Mardi 12 Décembre 2017

Assises nationales : l’abstention comme menace pour l’alliance de l’opposition

Assises nationales : l’abstention comme menace pour l’alliance de l’opposition
(Al-Watwan 27/09/17)

Les assises nationales se profilent pendant qu’au sein des partis politiques, le débat sur le Rdc fait rage. D’un côté, Djaé Ahamada Chanfi qui veut prendre part à l’événement en tant que secrétaire général du parti et de l’autre l’alliance de l’opposition qui fait front derrière Mouigni Baraka Saïd Soilihi. Selon un courrier signé par le leader de l’Updc, Mohamed Ali Soilihi et envoyé au chef de l’État et au Mouvement du 11 août, si par mésaventure, la place du Rdc devait être attribuée à Djaé Ahamada Chanfi, l’alliance de l’opposition “envisage sérieusement de se dégager du processus des assises nationales et en tirerait les conséquences”. Notons que les partis politiques participeront aux assises avec deux blocs à savoir la majorité présidentielle et l’opposition.

La question des deux tendances du parti Rassemblement pour la démocratie aux Comores (Rdc) à la tête desquelles on retrouve l’ancien gouverneur Mouigni Baraka Saïd Soilihi et l’ancien député Djaé Ahamada Chanfi prend de plus en plus d’épaisseur autour de l’organisation des assises nationales du bilan des années d’indépendance.

Dans une lettre datant du 21 septembre dernier et adressée au président Azali Assoumani avec une copie pour le Mouvement du 11 août, les partis et mouvements politiques qui se réclament de l’alliance de l’opposition exigent la présence du Rdc de l’ancien gouverneur en lieu et place de celui de l’ancien député.

“L’alliance politique de l’opposition estime impérative la participation du Rdc au comité de pilotage des assises nationales (Cpan) à travers son représentant légal et légitime, Mouigni Baraka Saïd Soilihi. Si par mésaventure, il en est décidé autrement, elle envisage sérieusement de se dégager du processus des assises nationales et en tirerait les conséquences” peut-on lire sur ce courrier signé par l’ancien candidat à l’élection présidentielle, Mohamed Ali Soilihi.

Au total, dix formations forment l’alliance de l’opposition avec des leaders tels que les anciens vice-présidents Mohamed Ali Soilihi et Nourdine Bourhane, les anciens gouverneurs Mouigni Baraka Saïd Soilihi et Mohamed Abdoulwahab, entre autres.

Cette saga juridico-judiciaire autour du Rdc a fait réagir le député Oumouri M’madi Hassani qui propose “de supprimer toutes les tendances du Rdc pour éviter que les débats lors des assises ne tournent autour de cette question”. L’élu d’Itsandra-Nord peste contre la décision du secrétariat de la présidence qui aurait envoyé le courrier contenant le décret portant sur la création du Cpan à Djaé Ahamada Chanfi leader de l’autre Rdc.

Pouvoir, opposition et non aligné

L’opposition tient à rappeler que la question du représentant du Rdc a fait l’objet d’un débat “houleux” et que l’éventualité d’exclure les deux tendances aurait été évoquée tout en rappelant que l’”ensemble des élus du Rdc se reconnaissent en Mouigni Baraka”.

Lors du partage des treize places réservées aux partis politiques survenu le jeudi 21 septembre dernier lors d’une rencontre entre les partis politiques et le Mouvement du 11 août au palais du peuple, les deux noms Djaé Ahamada Chanfi et Mouigni Baraka Saïd Soilihi sont sortis pour la représentation du Rdc.

L’ancien député annonce qu’il va prendre part aux assises en tant que secrétaire général du Rdc alors que l’alliance de l’opposition se montre ferme quant à la participation de l’ancien gouverneur de Ngazidja.

Raison pour laquelle, à en croire Abdourazak Ibrahim connu sous le nom de Razida, l’alliance de l’opposition a tenu à envoyer ce courrier pour tirer la sonnette d’alarme allant jusqu’à mettre en balance sa participation aux assises.

Pour les représentants des autres partis, Orange choisit comme représentant Anzaouir Ben Alioiou, Youssouf Boina pour l’Updc, Ibrahim Mohamed Soulé pour Juwa, Houmed Msaidié pour Radhi et Yahya Mohamed Illiasse pour la Crc.

Quant aux sept places restantes, le bloc de l’opposition a obtenu trois places qui sont attribuées à Mohamed Abdoulwahab, Moustoifa Saïd Cheikh et Youssouf Mohamed Boina, trois autres sont attribuées à Achrafi Saïd Hachim, Saïd Larifou et Issa Mlipva qui représenteront la majorité présidentielle. En tant que parti non-aligné, le Radhi de Houmed Msaidié a récupéré la dernière place pour l’offrir à Saïd Abasse Dahalane, leader du Mouroua.

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