Lundi 26 Juin 2017

La loi électorale a apporté de nombreuses garanties quant à la transparence des élections

La loi électorale a apporté de nombreuses garanties quant à la transparence des élections
(Algérie Presse service 22/02/17)

Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a indiqué que la loi organique relative au régime électoral avait apporté de nombreuses garanties quant à la transparence et l'intégrité de l'opération électorale.

"L'opposition met tout en doute, y compris les élections auxquelles la loi y afférente a donné de nombreuses garanties", a précisé M. Ouyahia en réponse à une question sur la remise en cause de l'intérêt des élections par l'opposition, dans un entretien au quotidien El-Khabar publié mardi.

Parmi ces garanties, le secrétaire général du RND a cité la présence, dans chacun des 50.000 bureaux de vote prévus, de cinq observateurs représentant les partis et les listes indépendantes en lice, outre le procès-verbal de dépouillement et la Haute instance indépendante de surveillance des élections qui peut, a-t-il dit, "réquisitionner le nombre d'huissiers de justice qu'elle juge nécessaire".

Concernant les préparatifs de son parti pour les législatives du 4 mai, M. Ouyahia a fait savoir que lors de sa session de décembre 2016, le Conseil national du RND "a voté une résolution prévoyant le dépôt des candidatures au niveau des bureaux de wilaya avant leur présentation aux assemblées de wilaya qui se prononceront par vote ou par consensus".

"Plusieurs assemblées de wilaya ont d'ores et déjà achevé leur travail et les dossiers commenceront à être centralisés à partir du week-end prochain pour la finalisation de l'opération", a-t-il ajouté, précisant que cette méthode de candidature "démocratique" procède de "notre conviction que les militants sont les mieux placés pour connaître quels sont les meilleurs candidats".

A une question sur l'intrusion de l'argent sale dans la pratique politique, M. Ouyahia a affirmé que la "+chkara+ au sens de l'argent sale doit être dénoncée", insistant sur le fait que ce terme "ne s'entend aucunement aux détenteurs de capitaux qui ont réalisé des investissements avec leurs propres efforts".

Concernant la réforme de la Justice, initiée lorsque Ouyahia était à la tête du secteur (2000-2002), il a affirmé que "la réforme est un processus continu car à chaque amélioration apparaissent de nouvelle carences", soulignant que la "réforme de la Justice a permis notamment la mise en place du deuxième degré de juridiction pénale et l'exception d'inconstitutionnalité qui entrera en vigueur en 2019".

S'agissant des propos d'Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle française en 2017 concernant les crimes du colonialisme en Algérie, M. Ouyahia a estimé qu'"il s'agit d'un épisode dans une campagne électorale qui concerne son pays" précisant que la position du RND ne peut que s'inscrire dans le cadre d'un consensus algérien sur des excuses de la France pour ses crimes coloniaux.

"Les français ont fait quelques pas dans ce sens à commencer par leur ambassadeur en Algérie en 2003, puis avec les déclarations du président Hollande lors de sa visite en 2012", a-t-il poursuivi affirmant cependant que son parti "estime que la priorité est à l'édification de notre pays et à la consolidation de sa place et la non dépendance financière et technologique à l'étranger.

Au sujet de rapports prévoyant des troubles en Algérie à l'avenir, M. Ouyahia a déploré le fait que certaines analyses et déclarations faites à l'étranger "soient parfois alimentées de l'intérieur", ajoutant que la candidature du président Abdelaziz Bouteflika pour un quatrième mandat "était un sacrifice et qu'il n'avait aucun intérêt personnel à prolonger son mandat".

Il a affirmé que le président Bouteflika "s'est sacrifié pour assurer la stabilité et la pérennité de l'Etat. Il ne pouvait tourner le dos au peuple algérien qui lui avait demandé de rester".

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