Mercredi 25 Avril 2018

Du sucre de contrebande sur les marchés ivoiriens (Ministère du Commerce)

Du sucre de contrebande sur les marchés ivoiriens (Ministère du Commerce)
(AIP 30/03/18)
Du sucre de contrebande sur les marchés ivoiriens

Du sucre de contrebande issu de trafics illégaux est desservi sur les marchés ivoiriens depuis quelques temps, a signalé, jeudi, Aimé Koizan, directeur général du Commerce intérieur au ministère du Commerce, de l’Artisanat et des PME, lors d’une conférence de presse, en présence des acteurs du secteur du sucre et de représentants d’associations de consommateurs.

Selon M. Koizan, une recrudescence du trafic du sucre de contrebande a été constatée à l’approche du jeûne musulman, et fait déjà l’objet d’une opération de répression des agents du ministère en charge du Commerce sur les marchés.

Appelant les acteurs du secteur notamment les transporteurs, les commerçants et les consommateurs à la vigilance, il a souligné que ces produits provenant d’Amérique du Sud et d’Asie peuvent porter atteinte à la santé des populations, parce qu’échappant à un contrôle de qualité. Cette fraude, a-t-il ajouté, constitue aussi une perte pour l’industrie sucrière, pour les recettes douanières et fiscales, "et donc un manque à gagner pour l’économie ivoirienne".

Plusieurs méthodes sont utilisées par les contrebandiers pour dissimuler le sucre frauduleux dans les points de vente. Il s’agit entre autres des conditionnements dans les emballages neufs de contrefaçon estampillés des marquages des producteurs locaux, des reconditionnements dans des emballages déjà usagés ou dans des sacs de riz, où encore des conditionnements dans des sachets neutres et transparents.

« J’exhorte les commerçants, les consommateurs à dénoncer tous les réseaux de contrebandiers, en vue de leur démantèlement, auprès des services de répression des fraudes du ministère, ou tout autre service compétent de l’Etat aux numéros verts, 80 00 00 09/80 09 00 99 », a signifié le directeur du commerce intérieur.

Les auteurs de fraude s’exposent à la saisie, à la destruction ou à la fermeture des supports de service notamment les camions, entrepôts ou tout autre objet ayant servi à la commission de la fraude, et/ou au payement d’une amende allant de 100.000 à 100 millions F CFA, a-t-il insisté.

tad/tm

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