Dimanche 22 Octobre 2017
(AFP 21/10/17)
La police quadrillait samedi matin certaines rues de la ville de Douala (sud), capitale économique du Cameroun, pour y empêcher la tenue d'une manifestation interdite de soutien aux populations des régions anglophones, a constaté un journaliste de l'AFP. Policiers et gendarmes armés, ainsi que des camions anti-émeutes, étaient déployés dans plusieurs rues de l'arrondissement de "Douala premier", où la manifestation était prévue. La circulation sur plusieurs axes du secteur y a été bloquée par les forces de l'ordre, qui ont pris position notamment au lieu dit "Texaco Omnisports"...
(AFP 20/10/17)
Si la révolte sécessionniste ne cesse de prendre de l'ampleur au Cameroun anglophone, elle reste encore sans véritable chef ou figure charismatique, mais avec une diaspora devenue le fer de lance de la contestation et de plus en plus tentée par la violence à mesure que la répression s'est accrue dans le pays, selon des analystes. La fronde anglophone actuelle, qui a éclaté fin 2106 et menace désormais de tourner à "l'insurrection armée" selon le International crisis group (ICG), s'est d'abord canalisée autour du "Cameroon anglophone civil society consortium (CACSC)", baptisé localement "le Consortium".
(Jeune Afrique 20/10/17)
En déclarant sa candidature à un an de la présidentielle, Akéré Muna a pris de vitesse ses concurrents potentiels. John Fru Ndi, l’opposant historique, fulmine. En effet, Akéré Muna pourra prendre de l’avance alors que, pour annoncer sa propre candidature, Fru Ndi va devoir attendre le congrès de son parti, le Social Democratic Front (SDF), initialement prévu le 27 octobre puis reporté sine die en raison de la manifestation meurtrière du 1er octobre. Lire la suite sur: http://www.jeuneafrique.com/mag/483259/politique/presidentielle-au-camer...
(AFP 19/10/17)
La tension persiste au Cameroun anglophone, malgré le lancement par le gouvernement d'une série de concertations dans ces régions désormais exposées à un risque d'"insurrection armée", a mis en garde jeudi l'International Crisis Group (ICG). Le président camerounais Paul Biya doit "prendre ses responsabilités" et "agir vite" dans les zones anglophones où "les rangs des sécessionnistes augmentent de jour en jour" du fait de la "répression meurtrière" des autorités, a prévenu dans un nouveau rapport le centre d'analyse et de prévention des conflits.
(RFI 18/10/17)
Le Premier ministre Philémon Yang a entamé lundi 16 octobre des consultations à Bamenda, dans le nord-ouest du Cameroun, dans le cadre d'un processus de « dialogue » avec les populations des zones anglophones du pays. Sur place, il a rencontré des responsables des syndicats de transporteurs, d'enseignants, de vendeuses, des opérateurs économiques, et notamment des banquiers. Le Premier ministre est « porteur d'un message de paix et de vivre ensemble ». Peter est un professeur à la retraite. A plus de 70 ans, il en a toujours gros sur la patate. A Bamenda, il a vu défiler les copains enseignants francophones. Eux ont bénéficié de promotions, de l'avancement.
(Le Monde 17/10/17)
Le premier ministre est en visite dans les régions anglophones pour « dialoguer », plus d’un an après le début de la crise qui a débouché sur une sécession symbolique. Sa main droite est soutenue par une écharpe bleue nouée autour du cou. Une bande blanche tâchée de sang recouvre son poignet. Sub* a le visage parsemé d’égratignures. Son téléphone portable ne cesse de sonner. « C’est mon épouse, s’excuse-t-il. Ma famille pense que je suis en danger car j’ai...
