Mercredi 25 Avril 2018

Pour le DG du brasseur SABC, l’agro-industrie peut devenir « l'Océan bleu » de l'économie camerounaise

Pour le DG du brasseur SABC, l’agro-industrie peut devenir « l'Océan bleu » de l'économie camerounaise
(Agence Ecofin 27/03/18)

A l’instar du Costa Rica qui a fait le choix de l’excellence dans le domaine de la biodiversité, de l’Ethiopie qui a bâti son développement économique sur la formation, ou encore du Maroc qui a privilégié les filières à forte valeur ajoutée ; le Cameroun peut miser sur l’agro-industrie pour devenir une référence dans le landernau économique africain. C’est du moins ce que pense Emmanuel de Tailly (photo), le directeur général (DG) du groupe SABC (Société anonyme des brasseries du Cameroun), filiale camerounaise du groupe Castel, qui a exposé la stratégie de «l’Océan bleu», le 26 mars 2018 à Douala, la capitale économique du pays. C’était à l’ouverture de la première édition de la Foire internationale des affaires et du commerce(Fiac), dont le groupe SABC est le partenaire majeur.

«Nous sommes tous à la recherche de ce que nous nommons désormais la stratégie de ‘’l’océan bleu’’. Cette stratégie a pour objectif ultime de permettre aux entreprises de se sortir de ’’l’océan rouge’’, lieu où tout le monde s’affronte de façon acharnée et impitoyable (d’où probablement le choix de la couleur) sur des produits, des services et à des coûts, à peu de choses près, similaires. Se distinguer, trouver la voie de l’excellence, proposer des produits et des services uniques, exceptionnels, être une référence, voilà désormais la stratégie que nous souhaitons tous poursuivre, et qui consiste en définitive, à passer de ‘’l’océan rouge’’ à un ‘’océan bleu’’.», a expliqué Emmanuel de Tailly.

Et ce dernier de poursuivre : «il s’agit donc de trouver ‘’l’océan bleu’’ du Cameroun. Puis-je, Monsieur le Ministre du Commerce, vous proposer de faire le choix de l’agro-industrie comme ‘’l’océan bleu’’ du Cameroun?» En effet, selon le dirigeant de l’entreprise leader du marché brassicole au Cameroun, ce pays «possède une expertise agro-industrielle incroyable» dans des filières telles que le manioc, le riz, la banane plantain, l’ananas, le thé, le café, le cacao, l’huile de palme, etc., «qui ne demandent qu’à se développer».

Ce développement passe cependant, a fait savoir Emmanuel de Tailly, par la mise en place d’un cadre incitatif. «Donnez-nous un cadre fiscal stable, favorable aux investissements et au réinvestissement, qui tienne compte de l’utilisation des matières premières agricoles du Cameroun ; donnez-nous un peu plus d’énergie le jour ; imposez des contrôles rigoureux de qualité ; rendez l’étiquetage obligatoire et je peux vous assurer qu’à chaque produit que nous vendrons, ce seront des routes, des ponts qui se rénovent, des hôpitaux et des écoles qui se construisent, des paysans qui cultivent, des filières qui se consolident et une industrie qui recrute, forme et réinvestit.», a-t-il plaidé.

Brice R. Mbodiam

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