Mardi 23 Janvier 2018

Congo : garde à vue d’un officier soupçonné de complot contre l’Etat

Congo : garde à vue d’un officier soupçonné de complot contre l’Etat
(APA 12/01/18)

APA-Brazzaville(Congo)- Le général Norbert Dabira, ancien inspecteur des forces armées congolaises(FAC), est en garde à vue depuis mercredi dernier sous l’accusation d’avoir tenté de renverser les institutions de la République en décembre dernier, a appris APA le vendredi de source policière.

Selon cette source l’officier, originaire du même département(Cuvette) que le président congolais, Denis Sassou N’Guesso, se trouve à la direction générale de la surveillance du territoire(DGST).

D’après Le troubadour, journal proche du pouvoir, l’ancien Haut-Commissaire à la réinsertion des ex-combattants aurait tenté de convaincre le chef de la garde Républicaine, le général Nianga Mbouala N’Gatsé , «d’éliminer le président de la République en faisant exploser son avion en plein vol. »

Il aurait cherché à le convaincre en lui tenant ces propos : « à l’allure où va la situation économique du pays, il pourrait y avoir une explosion sociale qui risque de faire perdre tout à ceux qui sont au pouvoir actuellement. »

Selon le Troubadour, « l’officier général a été assigné en garde vue après qu’on lui a fait écouter la conversation qu’il aurait eue avec le chef de la garde Républicaine ». Ce dernier l’a toutefois dénoncé aux autorités.

Aux dernières nouvelles, une rumeur circule sur une éventuelle arrestation de chef de la garde Républicaine Nianga Mbouala Gatsé qui du reste a été limogé de ses fonctions et remplacé par son second.

Norbert Dabira a été après le retour du Président Sassou N’Guesso au pourvoir en 1997, l’un des piliers du pouvoir de Brazzaville. Il fut impliqué dans les affaires des disparus du Beach de Brazzaville avant d’être blanchi par la justice.

Il est aussi propriétaire de la première chaîne de télévision et de radio privé du Congo la RDTV, qui, dès le retour de Sassou N’Guesso, avait joué un rôle dans la moralisation de la société congolaise.

L'enqête sur cette affaire n’en est qu’à ses débuts mais on n’écarte pas l’interpellation de nombreux proches du pouvoir.

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