Samedi 27 Mai 2017

Drame d’Eseka au Cameroun : Camrail, filiale du groupe Bolloré, appelée à la barre vendredi

Drame d’Eseka au Cameroun : Camrail, filiale du groupe Bolloré, appelée à la barre vendredi
(La Tribune 19/05/17)

Le 21 octobre 2016, un train transportant plus de 1 300 personnes quitte la gare de Yaoundé autour de 11 heures. Deux heures plus tard, après avoir parcouru 120 km, le train 152 déraille à l’approche de la gare d’Eseka. Le bilan est lourd: 79 morts et de nombreux blessés. Depuis, les familles des victimes ont porté plainte. Après plusieurs mois d’attente et d’enquête, les responsables présumés sont appelés demain à la barre au Tribunal de Douala, après deux reports d’audience.

Après plus de six mois d'attentes, les présumés responsables de la catastrophe ferroviaire d'Eseka au Cameroun vont faire face, ce vendredi, aux juges du tribunal de première instance de Douala. Initialement prévu lundi, le procès avait été renvoyé à mercredi pour « indisponibilité » de la juge désignée. Après son ouverture pour la première fois ce mercredi, l'audience a été à nouveau renvoyée à vendredi pour permettre au Tribunal de Douala d'examiner la requête des avocats de la défense qui contestent la plainte déposée par les familles des victimes.

Sont visés par cette procédure, la compagnie ferroviaire Camrail, filiale du groupe francais Bolloré, le directeur général de cette compagnie, ainsi que le PDG du groupe Bolloré, Vincent Bolloré, et le directeur général de Bolloré Transport & Logistics, Cyrille Bolloré.

Le déraillement du train 152 à proximité de la gare d'Eseka, une commune située au centre du pays entre Douala et Yaoundé, avait fait officiellement 79 victimes et plus de 600 blessés. Suite à cette catastrophe, les familles des victimes ont porté plainte contre les responsables de la compagnie ferroviaire, Camrail. Trois enquêtes ont été ouvertes au lendemain du drame pour déterminer les causes exactes de cet accident tragique, mais à l'heure actuelle, aucun résultat n'a été rendu public alors que les familles des victimes s'impatientent.

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