Côte d’Ivoire : tapis rouge pour les investisseurs | Africatime
Vendredi 28 Avril 2017

Côte d’Ivoire : tapis rouge pour les investisseurs

jeu, 28/03/2013 - 16:07 -- Bakayoko
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Hommes d’affaires indiens, canadiens, libyens, iraniens, français, le Palais présidentiel ivoirien résonne désormais du pas des opérateurs économiques. Abidjan déroule le tapis rouge aux investisseurs.

Hommes d’affaires indiens, canadiens, libyens, iraniens, français, le Palais présidentiel ivoirien résonne désormais du pas des opérateurs économiques. Abidjan déroule le tapis rouge aux investisseurs.

Par Parfait Dekacou, Abidjan

Six mois après la signature de l’accord de paix de Ouagadou-gou, conclu entre le président ivoirien et son jeune rival le rebelle Guillaume Soro, les opérateurs économiques se pressent à Abidjan. En recevant les opérateurs économiques, indiens et canadiens, le mois dernier, Laurent Gbagbo n’a pas manqué de s’en féliciter. Les signes réels de décrispation aux lendemains de l’accord de paix ainsi que l’enthousiasme avec lequel les autorités ivoiriennes ouvrent leurs bras aux hommes d’affaires sont à l’origine de ce chassé-croisé à Abidjan. Les promesses d’investissement nourrissent l’optimisme actuel des plus hautes autorités ivoiriennes vis-à-vis de la relance économique. Les entreprises des pays qui ont une bonne entente avec le gouvernement ivoirien sont parmi les premiers à vouloir investir dans la reconstruction en Côte d’Ivoire. Ainsi, le groupe libyen African research and development (ARD), selon son directeur général Mustafa Barazi, a proposé le 6 juin au président ivoirien la construction d’une centrale thermique de 450 mégawatts. Une semaine auparavant, c’est le groupe sud-africain Monsu Afrika Petrolum, « en visite d’exploration », selon son patron le général M. Lehlohonolo Moloï. qui rendait visite au président ivoirien.

Recréer l’environnement économique qui prévalait avant les pillages.

Aider à la relance Toutefois, l’environnement des affaires de la Côte d’Ivoire, poumon économique des Etats de l’Afrique occidentale, intéresse les opérateurs économiques de tous horizons. « Nous allons amener des projets qui pourront aider la Côte d’Ivoire à se relancer dans le processus de développement économique », promettait José Moro, consul de Castilla y Léon, qui conduisait, le 22 mai, une délégation d’hommes d’affaires espagnols à la présidence ivoirienne. Mohamad Omman, directeur général du groupe Etisalat, qui l’avait précédé quelques jours plutôt dans ce palais, a annoncé l’extension du réseau de la compagnie de téléphonie « Moov » et promet d’investir quelque 200 millions de dollars, les deux prochaines années. D’autres groupes, comme Uninord, propriétaire de Cotivo et Gonfreville, spécialisé dans la filature, le tissage et l’impression textile, ainsi que le MEDEF, ont été reçus à Abidjan au lendemain de la signature de l’accord de Ouagadougou, courant avril.

Promesses de financement A ces signes d’espoir s’ajoute l’approbation par le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) du Programme d'assistance d'urgence post-conflit (Aupc) négocié par le gouvernement ivoirien. Cette approbation est un feu vert aux appuis des partenaires au développement de la Côte d'Ivoire. En juillet dernier, une table ronde des bailleurs de fonds, organisée par le Premier ministre Guillaume Soro, a permis de récolter des promesses d’aide de la part des partenaires au développement multilatéraux et bilatéraux d’une valeur de 295 millions d’euros, alors que l'Etat ne demandait que 210 millions. Ces promesses de financement se repartissent entre la Banque mondiale, l'ONU, la BAD, l'Union européenne, la France, l'Allemagne, le Japon et la Suisse. La Côte d’Ivoire, qui ne baisse pas la garde avant d’avoir réellement gouté aux fruits de ces promesses, va lancer une offensive diplomatique en vue de récréer l’environnement économique qui prévalait avant les pillages qui ont fait fuir les opérateurs économiques.

Date du document: 
Jeudi, 28 Mars, 2013 - 16:00