Mardi 20 Février 2018
(Le Monde 26/12/17)
Au cinéma CanalOlympia, à Douala, les applaudissements n’en finissent plus. Des enfants crient à tue-tête. La première projection de Minga et la Cuillère cassée, premier long-métrage d’animation 100 % camerounais, vient de s’achever. « C’est un très beau film, s’exclame Philip, 9 ans, dévoilant un sourire aux dents manquantes. J’ai appris qu’il ne faut pas faire de mal car Dieu te punit toujours. » Près de lui, sa petite sœur sourit, ravie. Lire aussi : Bolloré surprend en ouvrant son cinéma à Douala avec un navet américain Inspiré du célèbre conte « La Cuillère cassée » tirée des Contes du Cameroun, un livre enseigné durant de nombreuses années dans les établissements scolaires camerounais, le film raconte l’histoire de Minga, jeune...
(RFI 26/12/17)
Né avec une couleur de peau mal définie, le brave Jimfish est forcé de quitter son petit port de pêche d’Afrique du Sud, où jadis le filet d’un pêcheur a ramené un coelacanthe : un poisson avec quatre petites pattes que l’on croyait perdu dans les vases de la préhistoire. A dire vrai, Jimfish fuit la colère du brigadier pour avoir compté fleurette à sa fille, la délicieuse Lunamiel. Pour tout bagage, il emporte le précepte de son mentor, Malala le Soviet, à savoir « La rage est le propergol du lumpenproletariat, il s’agit donc d’être du bon côté de l’Histoire ». Ses errances commencent par le Zimbabwe en proie à guerre civile. L’année suivante, il se retrouve en Ouganda...
(RFI 26/12/17)
En Ouganda, 73% de la population adulte est désormais alphabétisée. Le pays part de loin et les progrès enregistrés depuis trois décennies ont permis aux librairies de se développer. Même si elle n'est pas la plus ancienne d'entre elles, Aristoc, à Kampala, a largement contribué au goût pour la lecture des Ougandais. De notre correspondant à Kampala, Des étagères remplies de romans jusqu'au plafond, des étalages plus aérés où sont mis en valeur les beaux livres sur la nature ou encore des ouvrages de cuisine ou de bricolage. A Kampala, la capitale ougandaise, la librairie Aristoc se veut résolument moderne : s'y croisent classes moyennes et expatriés ougandais. « Mais pas seulement, nuance cependant Baati Katende, directrice des relations publiques...
(Jeune Afrique 23/12/17)
Un écrivain arrêté au Cameroun ? Quoi de plus commun ! [Tribune] Dis-donc ! Le Cameroun a la première association des écrivains de l’Afrique subsaharienne. C’était en janvier 1960. René Philombe. L’APEC, l’Association des Poètes et Écrivains camerounais que l’intelligence des enfants du pays créa le même jour que l’indépendance, a fonctionné comme une église, persécutée tel un syndicat de malfaiteurs jusqu’à s’éteindre finalement dans les années 90, à l’heure même où partout en Afrique, la chute du mur de Berlin, l’éclatement du bloc soviétique et la fin de la guerre froide faisaient trembler les dictatures les plus impérieuses… René Philombe aura été l’infatigable le plus remarquable de cette époque. Paralysé, emprisonné, persécuté et malmené par les contraintes du métier...
(AFP 22/12/17)
"Je voulais réaliser un conte": le premier long métrage de la cinéaste zambienne Rungano Nyoni, "I am not a witch" narre, entre ironie et féérie, l'histoire d'une petite fille accusée de sorcellerie et envoyée dans un camp. Rungano Nyoni, 35 ans, voulait dans ce film parler de "la difficulté à briser les règles, aussi absurdes et ridicules soient-elles", raconte-t-elle dans un entretien à l'AFP. Ce désir a amené la cinéaste, née en Zambie, élevée au Pays de Galles et qui vit aujourd'hui au Portugal, à s'intéresser aux camps de "sorcières" qui existent en Zambie ou au Ghana. Elle a été la première Zambienne de l'extérieur à y passer plusieurs semaines. La majorité des 80 femmes qui y vivent sont âgées,...
