Lundi 23 Octobre 2017

"Les propos d’Ahmad ont permis un sursaut du Cameroun en vue de la CAN 2019", selon Constant Omari

"Les propos d’Ahmad ont permis un sursaut du Cameroun en vue de la CAN 2019", selon Constant Omari
(La Voix de l'Amérique 11/08/17)
Le président de la fédération congolaise de football (Fecofa), par ailleurs vice-président de la CAF, Constant Omari

Le président de la fédération congolaise de football (Fecofa), par ailleurs vice-président de la CAF et membre du comité exécutif de la FIFA, revient pour VOA Afrique sur la polémique autour de la CAN 2019 au Cameroun. Le dirigeant tente aussi de rassurer sur l'agenda du président Ahmad à la tête de la Confédération Africaine de football. Entretien.

Que pensez-vous des propos du président Ahmad sur l'organisation de la CAN 2019 et l'impréparation du Cameroun ? Ils ont provoqué une polémique à Yaoundé.

Constant Omari : "Cette polémique touche à sa fin. Le président Ahmad a soulevé un problème sur la base d’informations émanant du Cameroun faisant état des inquiétudes liées aux travaux préparatoires de la CAN 2019. Il a émis des réserves sur cette organisation et, depuis, les gens ont repris sérieusement les travaux. Il y a eu un sursaut. L’essentiel, pour nous, c'est la bonne organisation de cette CAN."

Que pensez-vous des propos de Joseph-Antoine Bell, membre du comité de préparation de la CAN 2019 ? Sur VOA Afrique, il met en garde la CAF contre de possibles poursuites judiciaires si la CAN est retirée au Cameroun ?

Constant Omari : "Je ne veux pas polémiquer. La CAF ne vise que l'organisation d'une compétition dans les meilleures conditions pour les joueurs. C'est pour cela que le cahier des charges prévoit l'amélioration des stades, la qualité des hôtels, des terrains d'entrainement et de la production télé. C'est ce qui compte. Je ne pense pas qu'en mettant cela en exergue, on vise autre chose que la meilleure CAN possible. Nous comprenons l'aspect émotionnel de ces déclarations mais ne souhaitons as les commenter."​

Les Camerounais disent que jamais une compétition n’a été retirée à un pays organisateur 22 mois avant. Que répondez-vous ?

Constant Omari : "La CAF a déjà retiré à Madagascar une compétition. La CAF a tiré les conséquences du retrait du Maroc à l’organisation de la CAN 2015. On ne peut pas utiliser ces arguments émotionnels. Aujourd’hui, restons dans le pragmatisme."​

Comment expliquez-vous que le passage de 16 à 24 équipes se fasse aussi rapidement ?

Constant Omari : "Il faut d’abord tenir compte de l’émergence de nouveaux pays du football sur le continent. De plus, il y a l’aspect marketing et commercial de cette compétition. En d’autres termes, passer à 24 équipes, cela va générer plus de revenus. Ces revenus seront redistribués aux fédérations, au football africain. Il faut donner la chance à beaucoup plus de pays africains de participer à cette fête du football. On ne peut pas se cramponner à une CAN à 8 ou 16 équipes. Nous avons 54 pays en Afrique. La FIFA entrevoit de passer de 24 à 48. Il nous faut, nous-aussi, nous adapter. Ce sont des exigences élémentaires, pas un nouveau scandale à la CAF. Cela va aussi tirer le foot africain vers le haut."​

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