Lundi 23 Octobre 2017

Plus de 2000 civils et militaires tués par Boko Haram au Cameroun

Plus de 2000 civils et militaires tués par Boko Haram au Cameroun
(APA 11/08/17)
Des infirmières s'occupent d'un blessé dans l'hôpital de Maroua, après q'un attentat-suicide ait frappé le marché du village de Mora. Photo d'archives

APA – Douala (Cameroun) - Les victimes civiles et militaires camerounaises tuées par la secte terroriste nigériane Boko Haram entre 2012 et 2017 ont franchi la barre de 2000 personnes selon des chiffres compilés par le collectif « Unis pour le Cameroun », a appris jeudi APA auprès de cette organisation de la société civile.

Les responsables de cette association ont déclaré disposer « un fichier consolidé de plus de 1700 victimes. Devant le nom de chaque victime, y figurent le lieu et la date de sa mort. Nous disposons de plus de 300 noms d’autres victimes sur lesquelles nous poursuivons notre travail de mémoire, pour déterminer avec exactitude la date de leur mort ».

Avant de multiplier les attaques à une fréquence plus ou moins régulière en territoire camerounais, les éléments de Boko Haram avait fait plusieurs victimes.

« Les premières victimes camerounaises du terrorisme ont été enregistrées avant l’entrée du Cameroun en guerre contre Boko Haram, en mai 2014. En 2012, Boko Haram avait déjà fait couler le sang des citoyens camerounais ».

Pour ce collectif, les premières victimes datent de 2012, c’est notamment « le cas de Hidami Halmi, originaire du village Mougouda et de Digui Baldena du village Moskota, tous deux égorgés le 26 août 2012, alors qu’ils se rendaient en territoire nigérian pour travailler dans des champs, en sont des parfaits exemples », explique-t-on.

Depuis, les attaques se sont propagées dans plusieurs départements de l’Extrême-Nord où ce sont au moins 180 localités qui ont été frappées.

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