(Jeune Afrique 22/12/17)
Prolifique, le dramaturge français d’origine marocaine de 37 ans, Mohamed El Khatib, brouille les frontières entre art dramatique et réalité de création en création. Yvette, 85 ans, est arrivée in extremis. La doyenne de la troupe de Stadium a fait un détour par les urgences à cause d’un léger malaise. Le pas lent, vêtue d’un large tee-shirt aux couleurs rouge et or du RC Lens, « mémé » s’avance vers la tribune, plantée au milieu de la scène. Soudain, nous sommes au stade Bollaert, qui, les jours de match, fait vibrer la ville du nord de la France. « Pour moi, Yvette est irremplaçable. Elle est meilleure qu’Alain Delon. Elle a une vérité qu’il n’aura jamais », explique Mohamed El...
(Le Monde 21/12/17)
Autour de Papouni, 24 ans, une quinzaine de jeunes ont imposé leur humour sur les réseaux sociaux, où ils n’épargnent personne – et surtout pas le chef de l’Etat. Ils font partie de cette nouvelle génération d’humoristes ivoiriens qui a émergé sur les réseaux sociaux. Trois ans après avoir diffusé leurs premières vidéos sur Facebook, ils s’apprêtent, jeudi 21 décembre, à faire leurs premiers pas sur scène, dans la mythique salle du Majestic Cinéma de l’hôtel Ivoire, à Abidjan. Eux, ce sont les membres du Papounigang. Autrement dit, Papouni, de son vrai nom Koné Latyf Kader, 24 ans, et sa bande de potes, une quinzaine d’humoristes amateurs vivant en Côte d’Ivoire mais aussi au Ghana, en France ou encore en...
(Le Point 19/12/17)
C'est une Algérie dans les cendres de la guerre civile que la réalisatrice Sofia Djama narre dans son film "Les Bienheureux". Elle s'est confiée au Point Afrique. Sofia Djama est une réalisatrice heureuse. Son film, Les Bienheureux*, son premier long-métrage, est pourtant un film douloureux. Sélectionné à la dernière Mostra de Venise, il a vu l'une des interprètes, Lyna Khoudri, recevoir le prix de la meilleure actrice. Ce qui y est frappant, c'est la délicatesse de son traitement qui permet de sortir de la sidération qu'a pu engendrer sur toute une société une guerre civile qui a fait, selon les chiffres, entre 100 000 à 200 000 morts et disparus. Depuis l'arrêt du processus électoral le 12 janvier 1992 et...
(AFP 18/12/17)
Karl et son ami draguent en "faisant clignoter leurs dents blanches. Coordonnés, en alerte". Dans ses livres, la Nigériane Olumide Popoola invente un langage mâtiné d'argot londonien et de pidgin africain. Elle fait partie de la nouvelle vague d'écrivains nigérians, loin de la littérature post-coloniale. D'ordinaire, qui dit littérature nigériane pense aussitôt à Chinua Achebe, l'un des plus grands écrivains africains du 20e siècle, à qui l'on doit l'un des premiers best-sellers du continent ("Le Monde s'effondre", 1958), ou encore au prix Nobel Wole Soyinka, 83 ans. Le roman d'Olumide Popoola, "When we speak about nothing" (Quand on parle de rien), paru en 2017, raconte l'histoire d'un adolescent gay parti à la recherche de son père inconnu jusqu'à la ville...
(RFI 18/12/17)
Il est l’un des huit photographes sélectionnés pour l’exposition « Espaces déconstruits, mémoires sondées » aux 11e Rencontres de Bamako. Le photographe franco-ivoirien François-Xavier Gbré figure parmi les artistes nés après les mouvements de libération de l’Afrique des années 1960, présentés à Bamako, au musée du District, dans le cadre de la Walther Collection, une des collections particulières de photographies les plus importantes au monde. Entretien. RFI : Peut-on dire que vous êtes un habitué des Rencontres de Bamako ? François-Xavier Gbré : J’ai découvert les Rencontres de Bamako en 2009. Depuis, je suis revenu régulièrement. En 2011, j’ai été également dans la sélection officielle et je venais de m’installer au Mali. Malheureusement, il y avait l’annulation de l’édition 2013,...
