Mardi 21 Novembre 2017

Contributions aux assises nationales : pour un renforcement des conditions d’éligibilité et respect de la tournante

Contributions aux assises nationales : pour un renforcement des conditions d’éligibilité et respect de la tournante
(Al-Watwan 08/09/17)

Les principaux intervenants à la conférence de presse d’hier ont, tour à tour, dressé le bilan économique, social, institutionnel et politique des différents régimes et en ont tiré les pistes et moyens à suivre pour aboutir, entre autres, à une réelle émergence et à un développement du pays “gage du retour de l’île comorienne de Mayotte dans son giron naturel”. L’ex-conseiller à la Cour constitutionnelle, Antoy Abdou, dégage ainsi quelques propositions à soumettre lors des assises nationales. La première est l’instauration d’un régime parlementaire. N’a-t-il pas déjà existé ? “Sous Djohar, il n’a existé que sur le papier mais dans les faits ce n’était pas le cas. Nous voulons un vrai régime parlementaire démocratique”, martèle Ibrahim Youssouf, qui avait pris la parole à cet effet.

Tour à tour, les conférenciers ont dressé le bilan économique, social, institutionnel et politique des différents régimes et en ont tiré les pistes et moyens à suivre pour aboutir, entre autres, à une réelle émergence et à un développement du pays “gage du retour de l’île comorienne de Mayotte dans son giron naturel”.

L’ex-conseiller à la Cour constitutionnelle, Antoy Abdou, dégage ainsi quelques propositions à soumettre lors des assises nationales. La première est l’instauration d’un régime parlementaire. N’a-t-il pas déjà existé ?

Sous Djohar, il n’a existé que sur le papier mais dans les faits ce n’était pas le cas. Nous voulons un vrai régime parlementaire démocratique,

martèle Ibrahim Youssouf, qui avait pris la parole à cet effet.

Réussite économique

Saïd Ahmed Mouhyiddine, autre conférencier, s’aligne avec l’idée d’organiser les assises et surtout avec le maintien de la tournante. Pour lui, “l’une des clé de la réussite politique et économique du pays est le renforcement des conditions d’éligibilité des postes électoraux”.

La tournante, dans son état actuel, “ne constitue aucun obstacle quant au déroulement des activités politiques, économiques, sociales et culturelles du pays bien au contraire du fait qu’elle ouvre la voie pour l’intégration de Mayotte dans les affaires de l’Etat comorien”. Et sur le cas de Mayotte, Antoy Abdou est formel,

il faut s’y prendre autrement parce que plus on discute plus Mayotte s’éloigne.

Régime parlementaire

Dans sa contribution, il explique qu’ “il ne serait pas de l’intérêt de Mayotte de réintégrer les trois au niveau de développement où elles se trouvent actuellement. Il appartient au reste de l’Archipel de retrouver Mayotte en se fixant l’objectif de la rattraper”. Les conférenciers déclarent, par ailleurs, que les précédents dirigeants ont échoué sur la question de Mayotte.

Les différents orateurs optent pour la suppression des vice-présidences et l’instauration d’une primature “pour renforcer l’unité nationale”. Aussi, “il faut opter pour un régime parlementaire afin de redynamiser l’action des formations et groupements politiques du pays”.

Autres propositions, la suppression des nominations des juges constitutionnels. Pour renforcer l’indépendance de ces derniers, il faudrait notamment, qu’ils soient élus par les grands électeurs tels que les députés, les conseillers des îles, communaux ou les maires.

L’intégration de Mayotte dans la gestion des affaires de l’Etat “en créant les conditions juridiques et financières susceptibles d’appuyer les ressortissants mahorais d’opérer au niveau des autres îles et ceux des autres îles d’opérer à Mayotte”. Dans le même sens, il serait nécessaire de

fixer le nombre des membres du gouvernement pour chaque île au prorata du nombre d’habitants et réglementer, sur la base des compétences, la composition des cabinets ministériels afin de d’éviter les nominations fantaisistes.

S’unir avec les pays de la région

Quant à l’aspect économique, Antoy Abdou affirme que les mentalités et la gestion du pays doivent changer. “Nous avons la matière grise nécessaire mais elle n’est pas utilisée” se plaint-il avant d’ajouter que la gestion du pays “est dictée par les bailleurs et non les Comoriens qui n’ont jamais eux leur mot à dire.

Cela doit changer”. Paradoxalement, les conférenciers préconisent entre autres un plan de développement commun…..avec les pays de la région “avec financement européen et arabe notamment”.

A les en croire, il y a une nuance avec les projets actuels et celui qu’il préconise puisqu’il sera conçu par les spécialistes des pays concernés et non par les bailleurs.

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