Jeudi 22 Juin 2017

Salon du livre Comores Océan indien, hier au Retaj : «Le livre n’est pas un bien, mais une création»

Salon du livre Comores Océan indien, hier au Retaj : «Le livre n’est pas un bien, mais une création»
(Al-Watwan 14/03/17)

«J’ai toujours milité pour le rayonnement de la culture et de la jeunesse», a déclaré le chef de l’Etat Azali Assoumani. L’ambassadeur de France a, quant à lui, souhaité une bonne continuité aux organisateurs de cette première. «Le livre n’est pas un bien, mais une création», a-t-il lancé appelant à ce que la chaîne du livre, «qui constitue une richesse» dans la région, soit «encouragée». Le maire de Moroni, a, quant à lui, appelé à mettre l’accent sur l’apprentissage du shikomori.

Le premier salon du livre Comores Océan indien a, officiellement, ouvert ses portes dans l’après-midi d’hier à l’hôtel Retaj à Moroni. C’est le chef de l’Etat, Azali Assoumani, qui a donné le coup d’envoi en présence de plusieurs hautes personnalités politiques, diplomatiques et culturelles, d’un panel d’écrivains, de libraires et éditeurs nationaux et internationaux, et d’une foule nombreuse.

En sa qualité de premier parrain du salon, Azali Assoumani a, tout d’abord, exprimé sa satisfaction d’avoir initié l’ancien Festival national d’art et de culture comoriens (Fesnaco) en mars 2000 et de parrainer, en cette année 2017, le premier Salon du livre Comores Océan indien. «J’ai toujours milité pour le rayonnement de la culture et de la jeunesse», a-t-il déclaré.

Avant de remercier tous les acteurs qui ont contribué, de près ou de loin, à la tenue de ce salon, notamment l’anthropologue Damir Ben Ali, les docteurs Ouleidi Ahmed et Moussa Saïd, l’écrivain Saïd Ahmed Saïd Tourqui, ainsi que l’Ambassade de France aux Comores, Azali Assoumani a estimé que ce salon était une «opportunité pour promouvoir» la littérature et la culture comoriennes.

Le président de la République a, parallèlement, affirmé, sous l’ovation de l’assistance, que les Accords de Florences déjà ratifiés et promulgués allaient être mis en œuvre. «C’est le combat de nous tous», a lancé le président en appelant les écrivains à transmettre leur savoir-faire aux plus jeunes. «Apprenez-nous à écrire», a sollicité le chef de l’Etat.

Shikomori

Pour sa part, l’ambassadeur de France aux Comores, Robby Judes, a tenu à féliciter tous les acteurs de ce salon en leur souhaitant une bonne continuité. «Le livre n’est pas un bien, mais une création», a lancé le diplomate français qui souhaite à ce que cette «création» soit «protégée». Selon lui, il faut encourager toute la chaîne du livre qui «constitue une richesse» dans la région.

Dans son mot de bienvenu, le maire de la capitale, Moustoifa Chamsoudine, a, quant à lui, mis l’accent sur l’apprentissage du shikomori, la langue maternelle des Comoriens. Pour lui, seul un meilleur apprentissage du shikomori permettrait, selon lui, à la jeunesse comorienne de mieux maîtriser les autres langues officielles du pays.

Parlant «au nom des écrivains comoriens» selon les organisateurs, l’écrivain Aboubacar Saïd Salim a demandé au chef de l’Etat, que des intervenants ont qualifié de «président de l’émergence culturelle», de pérenniser les activités culturelles «qu’il a lancé lors de son premier mandat, d’ouvrir une grande bibliothèque qui aura toutes les options et d’instaurer un prix littéraire national».

L’auteur de «Et la graine..» a mis l’occasion à profit pour rendre hommage à quatre écrivains comoriens qui ont marqué leur temps, à savoir, Mohamed Toihiri, «pionnier de la littérature comorienne d’expression française», le défunt Salim Hatubou, grand conteur et organisateur d’évènements culturels, Souef Elbadawi «l’agitateur culturel qui a ouvert son propre espace culturel», et Mohamed Nabouhane qui écrit en langue nationale.

En fin, le coordinateur du Système des Nations unies, Mathias Nab, a renouvelé son engagement à soutenir les actions du gouvernement après s’être «réjoui» que ce salon ait pris une dimension «internationalement reconnue», devait-il préciser.

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