(AFP 16/12/17)
Les mannequins Fatim Sidimé, Awa Sanoko et Tony Santana ont reçu les récomepnses les plus prestigieuses des 8es Awards du mannequinat africain dans un grand hotel d' Abidjan vendredi. La star Awa Sanoko, sacrée Miss Model of the World 2015, a reçu le prix du mannequin la plus sollicité lors de la céremonie qui a réuni de nombreuses personnalités ivoiriennes, dont le chanteur de coupé-décalé Abou Nidal, le champion olympique Cheikh Cissé ou la ministre de l'Education Kandia Camara. Plus influent: Tony Santana Plus influente: Fatim Sidime Top model plus rentable et sollicité: Awa Sanoko, Tony Wilfried Santana Beau corps: Kady Diop, Roland Cédric Visage: Christelle Tiemoko Generation senior: François Bahie, Coris Kouassi Diaspora: Balikisu Bali Lawal (Côte d'Ivoire), Ngomsi...
(Jeune Afrique 15/12/17)
À 75 ans, le lonesome cowboy du blues malien fait toujours parler la poudre. Parti se ressourcer sur les rives du Mississippi, il donne une série de concerts mélancoliques et pétaradants à Paris. Quand il monte d’un pas lent sur la scène parisienne du New Morning, le public métissé de la salle de concert retient son souffle. Silence de saloon à quelques secondes d’un duel musical qui sera mortel. Sous son éternelle casquette, Boubacar Traoré porte un costume rayé. Une silhouette de Dalton de bande dessinée, de taulard évadé, qui dégaine sans préambule sa guitare acoustique comme une Remington. Le bluesman lâche les chevaux, et nous voilà partis pour une longue cavalcade (plus de 2 heures 30 de concert) dans...
(Agence Ecofin 15/12/17)
Après une petite période de test, la chaîne Afri Health TV vient de démarrer son exploitation commerciale. La chaîne thématique dédiée aux questions de santé va commencer à diffuser 24h sur 24 ses programmes en amharique, avant que des émissions en anglais et en français ne soient intégrées à sa grille des programmes. En effet, en plus de l’Ethiopie, l’Erythrée, le Soudan et d’autres pays où l’amharique est parlé, les promoteurs de la chaîne, des médecins, des investisseurs et des acteurs du secteur des médias, souhaitent conquérir d’autres marchés régionaux. Basée à Dubai aux Emirats Arabes Unis, Afri Health dispose d’un studio de production à Addis Abeba. La chaîne a pour but, d’aider la population à prévenir les problèmes de...
(Le Monde 15/12/17)
Pendant une semaine, la capitale économique du Cameroun a vécu au rythme de l’installation d’une vingtaine d’œuvres dans l’espace public. Par Séverine Kodjo-Grandvaux (Douala, correspondance) Du mardi 5 au dimanche 10 décembre s’est tenu le Salon urbain de Douala (SUD 2017). Pour ses dix ans, cette triennale d’art dans l’espace public portée par le centre Doual’art avait, avec le concours de la commissaire d’exposition Cécile Bourne-Farrell, proposé à seize artistes de travailler sur « la place de l’humain » – une formulation suffisamment large pour penser la question des droits de l’homme comme celle de l’humanité que l’on souhaite construire. Lire aussi : Au Cameroun, la rencontre virtuelle d’une artiste repentante et d’un militant anticolonial Les artistes, originaires du Cameroun,...
(Jeune Afrique 15/12/17)
Avec « Ce que le mirage doit à l’oasis », Yasmina Khadra dévoile une autre palette de son talent protéiforme. Celui qui s’est fait connaître par ses polars algériens, avant de devenir l’un des écrivains francophones les plus lus et des plus traduits grâce à ses romans, nous livre un récit d’autofiction. Pour définir ce nouvel exercice littéraire, peut-être conviendrait-il de parler de lettre d’amour adressée au Sahara, source essentielle de son inspiration. Paroles d’amour qu’il adresse également à sa mère et à son épouse. Tout comme le désert et ses mystères, ces femmes lui insufflent le souffle créateur. Invitation au voyage littéraire, ce vagabondage poétique tire aussi sa force des calligraphies et des dessins d’un autre enfant du désert,...
