Vendredi 26 Mai 2017
(Jeune Afrique 26/05/17)
Dans la nuit du 15 au 16 mai, Alassane Ouattara, confronté à la quatrième contestation militaire en trois ans, a dû céder aux revendications des mutins. Retour sur une crise qui soulève de nombreuses interrogations. L’effervescence des grands jours règne dans certaines artères de Bouaké. Autour des banques, on joue des coudes, on s’apostrophe, on rit. Ce mardi 16 mai, s’ils n’ont plus leur arme à la main et ont remisé leur uniforme, ce sont bien des militaires qui s’apprêtent à passer au guichet. Mutins la veille, ils sont venus récupérer les 5 millions de F CFA (7 600 euros) que l’État ivoirien
(RFI 26/05/17)
C’est la première fois qu’il s’exprime depuis que la Côte d’Ivoire est secouée par des mutineries. L'ancien général français Bruno Clément-Bollée connait bien l’armée ivoirienne. De 2007 à 2008, il a commandé l’opération Licorne. Et de 2013 à 2016, il a copiloté le programme DDR des ex-combattants du nord de la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, il est à la retraite et se consacre aux sorties de crise dans plusieurs pays africains. L’officier supérieur livre son expertise au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Après deux mutineries successives, chacun des 8 400 mutins ivoiriens a obtenu 10 millions de francs CFA [15 200 euros]. Ces mutins, vous les connaissez bien. Que pensez-vous de leur mouvement ? Bruno Clément-Bollée : Je pense d’abord...
(RFI 25/05/17)
Depuis mardi, les démobilisés se font discrets à Bouaké en Côte d’Ivoire. Après la mort de quatre des leurs au Corridor Sud, à l'entrée de la ville, ils réfléchissent à la suite de leur mouvement et attendent un contact du gouvernement. Les 6 400 ex-combattants de la « cellule 39 », ceux de la première heure, réclament toujours 18 millions de francs CFA au titre de primes qu'ils n'auraient pas reçues, et au nom d'une certaine égalité de traitement avec les mutins, leurs anciens compagnons d'armes de la rébellion. Diomonde Megbe dit craindre pour sa vie.
(France 24 25/05/17)
Mutineries, grève des fonctionnaires, baisse du budget… Depuis janvier, la Côte d’Ivoire connaît des crises récurrentes, majoritairement issues de revendications financières. Le point sur la situation dans le pays. Avis de tempête en Côte d’Ivoire. En pleine récession économique, le pays fait face, depuis janvier, à plusieurs mouvements de protestation, parfois armés, qui ont jusqu’ici fait au moins neuf morts. Militaires et gendarmes mutins, ex-rebelles démobilisés, fonctionnaires et agriculteurs exigent primes ou revalorisations salariales. Des sommes gigantesques pour un pays qui a dû revoir son budget à la baisse et reporte un à un ses projets d’investissement.
(Les Echos 25/05/17)
La nouvelle loi sur la presse suscite de vives réactions en Côte d’Ivoire. Le gouvernement affirme pour sa part sa volonté de "renforcer" la liberté de la presse et se félicite des progrès réalisés par le pays en la matière. 159e au Classement mondial de la liberté de la presse en 2011, le pays est désormais positionné à la 89e position, et ne cesse de grimper. En Côte d'Ivoire, le projet de loi portant régime juridique de la presse a...
(La Tribune 25/05/17)
Les importations de véhicules d'occasion pour le transport en commun ou de particuliers ne cessent de fleurir en Côte d'Ivoire, mais pas seulement. Pour la seule année 2016, le volume des recettes générées par cette activité a rapporté pas moins de 100 milliards de Fcfa au Trésor public. Les importations de véhicules d'occasion génèrent d'importantes recettes fiscales à l'administration ivoirienne des douanes. Selon les responsables de Côte d'Ivoire logistique (CI Logistique), l'entreprise concessionnaire du Guichet unique de l'automobile au niveau...
