Dimanche 17 Décembre 2017

Violences de Boko Haram : plus de 5,6 millions d’Africains affectés par la famine

Violences de Boko Haram : plus de 5,6 millions d’Africains affectés par la famine
(Agence d'information d'afrique centrale 10/03/16)

Le porte-parole adjoint de l’ONU, Farhan Haq, a indiqué mercredi au siège des Nations unies à New York, que plus de 5,6 millions de personnes n’ont pas suffisamment à manger dans des régions du Nigeria, du Cameroun, du Tchad et du Niger qui sont affectées par les attaques meurtrières de Boko Haram.

Cette situation ne laisse pas indifférent le Programme alimentaire mondial (PAM) qui, pour faire face à l’insécurité alimentaire croissante, aux problèmes de malnutrition et aux déplacements persistants de population sur le bassin du lac Tchad veut, selon Farhan Haq, « intensifier son aide alimentaire pour soutenir » près de 750.000 personnes, contre 600.000 bénéficiaires l’année dernière. Y compris les réfugiés, les personnes déplacées, les personnes de retour dans leur pays et les communautés d’accueil.

Pour mener à bien ce projet et couvrir les besoins de tout ce monde, le PAM nécessite d’un soutien urgent, souligne un communiqué. L’action de l’agence onusienne ne cesse de soulager des souffrances dans la région. Rien qu’à la mi-février, le PAM et ses partenaires sont venus en aide à des milliers de personnes récemment déplacées par les violences de Boko Haram au Tchad et au Cameroun, leur apportant un soutien alimentaire et nutritionnel vital. Au Tchad, plus de 5.000 personnes déplacées ont reçu une aide alimentaire et nutritionnelle pour la première fois car des problèmes d’insécurité et d’accès les ont coupées de tout soutien.

Selon le ministre camerounais des Communications, Issa Tchiroma Bakary, depuis le début des attaques de la secte islamiste nigériane Boko Haram en 2013, plus de 1.000 personnes ont trouvé la mort au Cameroun. Le groupe a mené 315 attaques, 32 attentats suicides et 12 attentats à la mine dans la région de l’Extrême-Nord au Cameroun.

Au Tchad, plus de 100.000 personnes ont été chassées de leurs foyers en raison de violences du groupe dans la région du lac Tchad, a rapporté le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Signalons qu’une offensive régionale menée par le Nigeria, le Niger, le Tchad et le Cameroun a permis de chasser Boko Haram de la plupart des territoires qu’il contrôlait dans le nord du Nigeria l’année dernière, mettant un frein à la campagne que mène ce mouvement depuis six ans pour imposer un califat islamique.

Nestor N'Gampoula

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