à ce que "la situation soit pacifiée" dans la région, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères dans une interview au Monde à paraître jeudi.

"Cette force est d'abord destinée à sécuriser les frontières en particulier dans les zones où évoluent les groupes terroristes. Elle fait du contre-terrorisme. C'est une priorité pour Barkhane de l'accompagner dans la durée", a noté Jean-Yves Le Drian dans le quotidien daté du 30 juin.

(AFP)

Martin Shkreli est-il un "génie un peu autiste"? Ou un menteur ayant dérobé des millions alors qu'il gérait de multiples sociétés? La question devrait être au coeur du procès de "l'homme le plus détesté" des Etats-Unis, qui s'est ouvert mercredi à New York.

Le jeune entrepreneur de 34 ans, dont le sourire narquois est devenu célèbre dans tout le pays, a acquis ce surnom peu enviable après qu'un groupe pharmaceutique qu'il dirigeait, Turing, eut augmenté du jour au lendemain en 2015 de 5.000% le prix d'un médicament contre le sida, le Daraprim.

(AFP)

L'ancien Premier ministre israélien, Ehud Olmert, qui purge une peine de 27 mois de prison pour corruption, va bénéficier d'une libération anticipée, a indiqué son avocat jeudi.

"Le comité (de libération conditionnelle) a accepté tous nos arguments", a affirmé Me Shani Illouz à la radio publique israélienne.

"Olmert sera libéré dimanche", a-t-il précisé, soulignant cependant que le ministère de la Justice pourrait faire appel de la décision.

S'il est libéré dimanche, il aura purgé les deux tiers de sa peine de prison.

(AFP)

Sous la pression des Etats-Unis, l'ONU devra réduire le budget des Casques bleus de 600 millions de dollars, soit 7,2%, selon un accord de principe obtenu mercredi à New York après des semaines d'intenses négociations.

Cet accord doit encore être validé par l'Assemblée générale de l'ONU. Le vote pourrait intervenir vendredi.

Les Nations unies dépenseront 7,3 milliards de dollars pour leurs opérations de maintien de la paix l'an prochain, au lieu de 7,87 milliards actuellement, ont précisé des diplomates proches des négociations.

(AFP)

La prochaine élection présidentielle américaine n'aura pas lieu avant 1.200 jours, mais Donald Trump s'occupe déjà de son financement. Il a choisi, pour ce faire, le Trump International Hotel, situé à deux pas de la Maison Blanche.

Le 45e président des Etats-Unis a participé mercredi soir à Washington à un dîner de levée de fonds en faveur de sa campagne et du parti républicain.

(AFP)

La BNP a-t-elle participé au financement d'armes pendant le génocide au Rwanda en 1994 ? C'est la lourde accusation de trois associations, qui déposent jeudi à Paris une plainte inédite contre la banque française, pour "complicité de crimes contre l'humanité".

Vingt-trois ans après les massacres, alors que l'attitude des autorités françaises fait toujours l'objet de vives controverses et d'âpres batailles judiciaires, c'est pour la première fois une banque française qui se retrouve au coeur des soupçons de complicité.

(AFP)

Le président chinois Xi Jinping est arrivé jeudi à Hong Kong pour le vingtième anniversaire de la rétrocession de la ville divisée, où des militants pro-démocratie ont été arrêtés alors que les autorités cherchent à éviter tout ce qui pourrait ternir cette visite.

Un énorme dispositif de sécurité comptant des milliers de policiers a été déployé pour tenir à bonne distance une frange de la population locale qui dénonce l'influence politique grandissante de Pékin sur les affaires de l'ex-colonie britannique.

(AFP)

De prêtre détaché dans une paroisse rurale à argentier du Vatican, la trajectoire ascendante de George Pell, le plus haut représentant de l'Eglise catholique en Australie, est ternie dans ses dernières années par des controverses sordides surgies du passé.

Pour ceux qui l'admirent, le cardinal Pell, 76 ans, est le symbole de traditionalisme catholique australien. Aux yeux de ses opposants, c'est le visage d'une institution qui a échoué à faire face aux accusations de pédophilie.

(AFP)

Réputée disciplinée et de caractère ferme, Luisa Ortega a commencé à perdre foi dans le gouvernement socialiste en 2016, raconte son époux. Elle désapprouvait les arrestations de certains opposants.

Sa première prise de parole critique remonte au 31 mars 2017: elle a dénoncé une "rupture de l'ordre constitutionnel" après la décision de la Cour suprême de s'arroger les pouvoirs du Parlement, seule institution contrôlée par l'opposition.

(AFP)

Angela Merkel s'est livrée jeudi à une charge en règle contre Donald Trump avant un sommet du G20 en Allemagne qui s'annonce houleux, en critiquant son cap protectionniste et son retrait de l'accord sur le climat.

Dans une déclaration à la chambre des députés sur cette réunion des principaux dirigeants de la planète la semaine prochaine à Hambourg, la chancelière allemande s'est gardée de citer le nom du président américain. Mais elle n'a pas laissé de doute sur sa cible.

(AFP)

Xi Jinping est attendu jeudi à Hong Kong pour sa première visite en tant que président chinois, à l'occasion du vingtième anniversaire de la rétrocession de cette ville aujourd'hui très divisée quant à l'influence de Pékin.

Voilà 20 ans que l'Union Jack a été abaissé, sous les yeux du Prince Charles et de l'ex-Premier ministre Tony Blair, sur ce territoire qui était une colonie britannique depuis 1841.