(RFI 25/05/17)
A Bouaké, la vie a repris son cours normalement après les incidents entre policiers et ex-combattants démobilisés qui ont fait 4 morts mardi. Des démobilisés qui ont bloqué pendant presque 24 heures l’accès sud de la ville, carrefour commercial de la région. Un épisode qui s’ajoute aux quatre jours de blocages par les militaires mutins, il y a deux semaines. Ces mutineries et poussées de fièvre à répétition ne sont pas sans conséquence pour la deuxième ville du pays. Au...
(Le Monde 24/05/17)
Quatre anciens rebelles, revenus à la vie civile en 2011 après la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle, ont été tués par les forces de l’ordre lors d’affrontements. « Aujourd’hui, ça a tellement dégénéré… » Amadou Ouattara laisse un silence au bout du fil. Depuis Bouaké, sa stupeur laisse vite place à la colère. « Nous n’étions pas armés, nous voulions juste nous faire entendre ! », répète le porte-parole adjoint du mouvement des « démobilisés », ces anciens rebelles qui réclament le paiement de primes au gouvernement ivoirien. Un affrontement, mardi 23 mai, entre ces manifestants et les forces de sécurité
(RFI 24/05/17)
Une mutinerie qui a secoué toutes les grandes villes du pays la semaine dernière, des heurts violents et meurtriers qui ont opposé d’ex-rebelles avec les forces de l’ordre mardi 23 mai, la Côte d’Ivoire traverse en ce moment une sérieuse zone de turbulences liée à des revendications financières à répétition. Et on ne sait jusqu’où cela pourra aller. A chaque semaine suffit sa crise et si les cassandres de Côte d’Ivoire prédisaient que la capitulation en rase campagne du gouvernement...
(La Tribune 24/05/17)
Mutins et millionnaires. Le statut fait visiblement des émules. Alors que les rebelles récupéraient une partie de leur gain obtenu du bout du canon, leurs collègues démobilisés se rappelaient aux souvenirs des autorités en place à Abidjan en bloquant momentanément la circulation dans les artères d’Abidjan et de Bouaké. Pendant un bref moment, le souvenir de la bruyante clameur des casernes a gagné les riverains. Détails. Officiellement, trois morts, quatorze blessés dont 4 graves sont répertoriés ce mardi dans les...
(Jeune Afrique 24/05/17)
Son patronyme est intimement lié au PDCI. Mais Georges Armand Ouégnin a choisi les rangs de l’opposition et prend la tête de sa nouvelle coalition, Ensemble pour la démocratie et la souveraineté. S’il porte un nom connu de tous en Côte d’Ivoire, peu ont déjà vu son visage. Demi-frère de Georges, le puissant chef du protocole de Félix Houphouët-Boigny, oncle de Yasmina, la députée frondeuse de Cocody, Georges Armand Ouégnin était jusque-là le membre le plus discret de cette puissante...
(RFI 23/05/17)
Comment faire participer la diaspora au développement de la Côte d'Ivoire ? Comment faire revenir les compétences et les capitaux de la diaspora ? Comment lutter contre l'immigration clandestine qui fait des milliers de morts parmi les candidats au départ chaque année, en particulier en Méditerranée ? Pour discuter de ces questions et des solutions politiques et économiques possibles, le deuxième Forum de la diaspora ivoirienne se tient, ce lundi 22 et ce mardi 23 mai, à Abidjan. Un million...
(RFI 23/05/17)
A Bouaké, ce lundi 22 mai, les derniers militaires mutins sont attendus dans les casernes pour un retour à la normale, après plusieurs jours de tension. Dans cette ville du centre de la Côte d'Ivoire, une cache d'armes a été découverte durant la mutinerie, il y a une semaine, à un moment où planait sur les mutins la menace d'une intervention militaire contre eux. Le stock se trouvait dans la résidence d'un proche du président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro...
