Jeudi 26 Avril 2018

Cameroun : la transparence des sénatoriales est «irréfutable» (Gouvernement)

Cameroun : la transparence des sénatoriales est «irréfutable» (Gouvernement)
(APA 26/03/18)
Paul Atanga Nji, le ministre camerounais de l’Administration territoriale.

APA-Yaoundé (Cameroun) - Les élections sénatoriales de dimanche se sont déroulées dans une transparence «irréfutable» au Cameroun, a soutenu le ministre de l’Administration territoriale.

Faisant le point du scrutin, tard dans la nuit, Paul Atanga Nji a affirmé qu’aucun incident ni fait majeur, de nature à entamer la sincérité de ce scrutin, n’a été enregistré dans les 81 bureaux de vote où étaient conviés les «grands électeurs» que son les conseillers municipaux.

Les électeurs, en l’occurrence, les conseillers municipaux, se sont rendus massivement aux urnes et ont accompli leur devoir civique en toute responsabilité et dans la discipline, a déclaré M. Atanga Nji, précisant que 3309 observateurs nationaux et 414 observateurs internationaux y avaient été accrédités.

Si le scrutin, qui mettait en lice 9 partis politiques, s’est globalement bien déroulé, différentes sources sécuritaires, jointes au téléphone par APA, ont néanmoins fait état de perturbations enregistrées dans les régions anglophones du pays, secouées depuis octobre 2016 par de sanglantes revendications sécessionnistes et où des restrictions de circulation de personnes et de biens avaient été imposées par les gouverneurs.

Ainsi en est-il de la localité de Bangem, dans le département de Koupé-Manengouba (Sud-Ouest), où l’attaque d’un poste de contrôle et d’un bureau de vote ont fait 4 morts, côté assaillants et au moins deux blessés, chez les soldats.

Dans le chef-lieu de la région du Nord-Ouest, les mêmes sources ont fait état de coups de feu dans la journée, qui selon quelques témoins étaient tirés par l’armée pour dissuader toute tentative de trouble à l’ordre public.

Les sénatoriales de dimanche étaient destinées à désigner 70 élus à travers l’ensemble du territoire national, les 30 autres devant être nommés par décret présidentiel.

On ne s’attend à aucun suspense, d’ici la proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel, dans un délai de 15 jours, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) contrôlant la majorité des conseils municipaux du pays.

Cette formation détient actuellement 82 sièges sur 100 au Sénat, suivie du Front social démocratique (SDF, 14), de l’Alliance nationale pour la démocratie et le progrès (ANDP), du Front national pour le salut du Cameroun (FSNC), du Mouvement pour la défense de la République (MDR) et de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), 1 siège chacun.

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