Mardi 21 Novembre 2017

Telma-Comores : l’Anrtic somme l’opérateur de revoir à la hausse ses tarifications des appels sortants

Telma-Comores : l’Anrtic somme l’opérateur de revoir à la hausse ses tarifications des appels sortants
(Al-Watwan 20/04/17)

Les informations persistantes sur la volonté de l’Autorité nationale de régulation des technologies de l’information et de la communication (Anrtic) d’exiger à Telma la hausse de ses tarifs internationaux sont désormais officielles.

Dans un courrier datant du vendredi 14 avril et adressée aux directeurs généraux des deux opérateurs de télécommunication avec copies à la vice-présidence chargée des Tic, au secrétariat du gouvernement et à la présidence de l’Union, le directeur de l’Anrtic, Saïd Mouinou Ahamada demande à Telma-Comores de rehausser ses tarifs internationaux, mais également à Comores Télécom de revoir les siens à la baisse.

«Suites à nos différents travaux d’études sur les tarifs des appels sortants pratiqués par Comores Télécom et Telco S.A sur le territoire national, nous avons constaté que ces tarifs sont respectivement trop élevés pour l’un et trop bas pour l’autre. L’Anrtic, dans son rôle de régulateur, a pris la décision de procéder à un encadrement de ces tarifs conformément à la loi», peut-on lire dans ce courrier.

Le régulateur apporte ainsi une proposition en demandant à Telma-Comores d’augmenter ses prix et à Comores Télécom de diminuer les siens «afin de permettre aux consommateurs de profiter de la concurrence dans les meilleurs délais».

Au mois de mars dernier, le directeur de l’Anrtic avait déclaré à la presse que Comores Télécom «exige la révision des tarifs internationaux des appels entrants de Telma» pour éventuellement procéder à l’interconnexion. Une exigence à laquelle le régulateur s’est défendu ne figurant pas dans son champ d’intervention. Aujourd’hui, on ne peut que constater que visiblement l’Anrtic s’attaque aux appels sortants qui, eux, entrent dans ses prérogatives. Ceci dit, cela ne doit pas constituer encore aujourd’hui un blocage vers l’interconnexion nationale.

Concurrence déloyale ?

Il y a presque une semaine, le directeur général de l’opérateur privé, Alain Brillard, expliquait, dans une conférence de presse, que «la tarification à l’international est restée la même et nous n’avons reçu aucune demande allant dans le sens d’une révision à la hausse des tarifs.

Lire aussi : Alain Brillard, directeur général de Telma-Comores : «L’absence d’interconnexion pénalise les clients, les opérateurs et l’État»

Effectivement, le gouvernement souhaiterait revoir certaines choses, mais concernant notre tarification internationale, on n’en est pas au courant. Si demain, on nous oblige à la revoir, on avisera». Et le courrier suivra le lendemain de la conférence, changeant ainsi, la donne. En dix pages, l’Anrtic communique ses propositions à Telma-Comores seulement.

Cette dernière doit facturer la minute de communication vers Maoré à 80 fc, au minimum, et 175 fc, au maximum, contre sa tarification actuelle de 60 fc la minute. Vers la France, le client doit être facturé entre 300 fc, au minimum, et 400 fc, au maximum, la minute contre 120 fc actuellement. Au Sénégal, Telma-Comores facture la minute à 300 fc, mais si la tarification de l’Arntic entre en vigueur le client aura à payer entre 380 et 450 fc la minute.

Les tarifs des appels sortants de chez Telma-Comores vers beaucoup de destinations dans le monde sont ainsi revus à la hausse. Cependant, l’Anrtic demande la réduction des tarifications pour certains pays comme la Tunisie que l’opérateur facture 900 la minute d’appel sortant. Le régulateur lui enjoint de faire payer 600 à 750 fc la minute.

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