(Jeune Afrique 23/05/17)
Après les mutineries de 8 400 soldats pour réclamer le paiement de primes, d'anciens rebelles démobilisés ont lancé une journée d'action lundi 22 mai dans plusieurs villes de Côte d'Ivoire. Objectif : faire valoir des revendications financières similaires à celles des mutins. Moins d’une semaine après le retour des mutins dans les casernes ivoiriennes, les démobilisés – en majorité d’anciens rebelles non-intégrés à l’armée après avoir combattu au sein des Forces nouvelles – ont tenté lundi de faire valoir leurs...
(Jeune Afrique 23/05/17)
Le projet de loi portant sur le régime juridique de la presse suscite un débat houleux en Côte d'Ivoire. Critiqué par les professionnels des médias et par plusieurs organisations de la société civile qui ont saisi le Conseil constitutionnel, le texte devrait être discuté lors d'une plénière de l'Assemblée nationale ivoirienne d'ici la fin du mois. Le projet de loi sur la presse ne fait pas l’unanimité – c’est un euphémisme. En colère contre certaines dispositions du texte, les journalistes...
(Jeune Afrique 22/05/17)
Dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 décembre 1999, un petit groupe de soldats, dont certains ont le visage grimé ou dissimulé par une cagoule, s’empare sans coup férir de la poudrière du camp d’Akouédo, sur la route de Bingerville, à l’est d’Abidjan. À la tête du commando, les sergents-chefs Souleymane Diomandé et Boka Yapi, épaulés par les caporaux Issa Touré, Neman Gnepa, Oumar Diarra Souba et Yves Gnanago. Pas vraiment le gratin de l’état-major… Les auteurs de...
(La Voix de l'Amérique 22/05/17)
En Côte d’Ivoire, la mutinerie de ces derniers jours est encore dans tous les esprits. Cette mutinerie a rappelé à tous la fragilité de ce pays qui tente de se remettre de plus d’une décennie de crise politique et militaire. La mutinerie est certes finie mais les soubresauts au sein de l’armée ivoirienne sont sans doute loin d’être terminée. Selon certains spécialistes, après la satisfaction des mutins qui ont fait parler la poudre les 12, 13, 14 et 15 mai...
(RFI 21/05/17)
A Bouaké, la mutinerie du week-end dernier, la deuxième en quatre mois, a laissé des traces dans les esprits. Au-delà de la méfiance de plus en plus ancrée des civils envers les militaires, la défiance envers le gouvernement et la façon dont il a géré le problème se fait de plus en plus entendre, notamment au sein de la société civile. Dans sa boutique non loin du centre de Bouaké, Adama se lamente au milieu des objets artisanaux qu'il ne...
(RFI 20/05/17)
En Côte d'Ivoire, l'armée actuelle résulte de l’agrégation il y a six ans des militaires loyalistes et de milliers de combattants rebelles, souvent dirigés par d'ex-comzones devenus riches et puissants. Une armée hétéroclite qui, si elle ne faisait pas forcément la fierté des Ivoiriens ces dernières années, suscite même, après deux mutineries, la défiance, voire la peur au sein de la population. Cette deuxième mutinerie en quatre mois a achevé de jeter le discrédit sur l'armée ivoirienne. Une armée hétéroclite constituée d'ex-rebelles
(Jeune Afrique 20/05/17)
Après une longue période de brouille, l’ex-Premier ministre ivoirien, Charles Konan Banny, est rentré dans le rang de l’ancien parti unique. Et a désormais un seul objectif : lui permettre de reconquérir le pouvoir. Très discret depuis la présidentielle d’octobre 2015, Charles Konan Banny, 74 ans, avait fini par se faire oublier. Le 9 avril, l’ex-Premier ministre (2005-2007) a été décoré par le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), l’ancien parti unique, dont il est l’un des poids lourds. Un retour...

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