Dimanche 22 Avril 2018
(La Tribune 10/01/18)
Dénoncer une dictature chez un autocrate. C’est peut-être la phrase qui résume le mieux la mission presque paradoxale de la délégation de la Conférence épiscopale nationale du Congo qui a rencontré ce mardi le président congolais Denis Sassou Nguesso. A Brazzaville, les hommes en soutane espèrent une implication du chef de l'Etat de ce pays voisin en sa qualité de président de la Conférence des Grands Lacs. Mais le médiateur de l’autre rive est-il la personnalité indiquée pour faire reculer Joseph Kabila ? Les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) ont dû être désespérés. En colère aussi après la répression particulièrement violente de paroissiens lors des manifestations du 31 décembre dernier qui a fait plusieurs morts. Mais...
(Xinhua 10/01/18)
Le chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso, président de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), a conféré ce 9 janvier avec une délégation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), venue de la République démocratique du Congo (RDC), conduite par son président Mgr Marcel Utembi Tapa. "Dans le contexte de la crise que traverse notre pays, les évêques de la CENCO sont convaincus que dans le cadre de la coopération internationale, les frères, amis et voisins de la RDC peuvent apporter quelque chose dans la perspective de satisfaire les aspirations du peuple congolais. C'est pourquoi ils ont pensé rencontrer le président Denis Sassou Nguesso", a indiqué le secrétaire général et porte-parole de la CENCO,...
(Jeune Afrique 10/01/18)
Pour le ministre congolais de l'Économie, les États africains doivent s’atteler à bâtir de vraies économies compétitives, plutôt que de se préoccuper de disposer chacun de sa monnaie. Ce qui ne l'empêche pas de suggérer des évolutions dans la politique monétaire de la zone CFA, notamment le passage de la fixité par rapport à l'euro à une flexibilité contrôlée. Depuis plus d’un an, il ne se passe plus un jour sans que les Africains de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) ne parlent du franc CFA. Ils le font sous toutes les coutures : mauvaise monnaie, cause des déconvenues économiques, bonne monnaie, garante de la stabilité macro-financière, monnaie aux relents...
(AFP 09/01/18)
Le Congo-Brazzaville a enregistré lundi une trêve sur le front social avec l'annonce de la fin d'une grève de quatre mois à l'université publique de Brazzaville, en pleine négociation avec le FMI qui a qualifié sa dette "d'insoutenable". Les grévistes enseignants et membres des personnels administratifs demandaient le versement d'une subvention de fonctionnement et le paiement d'arriérés de salaire. "Dans l’intérêt supérieur de la nation, l’assemblée générale des syndicalistes décide de la suspension de la grève et appelle l’ensemble des travailleurs à la reprise effective du service à compter du lundi 8 janvier", selon un communiqué. L’intersyndicale avait lancé la grève début septembre pour revendiquer le paiement régulier d'une subvention trimestrielle estimée à 1,2 milliard de francs CFA (1,8 million...
(RFI 09/01/18)
Le collège de l'Intersyndicale de l'université publique, l'unique établissement de l'enseignement supérieur au Congo-Brazzaville, a décidé de lever la grève qu'il a déclenchée le 1er septembre 2017 pour revendiquer de meilleures conditions de travail. Les agents ont pu obtenir le paiement de trois mois de salaires sur six. Dans les différents établissements de l'université les activités ont repris effectivement hier, lundi 8 janvier alors que les négociations entre le gouvernement et l'Intersyndicale se poursuivent encore. Quelques cours dans certains établissements, affichage des calendriers des concours d’entrée ou encore des sessions de rattrapage dans d’autres, les activités ont repris à l’université publique après quatre mois de grève déclenchée par l’Intersyndicale pour revendications salariales. Didier Ngalebaye, porte-parole de l’Intersyndicale : « Nous...
(APA 08/01/18)
APA - Brazzaville(Congo) - La pluie diluvienne qui est tombée dimanche soir dans le 6 -éme arrondissement(Talangaï) dans la partie nord-est de Brazzaville au Congo, a aggravé l’évolution de la grande érosion du quartier Ngamakosso, dans le 6 -eme arrondissement de Brazzaville, la capitale , occasionnant, l’affaissement de plusieurs maisons et contraignant ainsi plusieurs familles à dormir à la belle étoile. « On ne sait quoi faire, je viens de perdre tout ce que j’avais réalisé durant ma vie active. Pourtant nous avions interpellé les autorités devant l’ampleur que prenait cette érosion mais hélas, personne n’a fait attention à nos propos. Aujourd’hui plusieurs dizaines de familles sont sans abris et dorment à la belle étoile », a déploré un habitant...
