Dimanche 10 Décembre 2017

« Foot ou politique, même combat : les vieux autocrates africains sont chassés par des inconnus »

« Foot ou politique, même combat : les vieux autocrates africains sont chassés par des inconnus »
(Le Monde 18/03/17)
Issa Hayatou, ex-président de la CAF.

Pour notre chroniqueur, la défaite surprise du président de la CAF, Issa Hayatou, comme la chute du dictateur gambien Jammeh font souffler le vent du changement sur le continent.
La chute du baron Issa Hayatou, battu jeudi 16 mars à la tête la Confédération africaine de football (CAF) par un quasi inconnu, le Malgache Ahmad Ahmad, est saluée un peu partout en Afrique. Je suis convaincu que cette défaite du Camerounais Hayatou ne changera pas grand-chose au fonctionnement de la CAF, car celle-ci n’est que l’appendice de la Fédération internationale de football association (FIFA), véritable îlot de corruption et de malversations. Mais sa sortie piteuse est une excellente nouvelle, à bien des égards, en raison de sa portée politique. Et d’ailleurs, le président élu, Ahmad Ahmad, a choisi les mots justes pour caractériser le scrutin qui venait de se tenir à Addis-Abeba, en parlant d’« alternance » et de « changement de génération ».

Onde de choc

Les réactions très largement positives en disent long sur les attentes des populations africaines et leur profond désir d’être gouvernées autrement, et par de nouvelles têtes. Issa Hayatou n’ignorait pas ce que son image et sa longévité inspiraient aux Africains. Mais comme ses semblables, éternels chefs d’Etat, il restait sourd aux critiques, moqueries, invectives et désapprobations.

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