Samedi 16 Décembre 2017

Congo : dettes cachées, mais pas de défaut de paiement, conteste l'Exécutif

Congo : dettes cachées, mais pas de défaut de paiement, conteste l'Exécutif
(La Tribune 08/08/17)
Thierry Mougalla, porte-parole du gouvernement congolais

Le gouvernement congolais a vigoureusement contesté la dégradation de sa note souveraine par les agences Moody’s et Standard Poor’s. Les autorités assurent que le Congo n’est pas en défaut de paiement et accuse par la même occasion la société Commissions Import Export S.A. (Commisimpex) de manœuvres visant à ternir l’image du pays. Des déclarations qui sont toutefois loin de rassurer les marchés, le Congo étant encore empêtrée dans une nouvelle affaire de dette cachée.

Les turbulences économiques s'accumulent de plus en plus pour le Congo qui a vu ses notes affectées à sa dette extérieure, être tour à tour rabaissées par les agences de notation Fitch, Moody's et Standard and Poor's (S&P). Le mardi 1er Août dernier, la République du Congo a en effet été placée en défaut de paiement partiel par l'agence S&P qui a alerté que Brazzaville n'avait pas remboursé des échéances sur certains titres, à la date du 30 juin. Une décision qui fait suite à des initiatives similaires prises quelques jours auparavant et pour les mêmes raisons par Moody's et de Fitch.

Des décisions que conteste le gouvernement congolais qui assure qu'aucun défaut de paiement n'est survenu concernant l'échéance du 30 juin 2017 au titre des obligations de la République du Congo libellées en dollars US à échéance 2029. Selon Financial Afrik, le gouvernement confire avoir versé au trustee, à bonne date, la somme de 21,1 millions de dollars correspondant au paiement dû et qui devait être effectué aux porteurs d'obligations le 30 juin 2017.

Si le paiement n'a pas encore été effectué, à croire les autorités congolaises, c'est en raison de la procédure judiciaire initiée à New York par la société Commissions Import Export S.A. (Commisimpex) visant à saisir les fonds affectés aux porteurs des titres 2029. Une procédure que le gouvernement congolais estime juridiquement illégale et en ce sens, une procédure de mainlevée des injonctions est en cours pour permettre aux créanciers de rentrer rapidement possible dans leurs droits.

Le Congo a par conséquent tenu à dénoncer les dégradations de ses notes, fondées sur les seuls effets de la procédure société initiée par Commisimpex alors qu'il a dûment respecté ses obligations de paiement envers les porteurs de titres 2029.

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