Vendredi 23 Juin 2017

Police nationale congolaise : le général Célestin Kanyama suspendu

Police nationale congolaise : le général Célestin Kanyama suspendu
(Agence d'information d'afrique centrale 19/04/17)

Depuis le 13 avril dernier, le chef de la police de Kinshasa est suspendu de ses fonctions pour quinze jours par sa hiérarchie.

Depuis le 13 avril dernier, le général Célestin Kanyama, patron de la Police de Kinshasa, est sous le coup d’une suspension. La nouvelle communiquée par voie de presse par le colonel Pierre-Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la Police nationale congolaise (PNC) cité par AFP, fait état d’une suspension de quinze jours censée prendre fin le 28 avril prochain. La hiérarchie de la PNC ne parait pas très volubile sur cette information dont on ne connait pas les tenants et les aboutissants. Tout ce qu’on sait à ce stade est que le général Célestin Kanyama est remplacé à son poste par le colonel Elvis Palanga Nawej désigné commissaire provincial ad intérim de la PNC/ville-province de Kinshasa.

D’après certaines sources policières au faîte du dossier, c’est le général Charles Bisengimana, le numéro 1 de la PNC qui aurait suspendu son proche collaborateur après avoir obtenu le quitus du chef de l’Etat et du vice-premier ministre en charge de l‘intérieur et de la sécurité. Les griefs portés à la charge de l’incriminé tangueraient entre insubordination et détournement des primes des policiers, apprend-on. Déjà visé par des sanctions américaines et européennes pour notamment son zèle dans la répression des manifestations politiques, le général Célestin Kanyama est un élément important dans le dispositif sécuritaire de la ville de Kinshasa dont on ne saura se passer.

Homme de terrain, on le voyait souvent monter en première ligne pour tenter de restaurer l‘ordre public partout où il était menacé. Mais la grande inconnue demeure le sort qui l’attend après apurement de sa suspension. Va-t-il, oui ou non, réoccuper ses bureaux après le 28 avril ? La question reste posée. Entre-temps, l’intéressé continue de se comporter comme si de rien n’était, faisant fi d’une suspension qui visiblement, parait plus symbolique qu’austère.

Alain Diasso

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