Vendredi 24 Novembre 2017

Après la démission du proviseur du lycée de Moroni : A la recherche de l’oiseau rare

Après la démission du proviseur du lycée de Moroni : A la recherche de l’oiseau rare
(Al-Watwan 15/03/17)

Le secrétaire général du commissariat à l’Education de Ngazidja, Ibrahim Hamadi Sidi, dit regretter ‘‘cet homme intègre qui a su prendre les bonnes décisions pour sauver l’année scolaire passée quand tout semblait perdu. Nous ne voyons pas d’un bon œil son départ, mais c’est son choix. Nous avons tout fait pour l’en dissuader, en vain.’’

Le commissariat à l’Education de Ngazidja est à la recherche d’un nouveau proviseur au lycée Saïd Mohamed Cheikh de Moroni après avoir échoué à faire revenir Msa Hadji, démissionnaire, sur sa décision. Ce dernier aurait évoqué des ‘‘raisons familiales et personnelles’’ pour repousser les avances tant du commissariat que du ministère de l’Education nationale. Selon Ibrahima Hamadi Sidi, qui nous a reçus avant-hier dans son bureau, ‘‘nous avons encore une semaine pour trouver son remplaçant’’.

Msa Hadji se dit choqué par les accusations portées contre lui par certains ministres de l’Union. «Je suis quelqu’un d’honnête et entendre certains responsables politiques m’accuser de tous les noms est tout simplement inadmissible. Le ministre de l’Intérieur et le vice-président en charge de l’Energie m’ont dénigré dans les radios locales et internationales. Je me devais donc de prendre cette décision et de partir pour défendre ma personnalité», déclarait-il dans notre édition du 2 mars dernier.

Une perte

Aujourd’hui, le commissariat à l’Education de Ngazidja dit regretter «cet homme intègre qui a su prendre les bonnes décisions pour sauver l’année scolaire passée quand tout semblait perdu. Nous ne voyons pas d’un bon œil son départ, mais c’est son choix. Nous avons tout fait pour l’en dissuader, en vain. Nous sommes satisfaits du travail qu’il a effectué au lycée et nous continuons à croire qu’il est l’homme de la situation, car il assure pleinement ses responsabilités», affirme Hamadi Sidi.

Mais où était donc le commissariat quand Msa Hadji affrontait seul les autorités politiques et l’opinion ? A en croire toujours son secrétaire général, il était présent «bien que pas publiquement» car, dit-il, «c’est l’Union qui a pris le dessus sur cette affaire, mais aussi parce qu’au même moment, on devait gérer d’autres situations liées au lycée dont la reprise des cours».

On veut bien le croire, sauf que le commissariat et le gouvernement de Hassani Hamadi dans son ensemble ont brillé par leur silence lors de ces événements tragiques. Ibrahima Hamadi Sidi soutient le contraire. «Nous sommes allés le voir en prison et avons demandé sa libération et je suis convaincu que Msa Hadji ne pourrait pas dire qu’on l’a abandonné».

Trouver en urgence un proviseur

Désormais, Msa Hadji a accordé une semaine aux autorités insulaires pour lui trouver un remplaçant afin de pouvoir partir avec le sentiment «d’avoir rempli sa mission». Nommé en mai 2016, Msa Hadji avait trouvé un lycée en plein chaos et a dû sauver l’année en cours. Onze mois après son arrivée en remplacement d’Aboubakar Ahamada, Msa Hadji semble avoir mis tout le monde d’accord. Elèves, enseignants et donc le commissariat et le ministère de l’Education nationale disent tous le regretter et se plaignent de son départ.

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