Lundi 23 Avril 2018

Bouaké: Après l’attaque de la base du Ccdo, la ville sous haute surveillance

Bouaké: Après l’attaque de la base du Ccdo, la ville sous haute surveillance
(Fraternité Matin 12/01/18)
Bouaké: Après l’attaque de la base du Ccdo, la ville sous haute surveillance

La peur qui avait gagné de la population a disparu. Le marché en face du camp du Ccdo a fait le plein de ses commerçants et de ses clients.

L’appel du gouvernement à la population à vaquer à ses occupations après l’attaque de la base du Centre de coordination des décisions opérationnelles (Ccdo) a été entendu.

En effet, 24 heures après l’attaque de cette base par un groupe de militaires du 3è bataillon, les activités économiques ont repris dans la capitale de la région de Gbêkê. L’indicateur le plus frappant, c’est la réouverture de tous les établissements bancaires. Alors que la veille, si ce n’est la Sgbci, toutes les banques avaient baissé pavillon. En tout cas, ce jeudi 11 janvier 2018, tout est redevenu normal.

La peur qui avait gagné de la population a disparu. Le marché en face du camp du Ccdo a fait le plein de ses commerçants et de ses clients.

L’on observe la présence d’un détachement des forces armées venues d’Abidjan sur le terrain. Ce qui rassure la population.

Il faut indiquer que ce énième mouvement d’humeur des soldats a eu des conséquences négatives sur les activités de certains opérateurs économiques. A en croire Louis Diakité, promoteur du N’Zi Lodge, la réserve naturelle de faune située à 45 kilomètres de Bouaké, les coups de feu ont porté un coup dur à son activité. « J’attendais huit touristes aujourd’hui même (Ndlr : ce jeudi). Ils ont rejeté leur voyage sur Bouaké », regrette-t-il. « Le tourisme ne peut pas s’accommoder avec la violence, les coups de feu », martèle-t-il.

Joint par téléphone, une opératrice économique qui opère dans l’hôtellerie, affirme avoir perdu des clients qui séjournent dans son hôtel depuis des semaines. « Ils sont venus pour la reconstruction de la voie du nord. Ils ont décidé de quitter Bouaké pour Katiola », déplore-t-elle.

CHARLES KAZONY
CORRESPONDANT REGIONAL

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