Mercredi 13 Décembre 2017

Cameroun: la fille du premier président se rallie à Paul Biya

Cameroun: la fille du premier président se rallie à Paul Biya
(AFP 06/09/13)
L'ancien président Amhadou Ahidjo

YAOUNDE, 6 septembre 2013 (AFP) - Aminatou Ahidjo, fille du premier président camerounais, Amhadou Ahidjo, condamné à mort par contumace en 1985 par le régime de Paul Biya, a annoncé vendredi à Yaoundé son ralliement au parti de M. Biya. "Je m'aligne derrière le chef de l'Etat", a déclaré à la presse Aminatou Ahidjo, à l'issue d'un entretien avec le secrétaire général du parti au pouvoir, Jean Kueté.

"J'ai décidé d'apporter un soutien fort à sa politique en engageant une campagne de mobilisation en faveur des candidats du RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais) aux élections législatives et municipales" prévues le 30 septembre, a-t-elle ajouté.

Rentrée récemment de Dakar où l'ancien président est inhumé et où sa veuve réside toujours, Aminatou Ahidjo a affirmé que son ralliement au RDPC était "aussi le choix du coeur".

"Lorsque j'ai souhaité revenir dans mon pays, il (Paul Biya) m'a tendu la main et m'a manifesté sa sollicitude", a-t-elle dit.

Ahmadou Ahidjo avait accédé au pouvoir lors de l'indépendance du Cameroun le 1er janvier 1960. En 1982, il avait démissionné de ses fonctions avant de passer le pouvoir à son Premier ministre de l'époque, Paul Biya.

Par la suite, les rapports entre les deux hommes s'étaient rapidement dégradés. En 1984, une tentative de coup d'Etat visant à renverser M. Biya avait été attribuée à Ahamadou Ahidjo qui, par la suite, avait été jugé et condamné à mort par contumace en 1985. Il est mort en exil, à Dakar, le 30 novembre 1989, où il a été inhumé.

Interrogée sur ce passé, Aminatou Ahidjo a simplement déclaré, après quelques instants de silence: "l'avenir est fait du passé et du présent. C'est ma philosophie..."

Selon la veuve de l'ancien président, Germaine Ahidjo, la responsabilité du retour au Cameroun de la dépouille de son époux incombe aux autorités camerounaises alors que M. Biya estime qu'il s'agit d'une affaire familiale.

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