Vendredi 15 Décembre 2017

Le Congo poursuit ses négociations avec le FMI en vue d'un programme de sortie de crise

Le Congo poursuit ses négociations avec le FMI en vue d'un programme de sortie de crise
(APA 06/12/17)
Abdoul Aziz Wane, chef de mission du Fonds monétaire international(FMI) au Congo

APA-Brazzaville (Congo) - La mission du Fonds monétaire international(FMI), conduite par Abdoul Aziz Wane, de retour au Congo, a entamé mardi à Brazzaville l’ultime phase des négociations avec le gouvernement congolais en vue d’un éventuel programme pour une sortie de la crise économique qui sévit dans ce pays depuis 2014.

« Après la phase des discussions de février dernier nous sommes revenus. Nous pensons boucler avec cette phase de discussions pour rentrer dans celle des négociations », a déclaré Abdoul Aziz Wane.

Le chef de la mission du FMI a en outre ajouté que « cette phase de négociations va être axée sur trois piliers que sont entre autres : le rééquilibrage de la politique budgétaire, la bonne gouvernance qui serait une rupture avec les vieilles habitudes du passé et nous allons aussi nous appesantir sur les mesures prises par le Congo pour rendre la dette soutenable. »

« Des objectifs qui ne peuvent être atteints que dans un cadre transparent », a relevé M. Wane.

De son côté le ministre congolais des Finances, Calixte Ganongo, a tenu à rassurer les Congolais sur l’issue de ces négociations qui d’après lui, ne vont pas bousculer les acquis sociaux.

« Ils s’agit là des négociations, cela dépendra de ce qui va se dire, nous sommes rassuré de ce que le volet social des Congolais retient déjà l’attention du gouvernement et rien ne sera mis en cause», a fait savoir Calixte Ganongo qui du reste s’est réjoui de la reprise de ces négociations avec le FMI.

Le séjour de cette délégation du FMI au Congo se poursuivra jusqu’au 20 décembre avec l’espoir d’aboutir sur un programme économique et financier qui sera soutenu par le FMI pour sortir le Congo de sa crise.

Notons que le Congo croupit sous le poids d’une dette estimée à 110% ou 120% de son Produit intérieur brut (PIB).

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