(RFI 17/10/17)
Au Cameroun, c’est l’heure des négociations dans la crise de la zone anglophone. A la demande du président Paul Biya, le Premier ministre Yang Philémon a entamé lundi des rencontres avec différentes organisations et associations pour tenter de décrisper le climat socio-politique dans la région. Une initiative favorablement accueillie par certains et rejetée par d'autres au lendemain des rassemblements du 1er octobre, violemment réprimés par les forces de sécurité. Les rencontres se déroulent d’un hôtel de Bamenda, placé pour l’occasion...
(AFP 16/10/17)
Le Premier ministre camerounais, Philemon Yang, a entamé lundi des consultations à Bamenda, dans le nord-ouest du Cameroun, dans le cadre d'un processus de "dialogue" avec les populations des zones anglophones du pays, en proie à une grave crise socio-politique, a rapporté la radio d'Etat. A Bamenda, M. Yang a rencontré lundi des responsables des syndicats de transporteurs, d'enseignants, de vendeuses, et notamment des opérateurs économiques, dont des banquiers, a rapporté la Cameroon radio television (Crtv). Il était "porteur d'un message de paix et de vivre ensemble", selon la Crtv. Les participants à cette concertation ont soumis au Premier ministre des propositions "pour une sortie de crise définitive", a expliqué la Crtv...
(RFI 16/10/17)
Amnesty International épingle encore une fois les autorités camerounaises pour les violences qui ont touché les provinces du nord-ouest et du sud-ouest, le 1er octobre, lors de manifestations indépendantistes dans ces deux provinces anglophones. L'organisation des droits de l'homme parle de plus de 500 personnes victimes d'arrestations « massives et arbitraires » et qui croupissent en prison, de gens « entassées comme des sardines » au Groupement mobile d'intervention de la police de Buea. Dans ce contexte et sur fond d'une guerre des chiffres sur le nombre de victimes...
(RFI 16/10/17)
Au Cameroun, deux semaines après les affrontements meurtriers du 1er octobre dans les provinces du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, annonce que des enquêtes judiciaires ont été ouvertes sur ces événements. Comment sortir de la crise meurtrière qui secoue les deux provinces anglophones du Cameroun ? Samuel Mvondo Ayolo est l'Ambassadeur du Cameroun à Paris. C'est aussi un proche du président Paul Biya. Il répond aux questions de RFI. RFI : Il y...
(AFP 13/10/17)
La justice camerounaise a ouvert des enquêtes sur le bilan de récentes violences en zones anglophones au Cameroun, notamment lors des manifestations indépendantistes du 1er octobre dans ces régions du nord-ouest et du sud-ouest où les forces de sécurité n'ont pas fait usage de leurs armes à feu, affirment les autorités. "(...) En plus de l'évaluation des dégâts matériels, il y a également des enquêtes précises qui ont été ouvertes par les autorités judiciaires sur le bilan (des) événements", a...
(Le Point 13/10/17)
Fatigués de l'exil, plusieurs milliers de réfugiés nigérians au Cameroun ont tenté ces derniers mois de rentrer par leurs propres moyens chez eux, de l'autre côté de la frontière. Mais ils ont dû rebrousser chemin. Face aux violences qui continuent de sévir, ils ont souvent dû rebrousser chemin et se faire une raison : le retour ne sera pas pour tout de suite. Au rythme des rumeurs d'apaisement La parole de ceux qui en sont revenus est rare : la...
(Jeune Afrique 13/10/17)
La crise anglophone est l'objet de toutes les attentions ces derniers jours au Cameroun. Joseph Beti Assomo, ministre délégué à la Défense, est notamment à la manœuvre. Alors que Paul Biya est toujours aux abonnés absents – à l’heure où nous écrivons ces lignes, le chef de l’État n’est toujours pas rentré dans son pays, après son départ pour les Nations unies le 17 septembre –, Joseph Beti Assomo, le ministre délégué à la Défense, s’est rendu en hélicoptère de...
