Mercredi 25 Avril 2018

Mayotte : il faut « appliquer une politique diplomatique ferme à l’attention de l’Union des Comores »

Mayotte : il faut « appliquer une politique diplomatique ferme à l’attention de l’Union des Comores »
(Le Monde 28/03/18)

Le soulèvement populaire, observé actuellement au sein du 101e département de Mayotte, relance le sempiternel débat sur l’appartenance de cette île à la France, différend qui l’oppose à l’Union des Comores depuis des décennies. Le 22 décembre 1974, à l’occasion d’une consultation d’autodétermination, les habitants d’Anjouan, de Mohéli et Grande Comores ont voté à plus de 95 % pour l’indépendance, tandis que les Mahorais se prononçaient largement pour le maintien au sein de la République française.

Prenant acte de ce choix, la France a alors décidé de comptabiliser les résultats île par île, conservant ainsi dans son giron le futur jeune département. Cette décision, vivement critiquée, aurait été prise en violation du droit international, et notamment du point 6 de la déclaration du 14 décembre 1960 sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples colonisés des Nations unies, qui édicte que l’intégrité territoriale des anciennes colonies doit être préservée. La France aurait ainsi arbitrairement amputé les Comores d’un quart de son territoire se fondant sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Accuser la République française d’avoir construit une opposition fictive entre des populations d’un même environnement traduit une méconnaissance manifeste de l’histoire de Mayotte, que l’on fait remonter à tort à 1946 et à la création de cette entité administrative qu’est un territoire d’outre-mer (TOM).

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