Mercredi 20 Septembre 2017

Congo : « Je ne suis pas un gourou ! », assure Guy-Brice Parfait Kolélas

Congo : « Je ne suis pas un gourou ! », assure Guy-Brice Parfait Kolélas
(Jeune Afrique 11/09/17)
Guy-Brice Parfait Kolélas

Ses relations avec Denis Sassou Nguesso, le pasteur Ntumi ou encore son frère Landry, mais aussi son mysticisme supposé et sa proximité avec le Front nationale, en France... Le député de l’opposition assume ses positions.

Il aurait pu prétendre au statut de chef de l’opposition. D’autant qu’il compte neuf députés, dont lui-même, au sein de la nouvelle Assemblée nationale du Congo. Soit un de plus que l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), jusqu’ici considérée comme la première force de l’« opposition républicaine ». Mais Guy-Brice Parfait Kolélas, 58 ans, leader de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki) et ancien ministre de Denis Sassou Nguesso, n’a toujours pas obtenu l’agrément de sa structure politique. « Cela fait quatre mois que nous attendons les documents définitifs », se désole un proche de ce candidat malheureux à la présidentielle de 2016. Avec son charisme de chef traditionnel et son yuki, cette calebasse en argile omniprésente, Kolélas compte bien peser, à sa manière, dans la vie politique de son pays.

Jeune Afrique : Que vous inspirent la reconduction de Clément Mouamba au poste de Premier ministre et la formation, le 22 août, d’un nouveau gouvernement ?

Guy-Brice Parfait Kolélas : C’est du domaine de l’exécutif. Moi, je suis un député. Je considère que le président Denis Sassou Nguesso sait ce qu’il fait. Il est dans ses prérogatives constitutionnelles.

Dans une interview à Jeune Afrique, Pascal Tsaty Mabiala, pressenti comme chef de l’opposition, vous tend la main. Une alliance entre l’UDH-Yuki et son parti, l’UPADS, est-elle envisageable ?

Un groupe parlementaire se forme par affinités politiques. Étant tous deux dans l’opposition, nous sommes appelés à nous souder pour que notre voix porte plus loin. Agir autrement serait suicidaire. Donc je ne ferme pas la porte.

Dans le département du Pool, les élections n’ont pas pu avoir lieu dans toutes les circonscriptions, dont la vôtre. Que s’y passe-t-il vraiment ?

Lorsqu’un État ne parvient pas à assurer la sécurité dans certaines parties de son territoire, cela traduit une perte de souveraineté. J’ignore ce qu’il s’y passe, si ce n’est qu’il s’y joue une crise sécuritaire et humanitaire dont je ne connais ni les tenants, ni les aboutissants.

Il faudrait convoquer un dialogue à Kinkala, chef-lieu du Pool, entre les ressortissants du département : les élus, les sages, les chefs de villages et de congrégations religieuses… À l’issue de ces palabres, nous demanderions au gouvernement de nous autoriser à aller chercher Frédéric Bintsamou [alias le pasteur Ntumi, chef des miliciens Ninjas Nsiloulous qui a repris le maquis après la présidentielle] dans la forêt. Puis nous l’écouterions et transmettrions à l’État ses revendications.

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