(Agence Ecofin 15/12/17)
Le chanteur nigérian Timaya (photo) a été nominé avec le collectif Morgan’s Heritage pour les 60e Grammy Awards. Lors de la cérémonie célébrant l’excellence planétaire en matière de musique, le nigérian et ses collaborateurs affronteront les autres nominés de la catégorie "meilleur album de Reggae " pour l’album « Avrakedabra ». Le chanteur nigérian et le groupe Morgan’s Heritage seront en compétition avec le groupes Chronixx, Common Kings et les artistes J Boog et Damian Marley. Si cette distinction ne récompensera pas directement la musique africaine, elle vient confirmer une nouvelle tendance des artistes internationaux à collaborer avec les stars africaines. Des tubes comme Bibia be yeye, une collaboration entre la star Ed Sheeran et le ghanéen Fuse ODG, illustrent...
(Le Monde 14/12/17)
Pendant une semaine, la capitale économique du Cameroun a vécu au rythme de l’installation d’une vingtaine d’œuvres dans l’espace public. Du mardi 5 au dimanche 10 décembre s’est tenu le Salon urbain de Douala (SUD 2017). Pour ses dix ans, cette triennale d’art dans l’espace public portée par le centre Doual’art avait, avec le concours de la commissaire d’exposition Cécile Bourne-Farrell, proposé à seize artistes de travailler sur « la place de l’humain » – une formulation suffisamment large pour penser la question des droits de l’homme comme celle de l’humanité que l’on souhaite construire. Les artistes, originaires du Cameroun, du Maroc, de République démocratique du Congo (RDC), d’Afrique du Sud mais aussi de Colombie, d’Allemagne, de France et des...
(Le Monde 14/12/17)
Le premier film de Sofia Djama explore les blessures du passé avec des personnages de deux générations différentes. En attendant les hirondelles, le titre du beau film de Karim Moussaoui, sorti le 8 novembre, évoquait l’attente du printemps dans un pays coincé dans un interminable hiver politique. La sélection des Bienheureux à Venise, après celle d’En attendant les hirondelles à Cannes, montre que le printemps cinématographique algérien ne se fera plus désirer. Premier long-métrage de Sofia Djama, Les Bienheureux fouille avec courage et détermination dans les blessures du passé, comme l’on fait les films des confrè­res argentins ou chiliens quand le cinéma de leurs pays a réapparu à la sortie des dictatures. La réalisatrice a circonscrit le champ de son...
(Jeune Afrique 14/12/17)
Marlène Adanlété-Djondo âgée de 38 ans, directrice commerciale de Glory of God. C’est un flambeau familial qu’a repris, adapté et ranimé Marlène Adanlété-Djondo en rejoignant ses frères à la tête de Glory of God, société spécialisée dans la vente et l’import-export de pagnes. « Un business difficile, mais passionnant », reconnaît-elle. Après l’obtention d’une maîtrise de droit social (université Paris-XI) et d’un master en management des ressources humaines à l’Institut supérieur de gestion du personnel de Paris, Marlène Adanlété-Djondo a été chargée du recrutement des fromageries Bel, puis chasseuse de têtes au sein du cabinet Antenor. Wina Wax En 2010, deux ans après son retour au Togo, elle rejoint l’entreprise familiale en tant que directrice commerciale. En digne petite-fille de...
(Jeune Afrique 14/12/17)
Fatima Simpore est une jeune mannequin burkinabè-togolaise de 19 ans, qui rêve de devenir top-model. Elle a fait ses premiers pas sur les podiums il y a quatre ans et, depuis, sa passion pour le « T » des podiums va crescendo. Née au Togo de père burkinabè et de mère togolaise, Fatima Simpore jongle entre le lycée et le mannequinat. Mais elle espère devenir top-modèle et n’hésite pas « à faire des sacrifices pour réussir ses études et signer un bon contrat ». Déjà habituée aux spots togolais et béninois, elle a été remarquée par une agence et a défilé au Festival international de la mode africaine (Fima) 2016, au Niger : « Une expérience unique », confie-t-elle. Du haut...

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