Jeudi 19 Octobre 2017

Santé publique : la communauté pharmaceutique travaille à l’accès aux médicaments de qualité

Santé publique : la communauté pharmaceutique travaille à l’accès aux médicaments de qualité
(Agence d'information d'afrique centrale 25/10/13)

La deuxième Semaine de la pharmacie, organisée par le Syndicat national des pharmaciens du Congo (Synaphac) et l’Ordre national des pharmaciens (ONP), du 24 au 26 octobre à la préfecture de Brazzaville, a fait de l’accès aux médicaments de qualité son thème de réflexion. La communauté pharmaceutique nationale débattra de plusieurs sujets de préoccupation en matière de santé à travers le thème retenu : « Accessibilité des populations aux médicaments de qualité ». Les participants vont, pendant les trois jours de travaux, suivre plusieurs communications, parmi lesquelles : la formation des agents de la pharmacie ; l’accueil des patients ; le conseil en pharmacie ; l’examen biologique ; la visite médicale ; l’ordonnance. Selon le président du Synaphac, Boniface Okouya, le thème de ces assises est révélateur de la volonté des professionnels d’explorer et de proposer à l’État des pistes de solutions. Le gouvernement, en créant la Congolaise des médicaments essentiels génériques (Comeg), a perçu l’acuité du problème des médicaments, a-t-il rappelé. « Nous tenons à discuter résolument avec l’Administration afin que notre centrale d’achat soit performante et s’ouvre aussi au secteur privé parce qu’il n’y a pas d’une part des malades publics, et de l’autre, des malades privés », a fait savoir le Dr Boniface Okouya, précisant que le but recherché était de soigner les Congolais avec des médicaments fiables à moindre coût. Le président du Conseil de l’Ordre national des pharmaciens (ONP), Hyacinthe Ingani, a, quant à lui, indiqué que le marché des médicaments était marqué par l’inadéquation entre l’offre pharmaceutique et la demande d’une population aux revenus modestes, excluant une frange importante des Congolais. Pour lui, ces assises visent également à chercher les voies et moyens à mettre en œuvre pour améliorer significativement le niveau d’accès aux soins et médicaments adéquats.

« Tous les acteurs publics et nos concitoyens sont attentifs aux conclusions de nos travaux. Face à cette injustice, à cette inaccessibilité des populations aux médicaments, quelles sont les solutions ? Le recours aux médicaments génériques constitue à n’en point douter la solution centrale », a affirmé Hyacinthe Ingani. Utilisés actuellement à 30% en France, 50-60% en Allemagne et en Angleterre, à 70% aux États-Unis d’Amérique, au Congo, les ventes de ces médicaments ne dépassent guère les 3% du marché, a-t-il regretté. « C’est un véritable paradoxe : les pays les plus riches ont choisi de privilégier les médicaments génériques, vendus à des prix relativement faibles. Nous, malheureusement, nous offrons essentiellement les princeps, qui, à qualité égale, sont plus coûteux », a souligné le président de l’ONP. En ouvrant les travaux, l’inspecteur général de la Santé, le professeur Pascal Talani, est revenu sur la mise en place de la Comeg. Selon lui, la création de cette structure est un témoignage éloquent de l’ambition que les Congolais puissent bénéficier de traitements adéquats et à moindre coût. La formation des agents de la pharmacie prouve, a-t-il indiqué, l’intérêt que les pharmaciens ont à participer avec les pouvoirs publics à formuler une politique du médicament. « Nous espérons qu’à l’issue de la deuxième Semaine de la pharmacie, vous nous proposerez des solutions, des résolutions pertinentes qui tenteront de résoudre les questions de la profession et de la disponibilité générique de qualité », a souhaité Pascal Talani.
Parfait Wilfried Douniama

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