Samedi 19 Août 2017

Tombi A Roko: « Le Cameroun est dans les temps pour respecter le cahier des charges de la CAN 2019 »

Tombi A Roko: « Le Cameroun est dans les temps pour respecter le cahier des charges de la CAN 2019 »
(Jeune Afrique 11/08/17)
Tombi A Roko, président de la Fécafoot,

Alors qu'Ahmad Ahmad, le président de la Confédération africaine de football, a créé la polémique en évoquant la non préparation présumée du Cameroun concernant l'organisation de la CAN 2019, le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) lui répond. Tombi A Roko estime au contraire que son pays est largement dans les temps.

« En l’état actuel des choses, aucun site au Cameroun n’est en mesure d’accueillir la CAN ». La déclaration d’Ahmad Ahmad, président de la Confédération africaine de football, a fait l’effet d’une bombe dans le monde du football africain. Choquée, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) tente d’encaisser l’uppercut, alors que la CAF doit envoyer une mission d’inspection sur place à partir du 20 août.

Tombi A Roko, président de la Fécafoot, se dit serein, et affirme toujours que le Cameroun respectera le cahier des charges de la CAF dans les délais impartis, comme l’a également déclaré le président Paul Biya, jeudi 10 août. Si des travaux restent à accomplir, son pays sera prêt, affirme-t-il à Jeune Afrique.

Jeune Afrique : Comment avez-vous réagi aux déclarations d’Ahmad Ahmad, qui a mis en doute la capacité du Cameroun à accueillir la CAN 2019 ?

Tombi A Roko : Cela nous a surpris car il n’y a pas eu d’avertissement. Personne ne pouvait s’y attendre. Nous étions en train de préparer sereinement la mission d’inspection qui aura lieu du 20 au 28 août. J’ai été d’autant plus surpris que je connais bien Ahmad Ahmad, un grand monsieur.

Certains observateurs qualifient ces déclarations de coup politique, davantage que de mise en garde sportive. Qu’en pensez-vous ?

Je ne fais pas de procès d’intention et ne peux pas dire si c’est politique. C’est peut-être une erreur de communication.

Cela remet-il en cause de quelque manière la mission d’inspection qui doit avoir lieu ?

Non. La mission d’inspection est d’ailleurs quelque chose de relativement simple puisqu’il suffit au Cameroun de prouver qu’il applique le cahier des charges de la CAF. Nous allons sillonner le pays, amener les inspecteurs à Douala, Yaoundé, Garoua, Limbe et Bafoussam pour observer les travaux en cours. Nous avons déjà accueilli ce genre de mission en 2016 et nous savons donc à quoi nous attendre.

La seule différence, c’est qu’il y aura un expert indépendant. Il y aura un rapport de la commission d’inspection, puis de nombreuses autres missions, jusqu’à la date de l’organisation. Si, au bout du huitième ou neuvième rapport de mission, la CAF constate toujours des retards inquiétants, alors il sera temps de le signaler. Mais jusque-là, c’est prématuré.

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