Production de Riz en Côte d`Ivoire : l’Office national avoue les difficultés des producteurs | Africatime
Jeudi 27 Avril 2017

Production de Riz en Côte d`Ivoire : l’Office national avoue les difficultés des producteurs

Production de Riz en Côte d`Ivoire : l’Office national avoue les difficultés des producteurs
(Notre Voie 21/04/17)
Production de Riz en Côte d`Ivoire : l’Office national avoue les difficultés des producteurs

Le directeur général de l’Office national de développement de la riziculture (Ondr), Yacouba Dembélé, a passé au peigne fin les maux qui minent le monde rizicole ivoirien et ses acteurs, le samedi 15 avril dernier, à Gagnoa, précisément dans le village de Guéssihio sur l’axe menant à la ville de Guibéroua. C’était à l’occasion de la cérémonie d’investiture du président de la mutuelle de développement du village précité, Noel Koukougnon dont il était le parrain.

« Le développement du riz en Côte d’ivoire est retardé principalement par le fait que les producteurs n’ont pas à disposition les engrais et les semences pour mener à bien leurs activités champêtres» a-t-il révélé. Il a ensuite pointé du doigt la pratique de la culture du riz à l’aide d’outils archaïques. Dembélé Yacouba a, aussi, dénoncé le manque de moyens financiers des riziculteurs qui dans l’ensemble n’ont suffisamment pas d’argent pour payer cash les produits phytosanitaires en vue de se mettre à l’abri des insectes, des intempéries naturelles, etc.

Tout ceci dans le but, a-t-il dit, de garantir une production abondante pour l’autosuffisance alimentaire qui constitue une préoccupation pour les autorités ivoiriennes. Le directeur général de l’Ondr n’a pas manqué de relevé que les usines de riz de Gagnoa, à l’image de celles du territoire ne fonctionnent pas à plein régime. A l’en croire, dans 11 semaines sortira des terres dans les environs de la zone de l’Agence nationale du développement rural (Anader) sur l’axe Gagnoa-Oumé, une usine de transformation des bottes de riz de 25.000 tonnes par an d’une valeur de 1.200.000000 Fcfa. Elle créera, selon lui, 300 emplois directs et 100 emplois indirects dans la ville de Gagnoa qui a de nombreuses potentialités rizicoles. « Gagnoa peut produire du riz de toute saison grâce à ses bas- fond où existent des petits cours d’eau qui sont de grandes richesses suffisantes pour avoir des hectares de champs de riz en faisant des irrigations» a-t-il justifié.

Doumbia Namory
Correspondant Permanent dans le Goh

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