(APA 05/01/18)
APA-Yaoundé (Cameroun) - La situation économique et financière «demeure défavorable» dans la sous-région, avec «une croissance nulle» découlant de la contraction du secteur pétrolier, selon une note publiée vendredi par le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC). Au lendemain de sa session ordinaire, tenue le 22 décembre à Yaoundé, elle constate que la région, en 2017, a enregistré un taux d’inflation de 0,6% ainsi qu’une amélioration des soldes budgétaires et extérieurs, le taux de couverture extérieure de la monnaie devant s’établir à 58,8% en fin d’exercice. Le Comité, se félicitant des mesures prises et des progrès significatifs réalisés, tant par les Etats membres, les institutions communautaires que par les partenaires techniques et financiers, a salué le redressement...
(APA 03/01/18)
APA-Brazzaville (Congo) - Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso, a appelé « la force publique » à garantir la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités, signé le 23 décembre dernier à kinkala entre le gouvernement et le Pasteur Ntoumi. « La force publique aura l’obligation, dans le cadre de ses activités, de suivre les orientations du gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de kinkala pour que la paix et la sécurité reviennent dans le département du Pool », a notamment déclaré Sassou N’Guesso, dans une adresse à la nation prononcée dimanche soir à la veille du nouvel an. Il a ajouté : « Cet accord a été...
(APA 02/01/18)
APA-Brazzaville(Congo) - Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso a réaffirmé la volonté de son gouvernement, en ces temps de crise économique, à lutter contre la corruption, la réduire le train de vie de l’Etat et relancer l’agriculture afin de parvenir à l’autosuffisance alimentaire dans le pays. « La crise doit nous aider à rectifier certains comportements(…),il s’agit de réprimer ,éduquer, redresser lorsque les faits l’exigent. Face à la fraude, la corruption, la concussion, le trafic d’influence, le laxisme » a déclaré le président congolais dans son discours de fin année 2017 prononcé dimanche soir. « Sanctionner sera la pierre angulaire de la gouvernance, sur l’autel de la législation et de la réglementation en vigueur », at-il assuré avant...
(RFI 02/01/18)
Plusieurs milliers de réfugiés rwandais pourraient perdre leur statut de réfugié, notamment dans des pays comme l’Ouganda, la Zambie ou le Congo-Brazzaville. A partir du 1er janvier 2018, ces pays pourront appliquer une clause de cessation du statut de réfugié pour les citoyens rwandais ayant fui leur pays entre 1959 et 1994. Une clause demandée depuis des années par Kigali, qui estime qu’il n’y a plus de raison pour leurs ressortissants de vivre à l’étranger. Le processus est soutenu par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) qui a promis de ne pas abandonner ces réfugiés. Au Congo-Brazzaville où vivent environ 9 000 Rwandais, ceux-ci s’inquiètent. Selon le docteur Eric Ndayishimiye, le président de cette communauté, la quasi-totalité...
(Jeune Afrique 30/12/17)
Dans un contexte économique difficile, le gouvernement congolais a présenté mercredi le projet de loi de finances 2018, avec des dépenses en baisse de 7,6 %, après avoir réduit le budget 2017 de 44 %. Le conseil des ministres a adopté le 27 décembre le budget 2018, qui atteint 1 603 milliards de Franc CFA (2,4 milliards d’euros) du coté des recettes, et 1 384 milliards de Franc CFA (2,1 milliards d’euros) de dépenses. Soit une réduction de 7,6 % par rapport au budget 2017. Le projet de loi de finances 2018 prévoit de réaliser un excédent budgétaire atteignant 219 milliards de FCFA (334 millions d’euros). Le gouvernement congolais anticipe un déficit de trésorerie de 778 milliards de FCFA (1,2...
(Jeune Afrique 30/12/17)
Au lendemain de la sortie médiatique du pasteur Ntumi, chef des miliciens Ninjas Nsiloulous, l'opposant et candidat malheureux à la présidentielle, Guy-Brice Parfait Kolélas, a recadré vendredi son ancien allié. Il l'a invité à ne pas lier le sort du Pool à la libération des prisonniers politiques au Congo-Brazzaville. Hier encore, beaucoup les pensaient alliés, coalisés. Il n’en est rien. C’est en tout cas ce que laisse entendre Guy-Brice Parfait Kolélas, lorsqu’il répète ce vendredi 29 décembre : « Ntumi, c’est Ntumi. Kolélas, c’est Kolélas. » En réalité, l’opposant congolais ne partage pas la même lecture de l’accord de cessez-le-feu, conclu le 23 décembre, que celle du pasteur Ntumi, qui avait soutenu sa candidature lors de la présidentielle de mars...
(RFI 30/12/17)
Au Congo-Brazzaville, l'opposant Paulin Makaya s'apprête à passer le Nouvel An sous les verrous. L'ancien leader de la formation Unis pour le Congo avait été condamné en juillet 2016 à deux ans de prison pour « incitation au trouble à l'ordre public ». Il a fini de purger sa peine le 1er décembre de cette année. Pourtant, il n'a toujours pas recouvré la liberté. Paulin Makaya est l'une des principales figures de l'opposition au référendum constitutionnel du 25 octobre 2015 qui a permis au président Denis Sassou Nguesso d'être réélu. A l'origine...