(AFP)

Qui sera admis et qui sera refoulé? Les nouvelles restrictions d'entrée aux Etats-Unis prévues par le décret anti-immigration de Donald Trump doivent entrer en vigueur jeudi, mais un grand flou règne sur leur champ d'application.

Trois jours après que la Cour suprême à Washington a annoncé réinstaurer partiellement la plus controversée des mesures du président républicain, de nombreuses questions restent en suspens.

(AFP)

Le fragile gouvernement conservateur de Theresa May, divisé sur le Brexit et dopé in extremis par les voix des unionistes nord-irlandais, se soumet jeudi à un vote de confiance périlleux au parlement britannique.

Trois semaines pile après des législatives calamiteuses, la Première ministre attend le verdict des députés, prévu pour la fin de journée, en tremblant tant son autorité est aujourd'hui contestée y compris dans ses propres rangs.

(AFP)

Le numéro trois du Vatican, le cardinal George Pell, inculpé jeudi en Australie pour abus sexuels, a clamé son innocence avant d'annoncer son intention de rentrer en Australie pour se défendre, avec le soutien du Saint-Siège.

"Je suis innocent, ces accusations sont fausses", a martelé l'argentier du Saint-Siège dans une courte déclaration lue jeudi matin devant la presse au Vatican.

(AFP)

La procureure générale du Venezuela, Luisa Ortega, dissidente du président chaviste Nicolas Maduro, a été citée à comparaître devant la justice mercredi par la Cour suprême et a été privée de sortie du territoire.

Le tribunal suprême de la justice (TSJ) "a fixé l'audience orale et publique au 4 juillet" qui devra statuer si la procureure générale peut être traduite en justice. Il a assorti sa décision d'une interdiction de sortie du territoire ainsi que du gel de ses comptes et de ses avoirs, a précisé le communiqué du tribunal.

(AFP)

Des journalistes mexicains ont protesté mercredi à coups de "SOS" contre la mort d'un de leurs collègues, le sixième tué cet année au Mexique, l'un des pays les plus dangereux pour exercer cette activité.

Des collègues de Salvador Adame ont peint sur le sol en lettres géantes "SOS Presse" à Mexico, ainsi que dans le Michoacan où le journaliste a été enlevé et tué, et dans six autres Etats du pays.

(AFP)

La Banque mondiale (BM) a annoncé mercredi avoir levé 500 millions de dollars sur les marchés pour financer son fonds de lutte contre les pandémies, mis sur pied après l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'ouest.

"Nous nous éloignons du cycle de panique et de négligence qui a si souvent marqué notre approche des pandémies", a affirmé le président de l'institution Jim Yong Kim, cité dans un communiqué.

(AFP)

L'administration américaine a décidé d'imposer de nouvelles mesures de sécurité plus strictes pour les vols à destination des Etats-Unis, sans toutefois généraliser l'interdiction des ordinateurs portables à bord des avions.

Les nouvelles mesures imposées par Washington consistent notamment en des contrôles "plus serrés" sur les passagers à destination des Etats-Unis, et des "vérifications accrues" de leurs appareils électroniques, a indiqué le ministre de la Sécurité intérieure, John Kelly, lors d'un discours dans la capitale américaine.

(AFP)

A Raqa, des enfants sont sortis timidement dans la rue dans un quartier encore tenu par le groupe Etat islamique (EI). Voyant au loin des hommes armés leur adressant un signe amical, ils ont convaincu leurs parents que la voie était libre pour fuir.

Ahmad Chaabo, un des 20 civils parvenu à s'échapper mardi d'un quartier de Raqa, raconte comment grâce aux enfants, lui et d'autres ont évité la mort au milieu des combats opposant l'EI aux Forces démocratiques syriennes (FDS), qui tentent de s'emparer de cette place forte des jihadistes avec le soutien des Etats-Unis.

(AFP)

Le gouvernement de Theresa May, fragilisé depuis les élections législatives du 8 juin, a passé avec succès son premier test au Parlement britannique mercredi soir en faisant échec à un amendement de l'opposition sur les mesures d'austérité.

Les députés ont voté contre l'amendement par 323 voix contre 309 ce qui correspond à peu de choses près au nouveau rapport de force à la Chambre des Communes où les conservateurs (317 députés) ont une courte majorité grâce à l'appui des dix élus du parti unioniste nord-irlandais DUP.

(AFP)

Si la guérilla colombienne des Farc a fini cette semaine de déposer les armes, il lui reste encore un long chemin pour devenir une véritable force politique dans un pays qui la regarde encore avec méfiance.

Après avoir conclu officiellement leur désarmement mardi, "la meilleure nouvelle en 50 ans" pour la Colombie selon le président Juan Manuel Santos, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) ont désormais pour objectif de créer un parti politique, bien loin de l'insurrection armée qu'elles avaient lancée en 1964.

(AFP)

Son histoire est digne d'un film : au Venezuela Oscar Pérez, policier et acteur de 36 ans, vient d'appeler le président Nicolas Maduro à la démission après avoir survolé Caracas en hélicoptère, lançant, selon le gouvernement, des grenades sur la Cour suprême.

Escorté par quatre hommes masqués et armés, M. Pérez est le seul à apparaître le visage découvert, dans une série de cinq vidéos diffusées mardi soir sur Instagram.

(AFP)

L'ONU a estimé mercredi que près de 100.000 civils étaient encore "pris au piège" à Raqa, principal bastion du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, que les Forces démocratiques syriennes (FDS, antijihadistes) tentent de reprendre.

"Avec l'intensification des frappes aériennes et des combats au sol, le nombre de victimes civiles augmente et les voies de fuite se ferment les unes après les autres", fait valoir le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme dans un communiqué.