Lundi 11 Décembre 2017

Esclavage en Libye : mais que fait l’Union africaine ?

Esclavage en Libye : mais que fait l’Union africaine ?
(Jeune Afrique 23/11/17)
Des migrants détenus en Libye

La singularité des événements et leur non reproduction à l’identique est le propre de l’historique.

Tribune. Celui-ci se veut en outre capable de nous fournir des matériaux illustratifs d’événements extraordinaires, dont il vaudrait mieux éviter une occurrence contemporaine, tellement leur réalité historique fut atroce, morbide, dévalorisante sur le plan identitaire, et consécrateurs d’un naufrage de l’humanité. La traite des noirs est de cet acabit et, l’Afrique, du triste gotha des terres meurtries par l’exploitation de l’homme par l’homme.

Qui aurait pu imaginer qu’en 2017, l’Afrique dont le sang huila la machinerie du système mercantiliste, pouvait à nouveau vivre la traite des Noirs, non du fait d’un ailleurs qui entre chez elle par effraction et impose l’homme comme combustible à la production de la richesse capitaliste, mais au-dedans d’elle-même ? Oui, en 2017, des Africains du Sud du Sahara font l’objet d’une vente aux enchères publiques en Libye. A qui la faute ?

Certains, avec raison, évoqueront la destruction de la Libye et sa livraison au totalitarisme jihadiste, suite à l’assassinat de Kadhafi par l’Otan. D’autres, non moins fondés, insisteront, tant sur les rendements humainement décroissants d’une Europe forteresse, sur la démocratie à la canonnière de Bernard-Henri Lévy, que sur les accords léonins entre l’Italie et l’actuel Far West libyen. Mais, volens nolens, cet écheveau de causes, aussi robuste qu’il puisse être, n’épuise pas la problématique de la faillite anthropologique que représente la résurgence de la traite des noirs en Afrique en 2017.

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