(RFI 30/12/17)
Conformément à une disposition de la Constitution adoptée en 2015, Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), formation d'opposition ayant obtenu le plus grand nombre d'élus aux dernières législatives, a été désigné chef de file de l'opposition. C’est une grande première dans un pays où l'opposition ne parle pas souvent le même langage. Le promu se réjouit et promet de rassembler toutes les tendances de l'opposition qui n'ont pas encore réagi à sa désignation. Pascal ...
(RFI 30/12/17)
Réactions diverses à Brazzaville vendredi 29 décembre après les déclarations du pasteur Ntumi diffusées par RFI à propos de l'accord de cessez-le-feu signé il y a une semaine à Kinkala. Si le gouvernement se félicite que le pasteur Ntumi ait « pris acte » du cessez-le-feu, quand bien même, dit-il, l'accord ne lui avait pourtant pas été soumis avant signature. D'autres, en revanche, s'inquiètent devant la longue liste de revendications qu'il pose en préalable à une résolution durable du conflit. Il y a le verre à moitié plein. C'est ainsi qu'a choisi de le voir le porte-parole du gouvernement congolais Thierry Moungalla. « Les extrémistes en sont pour leurs frais » dit-il. Le pasteur Ntumi n'a pas rejeté l'accord, et...
(RFI 29/12/17)
Dans un message enregistré jeudi après-midi 28 décembre, le pasteur Ntumi prend acte de l’accord de cessez-le-feu signé à Kinkala au Congo-Brazzaville le 23 décembre pour ramener la paix dans le Pool. Mais il estime que ce texte – qui dit-il ne lui a pas été soumis avant signature – ne tient pas compte de ses « préoccupations majeures ». Il « exige » la mise en place d’une commission pour « corriger » le texte. L’enregistrement audio dure un peu plus de cinq minutes. Le pasteur Ntumi ne rejette pas l’accord de Kinkala, dans la région du Pool, conclu le 23 décembre entre des représentants du gouvernement congolais et un représentant de la rébellion du pasteur Ntumi. Mais il...
(APA 28/12/17)
APA-Brazzaville(Congo) - Le projet de budget2018 au Congo est estimé à près de 1600 milliards F.CFA, et a subi une baisse par rapport à celui de 2017 qui était de près de 2744 milliards FCFA , a indiqué jeudi à Brazzaville, Thierry Lézin Moungalla, porte-parole du gouvernement. Par ailleurs souligne Thierry Moungalla ce projet de budget dégage un excédent budgétaire prévisionnel de 219.000.000.000) de frs CFA, destiné à résorber le déficit en ressources de trésorerie. Malgré la conjoncture économique internationale plutôt favorable le porte-parole du gouvernement congolais a déploré que l’économie congolaise continue de subir « les effets de la récession constatée en 2016 et accentuée en 2017...
(RFI 28/12/17)
Le gouvernement congolais et le pasteur Ntumi, qui ont conclu le 23 décembre un accord de cessez-le-feu pour ramener la paix dans le Pool, l'ont présenté comme un « beau cadeau de Noël ». Mais, l'opposition et la société civile congolaises continuent à s'interroger sur les conditions et autres paramètres qui ont abouti à sa signature. Elles exigent plus d'explications aux deux parties signataires. « Cette fois-ci nous allons tenir le bon bout de l'accord de paix. Moi je le crois et, en tout cas, le révérend-pasteur qui nous a délégués le croit aussi », s'était exprimé Jean-Gustave Ntondo, représentant du pasteur Ntumi, lors de la signature de l'accord avec un représentant du gouvernement. Il s'était montré optimiste quant à...
(La Tribune 28/12/17)
Au Congo, la commission nationale de lutte contre la corruption, la fraude et la concussion vient de publier, la fin de la semaine dernière, son rapport sur les malversations financières dans le pays. L'institution dénonce de graves irrégularités dans la gestion financière. Des accusations qui viennent donner raison au Fonds monétaire international qui en avait déjà fait cas à l'issue d'une mission effectuée au Congo du 5 au 20 décembre 2017. La gouvernance publique revient encore une fois au-devant de la scène au Congo. Dans un rapport sur l'état de la corruption dans le pays, la Commission nationale de lutte contre la corruption, la fraude et la concussion congolaise a pointé du doigt de graves dysfonctionnements dans la gestion des...
(Le Point 27/12/17)
Disparu à 74 ans, ce diplomate et professeur plongeait ses observations dans sa connaissance parfaite de l'histoire intime du Congo et de la région des Grands Lacs. La fin s'est écrite à Évreux, en France, en ce mois de décembre. Assurément, une grande perte pour sa famille et ses amis, mais aussi pour le monde universitaire et diplomatique congolais et d'Afrique centrale. Bien que discret, réservé et humble, et donc peu connu du grand public, Jérôme Ollandet était un acteur de tout premier plan de l'histoire et de la diplomatie du Congo. Et c'est d'ailleurs à ce titre qu'il a eu droit à tous les honneurs ce 21 décembre au Palais des Congrès de Brazzaville, en présence du chef de...

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