(La Croix 12/10/17)
Les violences qui ont secoué, le 1er octobre, l’extrême ouest du Cameroun, anglophone, à la suite de la déclaration symbolique d’indépendance de cette région, ont suscité différentes réactions au sein de l’épiscopat du pays. La crise anglophone continue d’agiter le Cameroun, où les prises de position sur le sujet se succèdent. Peu après la répression des manifestations organisées dans l’extrême ouest du pays en marge d’une déclaration symbolique d’indépendance de ces régions de langue anglaise, ayant causé plusieurs morts, les évêques locaux étaient montés au créneau de manière particulièrement vive. La province épiscopale de Bamenda, qui couvre cette zone, avait ainsi dénoncé une volonté de « génocide »...
(Le Monde 12/10/17)
Proche d’un ministre de Paul Biya en disgrâce, Abdoulaye Harissou crie son innocence depuis 2014. Les chefs d’accusation qui l’accablaient viennent d’être requalifiés. L’audience s’est achevée à 4 heures et demie du matin au tribunal militaire de Yaoundé, capitale du Cameroun. Lundi 9 octobre, comme depuis trois ans, Me Abdoulaye Harissou n’a cessé de clamer son innocence. Accusé d’« outrages au président de la République », « hostilité contre la patrie et révolution », « assassinat », « détention et...
(Journal du Cameroun 12/10/17)
Le premier vice-président du Social democratic front (Sdf) a donné son avis sur la crise anglophone et sur la gestion du Cameroun, dans une interview qu’il a accordée à une télévision locale. Le député Sdf, Joshua Osih, s’est exprimé sur les sujets d’actualité qui touchent à la vie du Cameroun et à celle de son parti politique, au cours d’une interview accordée à la chaîne Canal 2 international, le mardi 10 octobre 2017. Après deux heures d’échanges avec Jean Bruno Tagne, il est ressorti que le Sdf appelle à une partition du Cameroun en plusieurs Etats fédérés. Pour Joshua Osih, le problème anglophone est vécu par tous les camerounais...
(Xinhua 12/10/17)
Les pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et ceux de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont entamé la formalisation de leur coopération policière en approuvant la proposition de rédaction d'un protocole d'accord lors d'une réunion sur la lutte contre le terrorisme, mercredi à Yaoundé. Le projet de protocole d'accord constitue l'une des principales conclusions de la première réunion de haut niveau des chefs de police d'Afrique centrale et de l'Ouest,...
(Le Monde 11/10/17)
Pour la majorité des Camerounais, il est clair que le président et son régime sont la première difficulté au développement du pays, précise notre chroniqueur. Après la déclaration symbolique d’indépendance du mouvement sécessionniste ambazonien au Cameroun, le 1er octobre, et la répression qui a accompagné les manifestations qui se sont déroulées dans différentes localités des régions anglophones, la question qui se pose au peuple camerounais est celle de savoir jusqu’où il est prêt à aller pour sauvegarder « la paix », idée centrale dans la mythologie politique camerounaise ? Pour l’heure, le consensus est que le « dialogue » serait la solution...
(Agence Ecofin 11/10/17)
(Agence Ecofin) - Le trésor public du Cameroun annonce qu’il va procéder le 11 octobre 2017, à l’émission, par voie d’adjudication, de bons du trésor assimilables d’un montant de 5 milliards de FCFA. D’une maturité de 52 semaines, ces bons du trésor arrivent à échéance le 12 octobre 2018. La date de remboursement, elle, est in fine. Si le taux d’intérêt n’a pas été révélé, l’on sait que le Cameroun propose souvent un minimum de 3,3% et un maximum de...
(Xinhua 11/10/17)
Sous la menace terroriste, les pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et ceux de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) sont réunis depuis mardi à Yaoundé avec l'objectif d'intensifier leur coopération policière et d'obtenir des résultats plus tangibles dans leurs efforts respectifs pour endiguer ce fléau. Boko Haram, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), Ansar Dine... Du lac Tchad au...

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