Le Soudan du Sud estime que l'échéance du déploiement des forces de paix régionales a expiré | Africatime
Lundi 23 Janvier 2017

Le Soudan du Sud estime que l'échéance du déploiement des forces de paix régionales a expiré

Le Soudan du Sud estime que l'échéance du déploiement des forces de paix régionales a expiré
(Xinhua 12/01/17)

Le Soudan du Sud a déclaré mercredi que la date limite pour le déploiement d'une force de protection régionale au Soudan du Sud, très attendue dans ce pays en proie au conflit, avait expiré à moins que le Conseil de sécurité des Nations unies n'émette une nouvelle résolution à cet effet.

L'échéance du 15 décembre 2016 pour le déploiement de forces de paix africaines à Juba, la capitale du pays, a expiré, a déclaré à Xinhua le ministre de l'Information, Michael Makuei.

"Nous avons prouvé sans doute raisonnable que Juba et sa région environnante étaient sûres", a déclaré M. Makuei, ajoutant qu'une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU serait nécessaire pour permettre ce déploiement.

Les combats ont repris en juillet dernier au Soudan du Sud, opposant les forces du président Salva Kiir et celles de son ex-vice-président, Riek Machar.

En août 2016, le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé le déploiement d'une force de 4.000 hommes pour protéger les civils, sur une requête de l'Autorité intergouvernementale de développement (IGAD), l'organisme régional.

Cette force devrait renforcer le contingent existant de 13.000 hommes de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (UNMISS) dans ce pays en proie aux conflits.

"Nous déclarons que la sécurité à Juba est absolue et qu'il n'y a pas besoin de la force de protection régionale. S'ils (le Conseil de sécurité de l'ONU) veulent augmenter les effectifs de l'UNMISS, c'est un autre problème", a déclaré M. Makuei.

Le Soudan du Sud s'est opposé énergiquement au déploiement de cette force avant de l'accepter en novembre dernier.

Le Soudan du Sud est plongé dans la guerre civile depuis décembre 2013, quand le président Salva Kiir a limogé son vice-président Machar, l'accusant d'avoir préparé un coup d'État. M. Machar a démenti cette accusation mais il a ensuite mobilisé une armée rebelle.

Un accord de paix a été signé en août 2015, conduisant à la formation d'un gouvernement d'union nationale en avril, mais les violences ont recommencé en début juillet 2016.

Des dizaines de milliers de Sud-Soudanais ont trouvé la mort, plus de deux millions d'autres ont été déplacés, et 4,6 millions encore ont été exposés à une insécurité alimentaire grave depuis décembre 2013. 

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