Vendredi 23 Février 2018

Comores – Azali Assoumani : « Trouver une solution à la crise avec Mayotte est dans l’intérêt de tous »

Comores – Azali Assoumani : « Trouver une solution à la crise avec Mayotte est dans l’intérêt de tous »
(Jeune Afrique 02/02/18)
Le président de l'Union des Comores Azali Assoumani

Assises nationales comoriennes, réformes de l’Union africaine (UA), relation avec la France, crise entre l’Arabie saoudite et le Qatar, polémique sur les propos de Donald Trump… le président de l'Union des Comores a répondu aux questions de Jeune Afrique en marge du sommet des chefs d’État de l’UA qui s'est clôt le 29 janvier à Addis Abeba.

Réélu en mai 2016 à la présidence de l’Union des Comores, après avoir effectué un premier mandat de 2002 à 2006, Azali Assoumani, 59 ans, a accordé une interview à Jeune Afrique en marge du 30e sommet des chefs d’État de l’Union africaine (UA), qui s’est clôt à Addis Abeba le 29 janvier.

Jeune Afrique : Les Assises nationales comoriennes préparées depuis plusieurs semaines s’ouvriront ce lundi 5 février. Des détracteurs vous accusent de les avoir détournée à votre profit. Que leur répondez vous ?

Azali Assoumani : Ces assises ont été commandées par la société civile en 2014 avant même que je ne sois élu. Mon prédécesseur a refusé de les lancer lui-même, et il a eu raison, car nous entrions dans une période électorale. Moi, je ne fais qu’accompagner l’initiative.

Dans la Commission de pilotage des assises nationales (CPAN), j’ai deux représentants, auxquels j’avais droit, sur les 45 membres. Les autres sont envoyés par les gouverneurs des îles, par les partis politiques et la société civiles. L’État finance également, car nous n’avons pas eu d’aide extérieure. La trésorerie est tenue par le Mouvement du 11-août. Toutes les dépenses doivent être justifiées auprès d’un contrôleur financier, qui en rend compte au ministre des Finances.

Alors, c’est vrai, j’en parle beaucoup, parce que je suis fier de mon pays et de son peuple qui, après avoir traversé des heures sombres, avec deux présidents assassinés, un président déporté, et même, il y a deux ans, un chef d’état-major assassiné, a su trouver la voie de la stabilité et se mettre autour de la table.

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