Jeudi 27 Juillet 2017

Congo-Brazza – Antoine Evoundou : « La désignation du chef de l’opposition est l’un des enjeux des législatives »

Congo-Brazza – Antoine Evoundou : « La désignation du chef de l’opposition est l’un des enjeux des législatives »
(Jeune Afrique 17/07/17)
Des leaders de l'opposition congolaise

Enjeux des élections législatives dont le premier tour est organisé ce dimanche au Congo-Brazzaville, problématique de la gouvernance électorale, le seuil escompté de participation... Le préfet Antoine Evoundou, chef de la Direction générale des affaires électorales (DGEA), répond aux questions de Jeune Afrique.

Au Congo-Brazzaville, le vrai boss des élections, c’est Antoine Evoundou. Ce haut-fonctionnaire est à la tête de la Direction générale des affaires électorales (DGEA) depuis 10 ans. Mais « cela fait vingt ans que je suis dans le système électoral », s’empresse de préciser celui qui a dirigé la Direction générale de la sécurité extérieure entre 2005 et 2007.

À la veille des élections législatives et locales organisées ce dimanche 16 juillet, son téléphone n’arrête pas de sonner. Des coups de fil qui viennent de tous les départements du pays, surtout de la part des préfets qui lui soumettent les derniers couacs dans leurs circonscriptions. C’est la DGEA en effet qui s’occupe des opérations préélectorales : de la gestion du fichier et des candidatures à la distribution des cartes d’électeurs entre autres. Même si, pour la première fois cette année, elle a associé la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) dans cette « préparation matérielle » des législatives et locales. « Mais c’est la CNEI qui reste exclusivement compétente pour organiser les scrutins », rappelle Antoine Evoundou pour souligner le caractère « bicéphale » du système électoral congolais.

Jeune Afrique : Quel est le principal enjeux de ces élections organisées une année après la réélection du président Denis Sassou Nguesso ?

Antoine Evoundou : Avec la nouvelle Constitution, le Congo-Brazzaville est passé d’un régime présidentiel à un régime parlementaire. L’enjeu principal de ces élections législatives, c’est de permettre la mise en place d’une majorité parlementaire à l’Assemblée nationale. De celle-ci seront issus le Premier ministre et son gouvernement qui seront nommés par le président de la République.

Il y a cependant un autre enjeu qui découle de ces législatives : le statut du chef de l’opposition. Celui-ci reviendra au groupe de l’opposition le plus important au sein de l’Assemblée nationale. C’est une première au Congo-Brazzaville. Ce chef de l’opposition pourra, entre autres, être consulté à diverses occasions. Porte-parole officiel de l’opposition, il sera aussi protégé par la loi et disposera de certains privilèges. C’est une façon pour la République de prendre en compte une partie de l’opinion qui ne s’est pas exprimée en faveur de la majorité.

Lire la suite sur: http://www.jeuneafrique.com/457681/politique/antoine-evoundou-statut-che...

Commentaires facebook