Lundi 23 Octobre 2017

CAN-2019 : "le Cameroun sera prêt" pour abriter le tournoi (président camerounais)

CAN-2019 : "le Cameroun sera prêt" pour abriter le tournoi (président camerounais)
(Xinhua 11/08/17)

YAOUNDE, (Xinhua) -- Le président camerounais Paul Biya a promis jeudi que son pays sera "prêt" pour le déroulement sur son sol de la prochaine Coupe d'Afrique des nations de football (CAN) dans deux ans, rejetant les déclarations tenues récemment par le président de la Confédération africaine de football (CAF) mettant en doute les capacités du pays à tenir ce pari.

"La CAN-2019, c'est demain. Vous avez rendez-vous avec l'Afrique sportive ici même au Cameroun et le Cameroun sera prêt le jour-J. J'en prends l'engagement", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une cérémonie organisée au palais présidentiel de Yaoundé jeudi, pour célébrer près de 200 athlètes camerounais ayant remporté des médailles dans des compétitions internationales depuis début 2017.

Cinq fois champion d'Afrique et huit participations à la Coupe du monde dont celle tenue en 1990 en Italie où il avait fait sensation en positionnant la première sélection africaine à atteindre le stade des quarts de finale, exploit ayant permis à l'Afrique d'accroître de deux places sa représentation à la prestigieuse compétition, le Cameroun a organisé pour la première fois la CAN en 1972.

L'édition de 2019 sera donc la deuxième à accueillir de son histoire. L'attribution a été faite depuis 2014 par la CAF. Comme en janvier et février au Gabon, cet événement se déroulait jusqu'à présent avec la participation de 16 pays sélectionnés au terme d'un tournoi éliminatoire.

Mais, à l'issue d'une réunion tenue en juillet à Rabat au Maroc, le président de la CAF, Ahmad Ahmad, a annoncé le passage à 24 équipes, un changement prévu d'être effectif à l'occasion de la future CAN organisée au Cameroun.

En visite à Ouagadougou au Burkina Faso samedi, le dirigeant sportif malgache, élu à la tête de la CAF en mars après une victoire surprise sonnant la fin d'un règne de 29 ans du Camerounais Issa Hayatou, a cependant jeté un pavé dans la mare en menaçant de retirer l'organisation de la compétition au Cameroun, à cause selon lui du manque des infrastructures adéquates.

Cette déclaration n'a pas tardé à susciter des réactions sur le continent, où deux pays, le Maroc (qui a avait renoncé à accueillir l'édition de 2015, finalement confiée à la dernière minute à la Guinée équatoriale) et l'Algérie en l'occurrence, se sont déclarés prêts à prendre le relais en cas de défaillance confirmée du Cameroun.

A Yaoundé, la réaction des autorités ne s'est pas fait attendre. Mardi, l'ambassadeur d'Egypte dont le pays abrite le siège de la CAF a été convoqué avec les chargés d'affaires du Maroc et d'Algérie au ministère des Relations extérieures.

La veille, le président de la FECAFOOT, Tombi à Roko, avait déjà été amené à publier un communiqué visant à protester contre les propos du dirigeant du football africain.

En décembre 2016, le Cameroun a organisé avec un grand succès salué par la CAF elle-même pour la première fois la CAN féminine. En recevant au Palais de l'Unité de Yaoundé peu après l'équipe nationale féminine après son titre de vice-championne d'Afrique obtenu lors de ce tournoi, le président Paul Biya avait déjà promis une CAN-2019 réussie.

Après les Lions Indomptables, vainqueurs de la CAN-2017 en février au Gabon, il a une nouvelle fois salué jeudi les performances marquées par une "belle mission" de 192 médailles remportées par des athlètes nationaux dans plusieurs disciplines dans une série de compétitions internationales au cours de cette année, dont les 8e Jeux de la Francophonie tenus en juillet à Abidjan en Côte d'Ivoire.

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